Dans la seule journée de mercredi, 1504 tests de dépistage ont été réalisés au Bas-Saint-Laurent, comparativement à environ 200 par jour avant le 8 septembre.
Dans la seule journée de mercredi, 1504 tests de dépistage ont été réalisés au Bas-Saint-Laurent, comparativement à environ 200 par jour avant le 8 septembre.

Le Bas-Saint-Laurent franchit le cap des 200 cas de COVID-19

Johanne Fournier
Johanne Fournier
Collaboration spéciale
MATANE – Avec 13 cas qui se sont ajoutés mercredi, le Bas-Saint-Laurent a franchi le cap des 200 personnes infectées à la COVID-19 et de deux décès depuis le début de la pandémie. Le tableau indique précisément 212 cas. De ce nombre, 80 personnes sont rétablies et aucune hospitalisation n’est à signaler.

En huit jours, le nombre de cas est passé de 79 à 212. Les principaux foyers d’éclosion sont respectivement situés dans les MRC de Rivière-du-Loup avec 87 cas, de Kamouraska avec 49 cas et de Rimouski-Neigette avec 35 cas. La Matapédia, qui comptait à peine 5 cas il y a quelques jours, en comptabilise 14 en date du 16 septembre. La Matanie, qui avait été épargnée jusqu’à maintenant, a enregistré son premier cas lundi. 

En mode préalerte

La région a, mardi, été déclarée par le gouvernement du Québec en mode préalerte en vertu du système d’alertes régionales de la COVID-19, soit dans la zone jaune selon le code de couleur. Cependant, si le virus continue sa progression au même rythme qu’au cours des huit derniers jours, il est probable, de l’avis du directeur de la santé publique du Bas-Saint-Laurent, Sylvain Leduc, que la région change de couleur pour l’orange, soit en mode d’alerte modérée.

Dans la seule journée de mercredi, 1504 tests de dépistage ont été réalisés au Bas-Saint-Laurent, comparativement à environ 200 par jour avant le 8 septembre. Le Dr Leduc s’est dit très heureux de la réponse des citoyens, tant les jeunes que les moins jeunes, à l’invitation lancée par la santé publique pour aller subir un test de dépistage en dépit du temps d’attente à l’extérieur qui, lundi, a pu frôler les six heures dans des conditions climatiques qui étaient loin d’être idéales. «Les gens se sont précipités sans rendez-vous. C’est correct, mais quand ils se précipitent tous à la même heure, c’est sûr que ça crée des goulots. On rehausse constamment nos effectifs», assure-t-il.