En cette dernière journée, des milliers de personnes ont à nouveau traversé la porte sainte de la basilique-cathédrale, faite de deux panneaux de bronze sculptés représentant le Christ et la Vierge Marie.

La porte sainte déverrouillée dès décembre

La porte sainte percée dans la basilique-cathédrale Notre-Dame de Québec avait été fermée à double tour à la fin de l'année dernière. Elle ne pourrait rouvrir que dans environ 10 ans, peut-être 25 ans, disait-on. Finalement, le temps passe vite au royaume catholique! Les pèlerins pourront la franchir de nouveau dès décembre.
Cette porte, qui revêt une importance certaine pour les croyants, avait été inaugurée à l'occasion du jubilé soulignant le 350e anniversaire de la paroisse, rappelle l'abbé Julien Guillot. «C'est la première hors de l'Europe, la septième au monde.»
Les festivités terminées, on l'avait refermée. Il aurait fallu attendre que la porte-mère, celle de la basilique Saint-Pierre de Rome, soit ouverte pour que celle de Québec le soit également. Quand la première est déverrouillée, les six autres le sont automatiquement.
À Rome, on sort les clefs aux 25 ans. La dernière fois, c'était durant l'année sainte de l'an 2000. Il restait donc encore quelque temps à patienter. Mais le pape a le pouvoir de décréter une année sainte spéciale; c'est ce qui vient de se produire. Du 8 décembre 2015 au 20 novembre 2016, il y aura année sainte de la miséricorde. Et toutes les portes seront ouvertes.
Il faut remonter à 1983, sous le règne de Jean-Paul II, pour retracer une autre année sainte extraordinaire, rappelle Julien Guillot.
L'événement réjouira fort probablement les hôteliers et les restaurateurs du Vieux-Québec. La religion attire des visiteurs à Québec, note M. Guillot, qui vient justement d'être élu personnalité touristique de l'année par la Chambre de commerce et l'Office du tourisme. «On a mis au grand jour un créneau spécifique qui s'appelle le tourisme religieux.»
Même fermée, la porte sainte attire, soutient-il. Des groupes réserveraient régulièrement leur tour guidé. «En 2016, c'est sûr qu'il va y avoir un rebond.» Une popularité qui permet à la basilique de couvrir ses dépenses, de faire ses frais, observe le religieux.