La saison du traversier Rimouski-Forestville est terminée

BAIE-COMEAU – Décidément, traverser le Saint-Laurent dans l’est du Québec représente toute une épopée ces derniers mois. Après les problèmes de toutes sortes à la traverse Matane-Baie-Comeau-Godbout, voilà que le service à la traverse Rimouski-Forestville est interrompu depuis jeudi et ce, pour le reste de la saison.

En raison d’un bris majeur, le CNM Évolution a vu sa saison de traversées entre Rimouski et Forestville prendre fin, saison qui devait s’étendre jusqu’au 16 septembre. Des centaines de personnes devront donc se dénicher une autre alternative afin de traverser le fleuve.

« Une des transmissions du navire est brisée et pour la réparer, il faut la sortir du bateau et pour ce faire, il faut sortir le bateau de l’eau «, a expliqué Isabelle Journault, porte-parole de l’entreprise propriétaire du CNM Évolution. « Ça nous aurait amené fin août au plus tôt (pour la reprise du service) «, a-t-elle ajouté.

Mme Journault a assuré que le navire est régulièrement inspecté et qu’au début de la saison, rien ne laissait présager le bris de cette transmission. Pour la vingtaine d’employés de l’entreprise, la saison se termine donc plutôt abruptement. D’ici là, l’entreprise tente de rejoindre les gens qui avaient une réservation afin qu’ils puissent prendre les mesures nécessaires.

Le CNM Évolution se retrouvera bientôt à Sainte-Flavie pour y être réparé afin de pouvoir reprendre ses activités au printemps prochain.

Évidemment, la nouvelle de cette fin de service pour 2019 ne pouvait que décevoir la mairesse de Forestville, Micheline Anctil. « C’est une très mauvaise nouvelle, a-t-elle commenté. Le carnet de réservations était complet et ça nous amenait un bel achalandage. C’est important de rappeler que ce lien maritime est indispensable pour notre développement touristique et économique. «

Mme Anctil entend d’ailleurs interpeller la Société des traversiers du Québec (STQ) afin que la traverse Rimouski-Forestville soit considérée comme celles opérées par la STQ.

« Même s’il s’agit ici d’une entreprise privée, est-ce que ce lien essentiel ne devrait pas passer dans le giron de la STQ? En tout cas, il faut revoir cette organisation «, a-t-elle martelé.

La mairesse n’a évidemment pas passé sous silence le fait que bien des commerçants de la localité de 3000 habitants auront à pâtir de cette perte d’achalandage estival. « Il y a beaucoup de gens d’un peu partout qui passent par cette traverse «, a-t-elle affirmé en conclusion.