Les Fêtes du 350e anniversaire de la paroisse Notre-Dame de Québec ont été officiellement lancées lorsque la porte sainte s'est ouverte à la basilique-cathédrale du Vieux-Québec. Monseigneur Gérald Cyprien Lacroix a été le premier à franchir cette fameuse pièce architecturale coulée dans le bronze, la septième dans le monde et la première à être inaugurée à l'extérieur de l'Europe.

Le 350e de Notre-Dame de Québec a attiré 1,3 million de fidèles

Les fêtes du 350e anniversaire de fondation de la paroisse Notre-Dame de Québec, un succès qui a dépassé toutes les espérances, ont permis d'attirer «près de 1,3 million de visiteurs au total» selon les estimations du diocèse, entraînant des retombées économiques évaluées à 28 millions $.
L'heure était au bilan, hier, à la basilique-cathédrale Notre-Dame de Québec, centre nerveux du jubilé. Le directeur général des fêtes, l'abbé Julien Guillot, ne cachait pas son enthousiasme devant les chiffres confirmant l'an dernier un afflux massif de pèlerins venus de 42 pays. De ce nombre, plus de 330 000 personnes ont franchi la porte sainte. «Même dans nos plus beaux rêves, on ne s'attendait pas à un tel succès.»
Les quelque 200 bénévoles déployés sur le terrain ont eu à composer avec des foules inattendues. «Nous avons été victimes de notre succès, ajoute l'abbé Guillot. Les files d'attente s'étendaient parfois jusqu'à la rue du Trésor.»
Qualifiée d'«objet de piété exceptionnel», la porte sainte est en grande partie responsable de la hausse de 40 % d'achalandage dans la paroisse Notre-Dame de Québec, qui inclut également l'église Notre-Dame-des-Victoires, à la place Royale. Il s'agit de la septième porte autorisée par le Vatican, la première à l'extérieur de l'Europe et la seule, précise-t-on, accessible physiquement aux pèlerins.
Même si elle est maintenant scellée pour un quart de siècle, la porte sainte demeure un «objet suscitant la dévotion et la prière» et, à ce titre, des pèlerinages continueront d'être offerts aux visiteurs. Le retrait de la rampe d'accès permettra de mettre en valeur le petit jardin d'où elle pourra être admirée.
Les fêtes du 350e ont permis à la capitale de s'inscrire «au coeur d'une nouvelle destination de pèlerinage international». Selon les enquêtes, le touriste religieux demeure plus longtemps en ville, en plus de dépenser davantage que le vacancier ordinaire.
Les legs de cette année mémorable sont nombreux. Au premier rang, la restauration des jubés latéraux de la cathédrale-basilique afin de permettre l'installation d'objets historiques de valeur présentés pour la première fois au public l'an dernier.
La «saison des pèlerinages» à Notre-Dame de Québec sera lancée le 30 avril, à l'occasion d'une neuvaine consacrée aux fondateurs de la ville. Neuf jours de prières et d'activités de recueillement pour souligner les anniversaires de sainte Marie de l'Incarnation, de saint François de Laval et de la bienheureuse Catherine de Saint-Augustin.