L’administration Labeaume a présenté mercredi midi aux gens d’affaires de l’Institut de Développement Urbain (IDU) de Québec sa «Vision de l’habitation» pour la prochaine décennie.

La Ville de Québec souhaite 5000 logements en cinq ans

La Ville de Québec souhaite la construction de 5000 nouveaux logements d’ici cinq ans, dont 2600 logements sociaux et 2000 places en résidences privées pour personnes âgées, notamment dans les stationnements et sur les toits des petits centres commerciaux.  

Québec veut aussi faciliter la construction de 400 «logements accessoires» à même les maisons actuelles ou dans les cours arrières et garages des quartiers résidentiels. 

Cette mesure impliquera des précautions particulières pour ne pas que les voisins perçoivent ces maisonnettes ou agrandissements comme des intrusions dans leur intimité. On peut déjà voir venir le débat.

L’administration Labeaume a présenté mercredi midi aux gens d’affaires de l’Institut de Développement Urbain (IDU) de Québec sa «Vision de l’habitation» pour la prochaine décennie.

Cette vision se veut une réponse (bien partielle) à plusieurs réalités démographiques et économiques auxquelles la ville de Québec doit faire face: 

vieillissement accéléré de sa population; rareté grandissante des terrains et des logements; hausse des coûts de loyer; difficulté à attirer et retenir de jeunes ménages; arrivée projetée de 28 000 nouveaux ménages dans les prochaines décennies; risque de gentrification des quartiers; lutte à l’étalement urbain; lutte aux changements climatiques, etc.

On a aussi senti dans l’exposé du maire Régis Labeaume, une sensibilité pour les personnes âgées démunies, pour les jeunes à risque qui sortent des centres jeunesses et pour les itinérants à qui il souhaite offrir un toit et «faire une différence».

Contrairement à la ville de Montréal qui force maintenant les promoteurs à inclure une part de logements sociaux dans les grands projets, l’administration Labeaume a choisi de laisser aller les lois du marché. 

Elle pense pouvoir maintenir des prix de logement abordables par une «augmentation de l’offre» plutôt que par des contraintes aux promoteurs. Cela a aussi pour effet de garder la responsabilité du logement social dans le giron des administrations publiques, plutôt que de les «déléguer» à l’entreprise privée.