Quelque 8000 personnes sont abonnées au transport adapté à Québec, un service pour lequel la demande est en constante hausse.

La Société de transport adapté «prie» pour une aide adéquate

La Société de transport adapté de la Capitale souhaite un redressement des montants qui lui seront affectés par le ministère des Transports en 2014 pour son service de transport des personnes handicapées. L'an passé, le manque à gagner de près de 500 000 $ a dû être compensé par la Ville.
Mardi, Radio-Canada dévoilait que le Service de transport adapté de la Capitale (STAC) qui s'occupe de transporter les personnes handicapées et à mobilité réduite avait subi l'an dernier des baisses de ses contributions du ministère des Transports pour financer le transport adapté.
Quelque 8000 personnes sont abonnées au transport adapté à Québec, un service pour lequel la demande est en constante hausse. En 2013, le nombre de déplacements a grimpé de 5 % pour une moyenne de 3500 déplacements par jour.
Un décret gouvernemental statuait que les hausses des dépenses occasionnées par l'augmentation de l'achalandage devaient être entièrement assumées par le ministère des Transports.
Mais la STAC a appris il y a quelques mois que pour 2013, le MTQ ne paierait qu'une partie de cette hausse, laissant un manque à gagner de 485 000 $. C'est la Ville qui a compensé.
«On prie»
Pour 2014, la STAC ne sait pas encore ce qui l'attend, a commenté brièvement la présidente de la Société, la conseillère municipale Marie France Trudel. «On est en pleine période d'annonce du gouvernement. On marche sur des oeufs, mais on reste optimiste. [...] On prie», lance-t-elle.
Au ministère des Transports, le site Internet spécifie que l'aide financière comprend une contribution de base pour chaque service de transport adapté admissible. Cela correspond au montant de 2013, plus l'indexation de 2 %. «Les ajustements pour les hausses d'achalandage sont limités aux crédits disponibles», lit-on en toutes lettres.
Le Soleil a tenté d'avoir plus de détails sur ces compressions à la Société de transport de la Capitale, mais son président, Jacques Demers, ne nous a pas rappelés.