Ces jours-ci, dans le quartier Saint-Roch près du fleuve, la rivière Saint-Charles semble parfois souffrante, asséchée même.
Ces jours-ci, dans le quartier Saint-Roch près du fleuve, la rivière Saint-Charles semble parfois souffrante, asséchée même.

La rivière Saint-Charles asséchée… C’est normal!

Ces jours-ci, dans le quartier Saint-Roch près du fleuve, la rivière Saint-Charles semble parfois souffrante, asséchée même. C’est normal!

Habituellement, le débit de l’eau est géré par le barrage Samson, ouvrage municipal situé tout près du palais de Justice. La rivière semble alors bien remplie.

Mais la Ville de Québec a ouvert les vannes. La rivière n’étant plus freinée, elle reprend son cours, explique la conseillère en communication Wendy Whittom. «Le niveau d’eau de la rivière est son niveau naturel. Lorsque la marée du fleuve monte, l’eau entre dans la rivière, puis en ressort avec la marée descendante. Par ce cycle naturel, le niveau de la rivière peut être très bas entre deux marées.»

C’est ainsi que durant nos récents passages près du barrage, il ne semblait subsister que de petits filets d’eau. «Le niveau de la rivière change au fil de la journée, selon les marées.»

Pourquoi donc laisser le barrage ouvert? «Maintenir le lien hydraulique entre la rivière et le fleuve en laissant la vanne du barrage ouverte a de nombreux bienfaits environnementaux, note Mme Whittom, notamment la purge des sédiments accumulés dans la rivière, une meilleure oxygénation de l’eau, un plus grand ensoleillement des végétaux aquatiques et un libre passage pour la migration des poissons vers la rivière.»

Vider les sédiments

L’ouverture du barrage est donc une des solutions choisies par la Ville afin d’aider la rivière à se vider de la vase et des sédiments qui s’accumulent en grande quantité près de l’embouchure. Des résidus pas toujours sains.

Rappelons que la Saint-Charles était un égout à ciel ouvert. Et que, bien que la Ville ait investi gros pour limiter les rejets d’eaux usées dans le cours d’eau, il y a encore des débordements, notamment les jours orageux et à la fonte de la neige. 

Certains se souviendront par ailleurs que l’année dernière aussi, un certain assèchement de la rivière pouvait être observé. Cette fois-là, c’était plutôt parce que le barrage était fermé pour des travaux. Il ne permettait plus aux marées du fleuve de s’engouffrer dans le lit de la St-Charles, qui semblait encore une fois bien menue.

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