Les jours de semaine, les autobus de tous les parcours réguliers, en plus des Métrobus et des Express, rouleront de 6h15 à 9h15, et de 15h à 18h, à l'exception de la série 100. 

L'application Nomade fait les frais des négos avec les chauffeurs du RTC

Les clients du Réseau de transport de la capitale (RTC) font les frais des négociations avec les chauffeurs d'autobus. Depuis trois jours, l'application Nomade temps réel, qui permet de connaître l'heure exacte de passage des bus, fonctionne mal parce que des syndiqués omettent volontairement d'activer le transfert des données du système GPS.
La procédure du RTC veut que les chauffeurs s'assurent en sortant du garage que leur position géographique sera communiquée en temps réel à la centrale et aux usagers, qui peuvent retrouver l'information grâce au Web et à leur téléphone cellulaire. Or, depuis mardi, ce ne sont pas tous les employés qui exécutent leur routine.
«Ce qu'on a noté, c'est que la situation était très variable selon les opérateurs de bus. Ça créait beaucoup, beaucoup de confusion chez notre clientèle et cette clientèle-là nous l'a fait savoir en grand nombre», a rapporté jeudi le président du RTC, Rémy Normand, déçu que les habitudes des usagers soient bousculées. 
«On a la preuve au RTC que c'est une manoeuvre concertée et que les conducteurs n'activent pas le bouton qu'ils devraient activer. Parce que c'est un mouvement concerté, la partie patronale a déposé aujourd'hui un grief auprès [du syndicat] pour faire cesser cette mesure qui est non conforme ou illégale au sens de la convention collective», a poursuivi le conseiller municipal. Il n'est pas en mesure de dire quand le dossier sera entendu. 
Depuis mardi, des avis sont publiés sur l'application mobile Nomade temps réel et le fil Twitter du RTC disant que le service «n'est pas disponible temporairement» et qu'on travaille à «rétablir la situation». Les écrans qui annoncent les prochains bus dans certaines stations tempérées et abribus sont également hors service.  
Encore mercredi, M. Normand disait que les négociations se poursuivaient rondement malgré l'annonce de la tenue d'un vote de grève des 950 chauffeurs dimanche prochain. Il y dénotait l'influence de l'établissement syndical. Or voilà que les chauffeurs sur le terrain manifestent leur impatience. 
«On est en négociation, vous le savez, et ça fait partie des manoeuvres qui peuvent être utilisées dans le cours d'une négociation. Au moment où on se parle, ce n'est pas conforme à ce qu'on s'attend de nos chauffeurs. Je vous ferais des parallèles : des fois il y a des corps de métier qui mettent des pantalons de camouflage, d'autres qui font d'autres gestes, c'est pas conforme à ce qu'on s'attend d'eux. Nous, on pense qu'on a une cause», a commenté jeudi le président du RTC.
Difficile de sanctionner chaque chauffeur
Rémy Normand a admis qu'il serait difficile de sanctionner individuellement les chauffeurs puisqu'il faudrait les suivre un à un dans leur routine avant de sortir l'autobus du garage. Il n'a toutefois pas caché que son équipe réviserait les procédures pour voir s'il n'y aurait pas moyen d'activer globalement le système à l'avenir. 
En attendant, les clients doivent se rabattre sur les horaires planifiés qui sont toujours en vigueur et publicisés sur les différentes plate-formes du transporteur. Pas moyen par contre de savoir où est rendu l'autobus dans son trajet et surtout s'il est déjà passé à l'arrêt visé ou encore en retard. 
Après avoir été testé sur les Métrobus, Nomade temps réel a été étendu à tous les parcours en novembre. À cette date, l'application mobile avait été téléchargée près de 85 000 fois, mais le RTC n'était pas en mesure de dire combien de personnes l'utilisent chaque jour. Un sondage mené auprès de la clientèle révèle que 81 % des clients la trouvent pratique et que 80 % estiment qu'elle simplifie leurs déplacements.
Le Syndicat des employés du transport public du Québec métropolitain (SETPQM) n'a pas voulu commenter la situation. Il s'exprimera dimanche en marge de l'assemblée syndicale où le vote de grève sera débattu.