Lac-Saint-Charles

Lac-Saint-Charles: les conservateurs disent «oui» aux maires

Trois jours après la sortie des maires pour réclamer 200 millions $ d’investissement fédéral pour la protection du lac Saint-Charles, les conservateurs de la région assurent avoir leur place dans le canot. En fait, ils insistent pour dire qu’ils y sont depuis quatre ans et que l’argent est déjà là!

Lors d’un point de presse tenu jeudi matin à l’embouchure du lac Saint-Charles, devant un bucolique décor d’automne, cinq candidats du Parti conservateur aux présentes élections fédérales ont clamé haut et fort leur volonté de protéger la précieuse source de l’eau potable qui coule dans la demeure de jusqu’à 60 % des citoyens de Québec. Juste avant qu’ils prennent le micro, un canotier est passé.

«La réaction des libéraux et de M. [Jean-Yves] Duclos [député libéral fédéral de Québec] prouve qu’ils sont complètement déconnectés et irresponsables», déclare Pierre Paul-Hus, député sortant et candidat conservateur dans la circonscription de Charlesbourg—Haute-Saint-Charles.

Comme les libéraux, les conservateurs aussi disent oui aux demandes des maires de Québec, de Stoneham-et-Tewkesbury et de Lac-Delage. «Mais on doit le faire de façon claire et ordonnée», insiste M. Paul-Hus. «On ne va pas juste donner un chèque de 200 millions $ sans aucune autre considération. Et ce sera peut-être moins, ce sera peut-être plus? Il ne faut pas arriver de façon improvisée.»

Programme déjà existant

Son collègue Joël Godin, député sortant et candidat conservateur dans Portneuf—Jacques-Cartier, souligne de plus qu’«il existe déjà un programme instauré par le ministère des Affaires municipales du Québec, en juillet», le Fonds pour l’infrastructure municipale d’eau (FIMEAU). «Ce programme-là répond aux demandes. Il contient 1,5 milliard $, soit 750 millions $ du fédéral et 750 millions $ du provincial. J’invite les trois municipalités à faire les demandes. Il faut que les municipalités déposent leur projet et nous serons les porteurs de ce projet-là à Ottawa», souligne M. Godin, ajoutant que le FIMEAU nécessite aussi 20 % d’argent municipal.

«Le gouvernement fédéral n’investira pas 200 millions $ dans la région de Québec, mais le gouvernement fédéral va être un partenaire», confirme M. Godin.

Les trois maires se plaignent de leur côté de la complexité de ces programmes conjoints.

AbonnezvousBarometre