Les autorités sanitaires ont répertorié au moins cinq établissements fréquentés par des clients, propriétaires ou employés contagieux depuis le 1er juillet.
Les autorités sanitaires ont répertorié au moins cinq établissements fréquentés par des clients, propriétaires ou employés contagieux depuis le 1er juillet.

La Santé publique veut que les clients des bars subissent des tests de dépistage

La direction régionale de la santé publique de Montréal (DRSP) exhorte clients et employés qui ont fréquenté ou travaillé dans des bars de l’île depuis le 1er juillet d’aller subir des tests pour savoir s’ils ont contracté la COVID-19.

Par voie de communiqué, elle a signalé samedi que des clients ou des employés contagieux avaient fréquenté au moins 5 établissements depuis le 1er juillet. Si certains d’entre eux ont pu été contactés par les autorités, plusieurs n’ont pas pu être rejoints.

On a dénombré au moins huit cas dans ces cinq endroits. Ces bars ne sont pas nommés dans le communiqué.

Selon la DRSP, «il est très probable que d’autres établissements aient été fréquentés par des» personnes atteintes.

Elle a reconnu que la proportion de nouveaux cas chez les jeunes âgés de 15 à 39 ans avait augmenté au cours des dernières semaines dans la région.

Le chef médical du Service Environnement urbain et des saines habitudes de vie à la DRSP de Montréal, le Dr David Kaiser dit craindre que «ces observations ne reflètent que la pointe de l’iceberg». Rappelant que la transmission communautaire demeurait présente à Montréal, il a mis en garde la population «que la pandémie n’était pas derrière nous».

«Si nous voulons amoindrir les impacts d’une potentielle deuxième vague, il faut absolument que les personnes qui commencent à développer des symptômes s’apparentant à la COVID-19 et les personnes ayant potentiellement été en contact avec des cas aient se faire dépister et s’isolent jusqu’à ce qu’elles reçoivent leur résultat», a-t-il lancé.

Jeudi, le gouvernement québécois avait décidé de serrer la vie en imposant un couvre-feu à minuit pour la vente d’alcool dans les bars et l’obligation de fermer à 1h00 du matin.

Le ministre de la Santé, Christian Dubé, a également imposé une limite de clientèle à 50 % de la capacité prévue au permis et interdit la danse.

M. Dubé n’avait pas caché son inquiétude devant un soudain renversement de tendance, alors que les données de santé publique faisaient état jeudi de 137 nouveaux cas, soit plus du double que ce qui était enregistré depuis quelques jours.

Les propriétaires de bars seront d’ailleurs encouragés à tenir, sur une base volontaire, un registre des clients.