«On s’attend à ce qu’il y ait des manifestants. Je disais au maire de La Malbaie que c’est ça l’injustice : La Malbaie va avoir le meilleur, et nous les manifs», a dit M. Labeaume.

Labeaume s’attend à recevoir des manifestants au G7

Le maire de Québec, Régis Labeaume, s’attend à ce que sa ville reçoive sa part de manifestants à l’occasion du sommet du G7 qui aura lieu dans Charlevoix le 8 et le 9 juin.

Un groupe de militants anticapitalistes du nom de Pour un temps libre a publié ces derniers jours sur sa page web un appel à aller manifester dans la capitale durant le sommet alors que Charlevoix sera surveillée de près par les autorités.

«Considérant le suicide stratégique que représente l’idée de perturber le G7 à La Malbaie, c’est à Québec que se tiendra le véritable contre-sommet parce que c’est là que se présentent les conditions réelles d’une lutte victorieuse. Victorieuse au sens où nous faisons de cet événement une occasion de subvertir le rapport social capitaliste là où il se concentre, de perturber logistiquement le séjour des dignitaires contraints de loger à Québec, tout en produisant un temps et un espace momentanément libérés du capital — un temps nôtre» est-il en effet écrit sur la page du groupe, qui dit préférer «l’odeur d’un brasier urbain à celle d’un potentiel cadavre d’un membre du G7.»

En point de presse mercredi, le maire Labeaume s’est dit prêt à cette éventualité. «On s’attend à ce qu’il y ait des manifestants. Je disais au maire de La Malbaie que c’est ça l’injustice : La Malbaie va avoir le meilleur, et nous les manifs!»

Le maire a ajouté que la police de Québec travaillait étroitement avec la Gendarmerie Royale du Canada et les services de sécurité américains en prévision du sommet. Cependant, c’est le sommet et non pas la ville de Québec qui paiera la facture, jure-t-il. «Ils s’occupent de sécurité, ils m’informent et moi je m’occupe de la facture», a-t-il résumé.

Le maire se souvient d’ailleurs encore du Sommet des Amériques, qui se déroulait  à Québec en 2001 et avait donné lieu à de nombreux affrontements entre les policiers et les milliers de manifestants qui s’étaient rendus dans la capitale. «Je me souviens, à l’époque j’ai su c’était quoi, des gaz lacrymogènes, car mon bureau était sur la Grande Allée», a fait remarquer le maire.