La Régie du logement accusée de partialité

Des militants du Regroupement des comités logement et associations de locataires du Québec (RCLALQ) ont manifesté, lundi dans le cadre de la Journée des locataires. Ils dénoncent la politique du deux poids, deux mesures qui avantagent, selon eux, les propriétaires.
«Les locataires sont d'avis que leurs droits sont souvent mis de côté au profit de ceux des propriétaires et que la Régie s'est transformée en machine à expulser les locataires », a soutenu le porte-parole du RCLALQ, Maxime Roy-Allard. 
À Québec, les manifestants ont marché dans les quartiers Limoilou et St-Roch. Ils pointent du doigt les longs délais d'attente, le service d'information déficient, les procédures complexes lors des audiences et les frais d'ouverture de 73 $ pour une demande.
Selon eux, la Régie «s'empresse de traiter en six semaines les dossiers de non-paiement de loyer tandis que les dossiers ouverts par les locataires s'étirent sur un à deux ans. À la veille de l'étude des crédits budgétaires, le RCLALQ souhaite un rehaussement du budget de la Régie pour l'aider à mieux accomplir sa mission.