Pour 30 $ par mois, les étudiants de l’Université Laval auront un accès illimité aux services de transport en commun à Québec et à Lévis.

Laissez-passer universel à l’Université Laval: des frais de 120 $ par session à prévoir

Les étudiants de l’Université Laval se prononceront en novembre sur la création d’un laissez-passer universitaire (LPU) pour le transport en commun. Si le projet est accepté, des frais de 120 $ par session seront ajoutés à leur facture.

Un laissez-passer universel de transport en commun pour les étudiants, on en parle depuis plus de 10 ans, mais aucune initiative n’a vu le jour jusqu’à aujourd’hui.

Cette fois, la Confédération des Associations d’étudiants et étudiantes de l’Université Laval (CADEUL) et l’Association des étudiants de Laval inscrits aux études supérieures (AELIÉS), l’Université Laval, le Réseau de transport de la Capitale (RTC) et la Société de transport de Lévis (STL) se sont assis à la même table pour arriver à une entente.

«On est convaincu que, cette fois, c’est la bonne. On a un projet bien détaillé et bien monté pour donner l’accès illimité à l’autobus à un coût intéressant aux étudiants», a souligné Mathieu Montégiani, président de la CADEUL.

Pour 30 $ par mois, les étudiants auront un accès illimité aux services de transport en commun à Québec et à Lévis.

«Cela représente cinq allers-retours par mois, c’est vite rentable et ils pourront aller boire un verre sur Grande Allée sans prendre leur voiture», a mentionné le président de l’AELIÉS, Kevin Villeneuve-Tremblay.

Un choix économique

Les associations étudiantes sont conscientes que certains étudiants ne seront pas d’accord avec le principe de payer s’ils ne prennent pas l’autobus. 

Mais, selon le président de l’AELIÉS, la proposition comporte trois aspects primordiaux pour les étudiants, le financier, la congestion routière et l’environnement. «La passe de stationnement coûte très cher, venir en autobus de Lévis coûtera moins cher que de prendre sa voiture, il va avoir des Parc-o-bus pour faciliter la connexion, ils pourront vivre dans un quartier moins cher que Sainte-Foy, et c’est un geste pour l’environnement avec un trafic réduit», a-t-il plaidé.

En 2009, 75 % des étudiants avaient accepté de verser 60 $ par session pour financer ce projet, dans le cadre d’un premier référendum, mais le projet n’avait pas été accepté par le RTC et la STL.

Les étudiants voteront entre le 19 et le 27 novembre, par vote électronique. Si les étudiants disent oui à la majorité, le LPU sera offert à la rentrée 2019.

Les étudiants à temps partiel, à distance ou en formation continue seraient exclus du LPU ou pourraient demander un retrait.