La préposée au service 9-1-1 aurait indiqué qu’une voiture patrouille de la police de Québec allait être envoyée dans leur secteur, à Saint-Augustin-de-Desmaures, mais les plaignants affirment ne jamais en avoir aperçu.

Le 9-1-1 poursuivi après une agression

Un couple victime d’une violente invasion de domicile poursuit ses agresseurs, mais aussi la centrale 9-1-1 de la Ville de Québec qui, disent-ils, n’a pas pris leurs craintes au sérieux.

Vital Bélanger et Stéphanie Vautour ont été agressés chez eux par trois fiers-à-bras aux petites heures du matin, le 17 mai 2015. L’attaque avait été commandée par Jean-Marc Tremblay, un entrepreneur en construction frustré d’avoir perdu le contrat de rénovation de la résidence du couple Bélanger-Vautour. 

M. Bélanger et sa conjointe ont été battus à coups de bâton de baseball par trois agresseurs. Leur maison a été saccagée et des objets de valeur ont été dérobés.

Dans sa poursuite civile, Vital Bélanger affirme que, six jours avant l’agression, il avait reçu des menaces de Tremblay de se faire casser les bras et les jambes s’il ne versait pas 7000 $.

Le même jour, M. Bélanger avait aussi reçu la visite de Bobby Ouellette, un homme de main de Tremblay, qui lui a réitéré la menace sur le pas de sa porte.

Vital Bélanger affirme avoir téléphoné immédiatement au service d’urgence 9-1-1 de la Ville de Québec parce qu’il craignait pour sa sécurité et celle de sa conjointe. 

La préposée aurait répondu qu’une voiture patrouille de la police de Québec allait être envoyée dans leur secteur, à Saint-Augustin-de-Desmaures. 

M. Bélanger affirme n’avoir aperçu aucun véhicule de police dans les jours suivants et n’avoir parlé à personne du service de police. 

Vital Bélanger et Stéphanie Vautour affirment garder des séquelles physiques et psychologiques importantes de l’agression. Ils sont toujours dans l’attente des indemnités de l’IVAC.

Selon les deux victimes, le service d’urgence 9-1-1 a commis une faute en négligeant de faire une démarche raisonnable après leur appel. «La Ville de Québec a été gravement insouciante dans l’exécution de ses obligations relatives à la gestion de son service d’urgence 9-1-1», écrit le demandeur.

M. Bélanger et Mme Vautour réclament 529 000 $ en dommages à leurs deux agresseurs, mais aussi à la Ville de Québec.

Jean-Marc Tremblay et Bobby Ouellette ont écopé chacun d’une peine de six ans de pénitencier pour l’agression.