L'aéroport Jean-Lesage est le seul en Amérique du Nord à posséder un robot entièrement téléguidé pour manipuler les colis suspects.

L'aéroport Jean-Lesage teste son robot téléguidé

Un colis suspect est trouvé à l'aéroport de Québec. C'est le scénario retenu pour un exercice des mesures d'urgence réalisé mercredi matin. Si la situation est fictive, le robot téléguidé qui a servi à la simulation est bien réel. L'aéroport Jean-Lesage est d'ailleurs le seul en Amérique du Nord à posséder un tel équipement.
<p>Les autorités aéroportuaires ont commandé l'évacuation des quelque 200 personnes, employés et voyageurs, qui se trouvaient dans l'aérogare.</p>
10h10, mardi. Les autorités aéroportuaires commandent l'évacuation des quelque 200 personnes, employés et voyageurs, qui se trouvent dans l'aérogare. Quelques minutes auparavant, un colis suspect a été repéré sur le convoyeur à bagages.
«Le but premier était de mettre en pratique nos mesures d'urgence et notre capacité d'évacuer rapidement les lieux», explique le directeur des communications, Jonathan Trudeau.
Il a fallu trois minutes pour vider la place, un temps jugé satisfaisant. Les usagers ont réintégré les lieux après 16 minutes. Le colis suspect se trouvait alors déjà loin du bâtiment.
Et c'est là que l'opération devient intéressante. L'aéroport a acquis il y a moins d'un an un robot entièrement téléguidé pour manipuler les colis suspects. «Nous sommes le seul aéroport en Amérique du Nord à posséder une technologie comme celle-ci», souligne M. Trudeau.
La modernisation de l'aérogare en 2008 explique que les installations de Québec puissent être à l'avant-garde. Le convoyeur à bagages installé il y a cinq ans est muni d'un monte-charge qui est compatible avec l'utilisation d'un robot téléguidé.
Dès l'identification d'un colis suspect, la manipulation se fait sans intervention humaine directe. Le robot transporte le colis à l'un des deux endroits extérieurs identifiés. Il est téléguidé par des membres de l'équipe du service des incendies spécialement formés.
M. Trudeau indique que l'acquisition du robot permet à l'aéroport d'agir plus rapidement que s'il devait se fier uniquement aux spécialistes de la Sûreté du Québec. «S'ils sont à l'autre bout du Québec pour une opération au moment où l'on a besoin d'eux, nous devrions les attendre et cesser nos activités beaucoup plus longtemps», conclut-il.