La stérilisation sera pratiquée sur tous les chats afin d'éviter des problèmes de surpopulation.

La stérilisation des chats pourrait devenir obligatoire à Québec

La Ville de Québec pourrait se doter d'un programme de stérilisation obligatoire dès le début de l'été pour lutter contre la prolifération des chats errants sur son territoire.
C'est ce qu'a laissé entendre au Soleil mardi le conseiller municipal responsable du dossier des animaux, Patrick Voyer.
«C'est une option qui est sérieusement envisagée. Quand on parle de gestion animale éthique, on pense à la stérilisation obligatoire. C'est une idée qui fait assez consensus.»
La stérilisation obligatoire serait intégrée à la nouvelle réglementation sur la gestion animale sur laquelle planche la Ville depuis mai et qui devrait voir le jour dans les prochains mois.
«Je suis optimiste, je vise le début de l'été», a indiqué M. Voyer, qui ne s'est toutefois pas avancé sur les détails d'un éventuel programme de stérilisation obligatoire. «C'est sûr qu'il faudra regarder comment on pourra le rendre accessible» à toutes les bourses, a-t-il dit.
Vente en animalerie
S'il est en faveur d'un programme de stérilisation obligatoire, le conseiller Voyer est beaucoup moins tenté par l'idée d'interdire la vente de chats et de chiens en animalerie (excepté s'ils sont stérilisés et proviennent de refuges sans but lucratif désignés), comme le réclame l'organisme Voix animale.
«Le problème n'est pas là. Le problème, c'est davantage la vente sur Internet. Ce qu'il faut envisager, ce sont par exemple des partenariats avec des organismes qui pourraient faire une veille sur Internet et aviser le MAPAQ» quand ils remarquent ce qui pourrait ressembler à un élevage louche, propose M. Voyer.
Du reste, le conseiller municipal souhaite introduire un changement de mentalité au sein de la population. «Il faut inciter les gens qui ne s'occupent pas adéquatement de leurs animaux domestiques à se responsabiliser. On veut travailler sur un changement de culture, amener une philosophie moins basée sur la coercition.»