Si la grève est déclenchée mardi, il n'y aura aucune traverse entre Québec et Lévis. Les automobilistes seront redirigés vers les ponts. Cependant, rien n'a été prévu pour les piétons.

La traverse Québec-Lévis menacée par la grève

Si la grève illimitée annoncée par les officiers mécaniciens et de navigation des traversiers commence bel et bien mardi, aucun bateau ne fera la navette entre Québec et Lévis, et le service sera ralenti considérablement dans l'est.
La Commission des relations du travail (CRT) a accepté jeudi le plan de services essentiels négocié et proposé par les parties patronale et syndicale. 
Il n'y aura aucune traverse entre Québec et Lévis, même chose entre Sorel-Tracy et Saint-Ignace-de-Loyola. Dans la capitale, les automobilistes seront redirigés vers les ponts de Québec et Pierre-Laporte. Les piétons seront laissés sur le carreau. 
Entre l'Isle-aux-Coudres et Saint-Joseph-de-la-Rive, les traverses seront limitées aux heures de pointe, soit entre 6h et 9h, entre 15h et 19h et entre 22h et 23h.
Entre Tadoussac et Baie-Sainte-Catherine, il y aura un seul traversier en activité. Selon l'heure de la journée, les départs se feront toutes les 40 minutes, toutes les heures ou toutes les deux heures de chaque rive. 
Les lundis, mercredis, vendredis et dimanches, il y aura une traversée de Matane à Baie-Comeau ou Godbout à 8h, puis dans le sens inverse à 11h. 
Dans sa décision, la CRT souligne «l'importance de l'information qui doit être donnée à la population et aux usagers des traversiers, tant par l'employeur que par l'association accréditée [à bord des navires, près des embarcadères, dans les médias] pour les informer de la tenue de la grève et des modifications aux horaires, afin d'atténuer les inconvénients découlant de cette grève». 
Pas de négos au programme
Il n'y a aucune séance de négociation au programme pour les prochains jours. Une rencontre a eu lieu lundi, au cours de laquelle le gouvernement a déposé «une pseudo offre globale et finale», selon les mots utilisés par le représentant syndical Gordon Ringuette. Cette offre ne sera pas soumise au vote des syndiqués car elle signifierait un «appauvrissement» des membres, a-t-il martelé jeudi.