La Ville de Québec vient de faire l’acquisition de quatre terrains situés le long de la rivière Montmorency «afin d’agrandir le Centre de plein air de Beauport et de permettre la connexion avec le Parc de la Chute-Montmorency».
La Ville de Québec vient de faire l’acquisition de quatre terrains situés le long de la rivière Montmorency «afin d’agrandir le Centre de plein air de Beauport et de permettre la connexion avec le Parc de la Chute-Montmorency».

La Ville de Québec rêve d’un grand parc le long de la rivière Montmorency

Imaginez un grand parc partant des battures du fleuve, au pied de la chute Montmorency, puis s’étirant jusqu’au centre de plein air de Beauport en suivant le lit de la rivière. Un rêve que la Ville de Québec tente de concrétiser… mais elle se bute au club de golf Le Montmorency.

Récemment, la mairie a acheté quatre lots riverains, «une acquisition requise à des fins municipales, afin d’agrandir le Centre de plein air de Beauport et de permettre la connexion avec le Parc de la Chute-Montmorency», apprend-on dans des documents de la Ville. La vendeuse des terrains est l’une de nos entreprises d’État : Hydro-Québec. 

Pourquoi ces emplettes? «L’acquisition des lots en bordure de la rivière Montmorency est une première étape dans la réalisation d’un futur lien de déplacement actif entre le Centre de plein air de Beauport et le parc de la Chute-Montmorency», précise au Soleil le porte-parole municipal, David O’Brien. Il ajoute : «Dans le cadre du plan de mise en valeur des rivières de Québec, la Ville travaille à développer les réseaux de sentiers en bordure des rivières. […] Un des objectifs annoncés du plan est de relier entre eux les équipements récréotouristiques.»

Il existe déjà un sentier sur la rive de la Montmorency dans la zone de la rue de la Sérénité du centre de plein air Beauport; il est parallèle à la rue de la Licorne, «en arrière-lot des résidences», dixit M. O’Brien. Québec n’était toutefois pas propriétaire des terrains, ce qui vient de changer avec l’achat de trois lots. «La Ville […] s’assure ainsi du maintien d’une activité de promenade appréciée de ses citoyens depuis plusieurs années.»

L’administration a également mis la main sur un autre lot, en bordure de l’avenue du Sault, près du pont de l’avenue Royale. Voilà qui permet presque de brancher les deux parcs, ce qui offrirait aux usagers l’opportunité de circuler depuis le fleuve jusqu’au camping du centre de plein air.

Sauf qu’entre les deux secteurs, il y a le club de golf Le Montmorency.

Sur l’autre rive

Il pourrait cependant y avoir un passage sur l’autre rive, du côté de Boischatel. Là, la Société des établissements de plein air possède un grand terrain longeant la rivière jusqu’au parc des Résurgences. Mais lui aussi prend fin à la frontière du golf, là où se trouve le barrage de Boralex, une autre propriété privée plantée en plein sur le tracé éventuel du grand parc.

La Ville devra donc être patiente avant de concrétiser son rêve. «D’autres ententes devront être réalisées pour arriver à compléter ce sentier entre les deux parcs au cours des prochaines années», observe David O’Brien. «Celles-ci se feront au fur et à mesure des opportunités d’ententes avec les propriétaires riverains. Il n’y a pas d’échéancier précis pour le moment.»

La Ville de Québec a payé 182 500 $, plus les taxes applicables, pour ses récents achats. Il s’agit de la valeur inscrite au rôle d’évaluation municipal.

Notons qu’Hydro-Québec et Bell Canada conserveront une servitude sur les terrains cédés à la Ville de Québec. Des poteaux et des fils s’y trouvent déjà. Les deux entreprises s’assurent donc de pouvoir les conserver. Selon le contrat de vente, elles pourront également installer d’autres lignes de distribution d’électricité aériennes et souterraines ainsi que le filage de télécommunication, si nécessaire. Pour ce faire, elles pourront aussi couper toutes les branches, tous les arbres, qui nuiraient à leurs éventuels projets.