Le maire de Québec Régis Labeaume
Le maire de Québec Régis Labeaume

Labeaume veut une police multiethnique à Québec

Le maire Régis Labeaume juge «essentiel» que la police de Québec compte dans ses rangs des représentants des communautés culturelles. Une évaluation est d’ailleurs en cours pour faciliter leur recrutement et éviter toute forme de racisme au sein des forces de l’ordre.

«Tout le monde veut s’assurer qu’il n’y ait pas de racisme systématique dans notre système. Toutes les solutions qui sont avantageuses pour les citoyens, on est ouvert, mais il faut que ça marche.» M. Labeaume commentait la pertinence des caméras corporels pour les policiers comme le suggère le premier ministre du Canada, Justin Trudeau.

À une question du Soleil, le maire répond qu’il est essentiel pour le service de police (SPVQ) que des membres des différentes communautés culturelles portent l’uniforme. Seulement, c’est plus difficile qu’il n’y paraît. 

«Il n’y a pas d’interrogation là-dessus. Mais ce n’est pas simple de recruter. Je rencontre le chef (Robert Pigeon) cet après-midi et on va parler de nouvelles façons de recruter des membres. On va tenter d’aller un peu plus loin. Il y a de la discrimination positive à l’embauche qui existe à la ville de Québec», explique M. Labeaume.

Mentorat

Ce dernier dit croire au mentorat comme l’avait évoqué le directeur Pigeon il y a une semaine. Il reste à voir la mécanique à mettre en place pour y parvenir.

Parallèlement, le maire échangera avec des représentants des communautés visibles sur la problématique du racisme. «Je vais rencontrer la communauté noire de Québec et la communauté musulmane qui seraient potentiellement les gens qui pourraient être victimes dans notre société de racisme systémique», dit-il, sans pour autant avancer que le racisme systémique grugerait le SPVQ. À ce chapitre, il précise d’ailleurs ne pas encore avoir une idée précise de ce qu’on peut définir comme étant du racisme systémique. 

«J’ai cherché dans le dictionnaire en fin de semaine et il n’y a rien de moins clair. On va regarder l’état des lieux. À Québec, qu’est ce qu’on peut faire ensemble pour que ça n’arrive pas? On va s’asseoir et échanger sur nos réalités de gestionnaires, de chef de police et de citoyens de couleur et déterminer quelles sont les solutions à des problèmes qu’on pourrait identifier», conclut-il.