Le maire Labeaume a lancé un appel à la solidarité et rappelé l'importance de ne pas stigmatiser la communauté musulmane de Québec comme d'ailleurs.

Labeaume «aurait aimé marcher» pour Charlie Hebdo

«J'aurais aimé ça marcher.» Touché par l'attentat au journal Charlie Hebdo et par le mouvement de solidarité qui a suivi, le maire de Québec aurait souhaité pouvoir participer aux rassemblements avec la population de Québec.
«Ce qui me désole est que j'aurais aimé marcher. J'aurais aimé être dans la rue», a dit le maire qui était en vacances dans le Sud tout la semaine dernière. «Mais là où j'étais, il n'y avait pas de grosse préoccupation là-dessus», a-t-il laissé tomber en marge de l'annonce d'un financement pour une caserne de pompiers en Haïti.
Le maire de Québec a aussi relaté avoir par le passé lu beaucoup de publications françaises satiriques. «J'étais plutôt Hara-Kiri à l'époque», a dit M. Labeaume à propos de l'ancêtre de Charlie Hebdo. «Ç'a été dans mon univers pendant des années.»
Le maire a aussi lancé un appel à la solidarité et rappelé l'importance de ne pas stigmatiser la communauté musulmane de Québec comme d'ailleurs. «Il ne faut pas amalgamer. Ce sont des terroristes, ce ne sont pas une communauté ou une nation.»
Même message de la part du ministre canadien du Développement international et de la Francophonie, Christian Paradis qui participait à l'annonce pour Haïti mardi. «Il faut faire attention au piège de l'amalgame. On a affaire à du terrorisme», a-t-il en réitérant que le Canada «ne se laissera pas intimider». «La liberté d'expression. La société libre et démocratique c'est pour ça qu'on se bat.»