Un résident du secteur Sillery, François St-Pierre, a reçu une contravention de 1379 $ pour des potagers aménagés en 2017 en façade et sur le toit de sa maison.

La Ville de Québec pourrait autoriser les potagers en façade

L’histoire d’un citoyen de Québec mis à l’amende pour avoir fait pousser des légumes devant sa maison pourrait bien ne plus se répéter. L’administration Labeaume songe à autoriser les potagers en façade des résidences dès les prochaines semences.

«On regarde très sérieusement la possibilité de l’autoriser, confirme la conseillère Marie-Josée Savard, vice-présidente du comité exécutif, responsable de l’aménagement du territoire.

Elle réagissait ainsi à une nouvelle du Soleil parue vendredi au fait qu’un résident du secteur Sillery, François St-Pierre, avait reçu une contravention de 1379 $ pour des potagers aménagés en 2017 en façade et sur le toit de sa maison.

Sans commenter ce cas précis, Mme Savard, explique que l’exercice est plus compliqué qu’il n’y paraît. «Il faut bien l’encadrer en fonction des voisins et de garder une certaine harmonie. Il y a un paquet de questions qu’on doit se poser. Est-ce qu’on met des bacs ou pas? À quelle distance de la rue les potagers doivent-ils être? Est-ce qu’on met des hauteurs maximales pour certains types de plants?» énumère-t-elle, pour illustrer la complexité de la réflexion en cours.

Des précédents

Heureusement, certaines municipalités comme Granby, Drummondville, Rimouski, Saint-Bruno et Victoriaville permettent déjà l’agriculture urbaine résidentielle en façade. Chacune offre donc des exemples à suivre ou pas.

«Tout est une question de cohabitation. Si on va de l’avant, ça doit être le plus harmonieux possible. C’est la principale préoccupation lorsqu’on en discute», insiste Mme Savard, tout en reconnaissant que ce type d’agriculture est dans l’air du temps.

Au printemps, le maire Régis Labeaume avait indiqué au Soleil, à mots à peine couverts, qu’il avait un biais favorable pour ce type de culture en façade. Il avait aussi précisé que les avis étaient partagés au sein de son équipe.

Si la réflexion penche en faveur de permettre les potagers en façade, Mme Savard, avance qu’un règlement pourrait être prêt dès l’an prochain.

Déjà, de nombreuses institutions à Québec possèdent des potagers sur leur toit ou en façade. Parmi eux : l’Industrielle Alliance, Le Château Frontenac, Lauberivière et même l’Assemblée nationale.