L'Aéroport international Jean-Lesage

L'aéroport de Québec réfute toute faille à sa sécurité

L'administration de l'Aéroport Jean-Lesage assure «qu'on ne peut mettre en doute» la sécurité des usagers et de ses installations, malgré l'événement de lundi au cours duquel un passager agressif a commis des voies de fait sur un membre du personnel à la sortie de l'aérogare.
C'est un citoyen, témoin de la scène, qui a alerté Le Soleil. L'homme s'étonnait que les membres de la sûreté aéroportuaire ne possèdent aucun pouvoir d'arrestation ni arme au même titre qu'un policier. 
En fin de journée, un individu en colère a asséné un coup de poing à un agent de l'Administration canadienne de la sûreté du transport aérien (ACSTA) sorti à l'extérieur prendre l'air. Ce dernier avait simplement demandé à l'homme de demeurer poli après qu'il eut utilisé un langage châtié envers une préposée au stationnement. Cette dernière avait avisé la conductrice venue chercher le suspect, toujours au large, qu'elle était stationnée dans un espace réservé aux taxis.
Le même témoin considérait que les agents de la sûreté aéroportuaire arrivés sur place pendant l'escarmouche ne semblaient pas savoir quoi faire, surtout qu'il ne possède ni menottes ni armes. Le suspect a filé rapidement à bord d'un véhicule.
Rôle de premier répondant
«Nos agents ont surtout un rôle de premier répondant. Ce sont des membres de Garda World, une entreprise reconnue et professionnelle», soutient Mathieu Claise, porte-parole de l'Aéroport. Au total, une quarantaine d'agents sont répartis sur les différents quarts de travail.
«Dans des cas extrêmes, ils pourraient arrêter quelqu'un comme tout autre citoyen. En 15 ans, ce n'est jamais arrivé. Ils ont toujours réussi à calmer le jeu», ajoute le porte-parole. Il prend l'exemple d'un passager interdit de vol plus tôt cette année parce qu'il était en état d'ébriété avancé. La sûreté aéroportuaire est intervenue et des policiers ont pris le relais.»
«La police de Québec arrive toujours très rapidement en situation d'urgence et fait des patrouilles régulièrement, précise M. Claise. Nous avons une très bonne collaboration. Il n'y a rien qui passe, c'est hermétique», assure-t-il.
Selon lui, la police est arrivée lundi un peu plus de deux heures après les voies de fait parce que, une fois le suspect en fuite, il n'y avait plus d'urgence. Il ne restait qu'à prendre la déposition du plaignant. «Dans notre esprit, il n'y a aucun doute sur la sécurité.»
Plus tôt, cette semaine, le porte-parole expliquait que seuls les aéroports de catégorie 1 comme celui de Montréal ont l'obligation de posséder leur propre corps policier. L'Aéroport Jean-Lesage, 12e au pays pour son achalandage, projette de se hisser dans le top 10 au Canda et devenir un aéroport de catégorie 1, notamment avec l'aménagement d'un centre de prédédouanement pour les passagers en direction des États-Unis.