Le maire de Québec veut dissuader la vente de l’église Saint-Charles de Limoilou en promettant de bloquer toute demande de changement de zonage qui permettrait la démolition du bâtiment ou sa transformation en condominiums.
Le maire de Québec veut dissuader la vente de l’église Saint-Charles de Limoilou en promettant de bloquer toute demande de changement de zonage qui permettrait la démolition du bâtiment ou sa transformation en condominiums.

Labeaume promet la sauvegarde de l’église Saint-Charles-de-Limoilou

Jean-François Néron
Jean-François Néron
Le Soleil
Le maire de Québec veut dissuader la vente de l’église Saint-Charles de Limoilou en promettant de bloquer toute demande de changement de zonage qui permettrait la démolition du bâtiment ou sa transformation en condominiums.

En juin 2018, un groupe de travail recommandait la création d’une fiducie en collaboration avec le diocèse de Québec pour sauver huit églises d’exception du territoire de la Ville de Québec, dont celle de la 8e avenue. Une somme de 2,1 millions $ était même prévue pour la réfection de l’église Saint-Charles.

Étonnamment, Radio-Canada nous apprenait la semaine dernière que la fabrique de la paroisse Saint-François-de-Laval voulait vendre l’ancien lieu de culte parce qu’elle ne pouvait plus payer les frais annuels d’entretien de 80 000 $. 

Lundi, le maire a jeté un nouvel éclairage sur la situation. Il se désole qu’aucune entente ne soit encore intervenue avec le diocèse pour la sauvegarde des églises identifiées. Ce n’est pas la première fois que Régis Labeaume s’en prend au diocèse. En 2018, il avait avisé les clercs que «pour garder les églises à niveau, ça prend de l’argent et pas seulement des prières».

Lundi, il est allé plus loin en envoyant un message clair à d’éventuels promoteurs. «Jamais, autant qu’on sera à la direction de la Ville de Québec, il va y avoir des changements de zonage pour ces huit églises-là, quand même que le diocèse voudrait les vendre. Les promoteurs ne pourront rien construire. Quand le diocèse vend des églises et que la Ville fait des changements de zonage, les gens pensent que c’est à cause de nous que les églises sont détruites. Si un promoteur veut l’acheter, grand bien lui fasse. Ça va rester une église. Ça vient de se terminer ici.»

Du même souffle, le maire indique que l’argent promis à l’époque est toujours sur la table. Sa collègue Suzanne Verreault, conseillère de Limoilou, souhaite aider l’OBNL en place qui tente de faire revivre les lieux depuis 2015, non sans difficulté.