Arnaliaq, l’une des deux femelles morses de l’Aquarium du Québec, est décédée lundi matin d’une cause qui reste à déterminer.
Arnaliaq, l’une des deux femelles morses de l’Aquarium du Québec, est décédée lundi matin d’une cause qui reste à déterminer.

L'Aquarium du Québec pleure son morse femelle Arnaliaq

Normand Provencher
Normand Provencher
Le Soleil
Un pensionnaire de longue date de l’Aquarium du Québec n’est plus. Arnaliaq, l’une des deux femelles morses de l’établissement zoologique, est décédée lundi matin d’une cause qui reste à déterminer.

«Arnaliaq fait partie de la famille de l’Aquarium du Québec depuis maintenant 17 ans», a indiqué dans un communiqué la directrice de l’Aquarium, Elizabeth Tessier. Quand elle est arrivée (…) elle n’avait qu’un mois et a été nourrie au biberon par nos guides animaliers qui se sont relayés jour et nuit pour la faire boire. Notre équipe s’y était grandement attachée, tout autant que nos visiteurs.»

Arnaliaq présentait des «signes préoccupants depuis quelques jours, dont un appétit variable», et avait été placée en observation. L’animal a été isolé du reste du groupe pour lui donner un peu de repos et permettre aux soignants de mieux suivre ses signes cliniques. «Un traitement médical a été entrepris, mais celui-ci n’a pas permis un retour à la normale d’Arnie, qui a cessé de s’alimenter» peut-on lire sur la page Facebook de l’Aquarium.

Dimanche, une anesthésie générale a été pratiquée par une équipe de médecins vétérinaires afin de trouver l’origine du mal. «L’intervention s’est déroulée sans complications initialement, mais au moment du réveil, Arnaliaq a développé une détresse respiratoire sévère ne répondant pas au traitement». L’animal est mort «au petit matin» lundi.

Arnaliaq fait partie de la famille de l’Aquarium du Québec depuis maintenant 17 ans.

Une nécropsie sera pratiquée afin d’approfondir la cause du décès à la Faculté de médecine vétérinaire de Saint-Hyacinthe.

L’Aquarium a indiqué que ses employés porteront «une attention particulière» dans les prochaines semaines aux trois autres morses de l’établissement. «Les résultats de la nécropsie nous aideront à orienter nos observations», a mentionné Marie-Pierre Lessard, directrice de la conservation.

En mai 2016, Arnaliak, une morse de l’Atlantique, avait mis au monde un petit. Il s’agissait seulement du septième bébé morse arrivé à terme depuis 1930 en Amérique du Nord, et d’une première naissance au Canada.

Deux semaines plus tard, l’autre femelle de l’Aquarium, Samka, l’avait imitée. Il s’agissait d’une première mondiale, les morses éprouvant des difficultés à se reproduire en captivité. En milieu naturel, ces bêtes peuvent vivre une quarantaine d’années.