Le collège St. Michael's

La police élargit son enquête sur les agressions dans une école de Toronto

TORONTO — Une enquête sur des allégations de voies de fait et d'agression sexuelle dans une école secondaire privée pour garçons de Toronto s'est élargie, la police ayant reçu des vidéos de deux autres incidents qui, à son avis, seraient liés au collège St. Michael's.

L'inspecteur Domenic Sinopoli, chef de l'unité des crimes sexuels de la police de Toronto, a déclaré que les agents essayaient d'identifier toutes les personnes dans les vidéos, dont l'une impliquait une voie de fait armée. Le deuxième incident était une menace, a-t-il dit, en notant que personne n'avait été blessé dans ces incidents.

L'arme utilisée dans l'agression présumée était une ceinture, a indiqué M. Sinopoli, qui a encouragé les victimes et les témoins à se confier à la police.

Les derniers incidents portent à six le nombre de cas qui font l'objet d'une enquête policière à cette école catholique qui accueille des élèves de la 7e à la 12e année. La police et l'école ont indiqué que deux de ces incidents impliquaient une présumée agression sexuelle.

Six élèves de l'école ont été arrêtés lundi et accusés de voies de fait, d'agression sexuelle collective et d'agression sexuelle armée relativement à l'un des incidents. Cinq des adolescents se sont livrés à la police, tandis qu'un autre a été arrêté alors qu'il se rendait à l'école.

Les six garçons, âgés de 14 et 15 ans, ont été libérés sous caution lundi après-midi. Leur prochaine comparution devant le tribunal aura lieu le 19 décembre.

La direction de l'établissement avait expulsé huit garçons et en avait suspendu un autre, mercredi dernier, relativement à une agression sexuelle présumée dans un vestiaire et une affaire de bizutage violent. Les deux incidents ont été captés sur vidéo.

Selon des sources policières, un groupe de garçons aurait pris au piège un autre élève et l'aurait agressé sexuellement avec un manche à balai.

L'école, qui a été critiquée pour ne pas avoir contacté la police pour l'agression sexuelle présumée, a déclaré que les récents incidents indiquaient clairement qu'elle avait «un problème».

«Nous avons la responsabilité d'assurer la sécurité de nos élèves, mais nos meilleurs efforts ont été vains», a déclaré lundi le directeur de l'école, Greg Reeves, lors d'une conférence de presse.