Quelque 200 arbres ont été traités au TreeAzin, un biopesticide injecté dans le tronc, a indiqué le maire Lehouillier.

L’agrile du frêne détecté à St-Romuald et à Pintendre

C’était une question de temps. La Ville de Lévis a détecté pour la première fois cet été l’agrile du frêne sur son territoire. Elle passe maintenant en mode traitement.

L’insecte qui fait des ravages partout en Amérique a été capturé à la fin août dans quelques-uns des 32 pièges dispersés dans les différents secteurs de la Ville. Plus précisément, c’est sur le chemin du fleuve et l’avenue Taniata à Saint-Romuald et sur la route Kennedy sud à Pintendre que l’agrile a commencé à faire son oeuvre.

«Nous croyons que l’insecte est arrivé par le fleuve dans le secteur de Saint-Romuald et par transport du bois dans celui de Pintendre», soutient le maire Gilles Lehouillier.

Lévis est en mode prévention et détection depuis 2012. Elle passe maintenant en mode traitement. Ainsi, précise le maire, quelque 200 arbres du domaine public ont été traités au TreeAzin: un biopesticide injecté dans le tronc qui empêche la croissance de la larve et qui, ultimement, en meurt. 

Le traitement, répété à chaque deux ans, ralentit les effets de la présence de l’insecte et diminue la population. Il permet ainsi de prolonger de 15 à 20 ans la durée de vie des frênes. Il n’existe malheureusement aucun moyen d’éradiquer l’agrile dans sa phase adulte. La disparition du frêne à long terme est inévitable, considérant l’état actuel de la recherche.

«Nous traiterons chaque année 200 arbres pour éviter la destruction de la canopée», précise M. Lehouillier. Dans ce même but, la Ville a commencé l’abattage de 616 frênes de 20 centimètres et moins pour les remplacer par d’autres essences. Déjà 20 ont été coupés l’été dernier.

La Ville a répertorié 2089 frênes privés et 293 publics à Saint-Romuald ainsi que 384 frênes privés et 148 publics à Pintendre. À l’exception de Breakeyville et Lauzon où l’inventaire n’est pas encore fait, Lévis compte 2270 frênes publics.

Cette lutte a un prix. Quelque 160 000 $ sont investis en 2018, montant qui grimpe à 340 000 $ l’an prochain.

Les citoyens qui possèdent un frêne peuvent aussi faire traiter leur arbre à titre préventif s’il est sain ou attaqué à moins de 30%, seuil au-delà duquel il est difficile de «sauver» l’arbre. Il en coûte environ 150 $ pour traiter un arbre avec un tronc de 30 centimètres. Le coût du vaccin est vendu au tarif préférentiel obtenu par la Ville.

Phase deux de la lutte à l’argile du frêne

-Traitement préventif au trafic préférentiel obtenu par la Ville 

-Remboursement des frais d’abattage jusqu’à 50$ du coût d’abattage total si l’arbre est attaqué à plus de 30%

-Offre d’arbres en pot gratuits afin de remplacer jusqu’à 50% des arbres coupés 

-La ville assume la récolte du bois coupé pour éviter la propagation de l’insecte

(Source: ville.levis.qc.ca/agrile)