La Société du chemin de fer de la Gaspésie a jugé que l'investissement nécessaire pour élargir le tunnel ne serait probablement pas rentable.

La Société du chemin de fer de la Gaspésie sous la protection de la Loi sur la faillite

La Société du chemin de fer de la Gaspésie s'est placé sous la protection de la Loi sur la faillite et l'insolvabilité vendredi en raison de créances impayées de 1,2 million $ et devant l'imminence d'une saisie par l'un de ses créanciers.
Le transporteur, une entité appartenant à l'ensemble des municipalités comprises entre Matapédia et Gaspé, attendait depuis juin une aide d'urgence de la part du gouvernement du Québec. La demandé s'élève à 1,3 million $ mais la réponse n'est pas venue assez rapidement.
Éric Dubé, président de la Société du chemin de fer de la Gaspésie (SCFG), précise que l'exploitation des trains de marchandises se poursuit, avec le concours du syndic, qui aura la responsabilité, avec la compagnie, de soumettre une proposition aux créanciers d'ici six mois tout au plus.
«C'est un problème de liquidités. On a un actif valant plus que 1,2 million $ [...] Notre valeur aux livres est de 32 millions $, et autour de 18 millions $ si on devait faire une vente de feu. Il fallait se protéger», dit M. Dubé. La SCFG achemine environ 2000 wagons de marchandises par an, un trafic appelé à augmenter.
Vendredi, alors que la SCFG n'avait pas encore diffusé la nouvelle selon laquelle elle se protège de ses créanciers, le ministre régional Jean D'Amour indiquait que son gouvernement «a une demande d'aide d'urgence entre les mains et sur laquelle on va statuer très bientôt».