Le plan d'urgence préparé par Neuville Aéro a été soumis aux services d'urgence de la région, mais il a été boudé par le service des incendies de la Ville de Neuville.

L'aérodrome de Neuville se dote d'un plan d'urgence

Les propriétaires de l'aérodrome de Neuville ont décidé de rédiger un plan d'urgence en cas d'accident, de catastrophe naturelle ou d'acte de terrorisme. La municipalité, qui réclamait ce document depuis 18 mois, y voit un point de départ pour assurer la sécurité du site.
Neuville Aéro a publié un communiqué de presse pour publiciser son plan d'urgence jeudi, le jour même où il a été envoyé à la Ville de Neuville, à la MRC de Portneuf et à la Sûreté du Québec.
Le document d'une douzaine de pages détaille précisément les lieux, les accès, les dangers, identifie les responsables et campe les rôles et les responsabilités de chaque intervenant advenant un événement. Il a été rédigé principalement par Jean-Marc Carpentier, pilote et copropriétaire de Neuville Aéro, qui s'est inspiré des spécifications imposées aux aéroports certifiés par Transports Canada. L'aérodrome de Neuville n'est pas certifié, mais simplement enregistré, et du coup n'est pas tenu de présenter un plan d'urgence, selon le Règlement de l'aviation canadienne.
«On n'était pas dans l'obligation de le faire, mais on s'est dit que ça ne pouvait pas nuire», a insisté hier Martin Mercier, porte-parole habituel de l'entreprise. Désormais, «chaque intervenant sait ce qu'il a à faire».
Neuville Aéro a invité les responsables des services d'urgence de la région à une rencontre pour prendre connaissance du document et le commenter. La SQ et la MRC se sont pointées, mais pas le service des incendies de la Ville de Neuville. «On trouve ça dommage pour des gens qui veulent un plan d'urgence de ne pas collaborer», a laissé tomber M. Carpentier. Une autre visite guidée sera organisée prochainement pour que les intervenants se familiarisent avec les lieux.
Constater le travail
«Enfin!» s'est exclamé Dominic Garneau, conseiller municipal à Neuville et responsable du dossier de l'aérodrome, après la réception du plan d'urgence. Celui-ci a expliqué que la municipalité voulait d'abord voir le travail effectué par Neuville Aéro avant de s'asseoir avec les promoteurs pour en discuter. «Là, on a le plan. On va le soumettre à nos procureurs et à notre service incendie», a-t-il souligné. Les pompiers pourraient éventuellement visiter les installations si cela est jugé nécessaire.
Pour M. Garneau, c'est un point de départ pour assurer la sécurité du site. La prochaine étape sera d'aménager un chemin municipal tout autour, tel que prévu dans le programme triennal d'immobilisations. Le conseil municipal n'a pas encore décidé si la construction allait débuter cette année.