Alors que la police de Montréal a décrété l’état d’urgence, celle de Québec ne juge pas nécessaire de monter d’un cran sa capacité opérationnelle. Pour le moment, du moins.

La police de Québec reste en mode «surveillance»

Alors que la police de Montréal a décrété l’état d’urgence, celle de Québec ne juge pas nécessaire de monter d’un cran sa capacité opérationnelle. Pour le moment, du moins.

Depuis lundi, les patrouilleurs du Service de police de la Ville de Montréal effectuent des quarts de travail de 10 à 12 heures, ils pourraient travailler pendant les congés et des vacances pourraient être annulées, écrit La Presse

Dans la capitale, la situation est bien différente. «Présentement, notre capacité opérationnelle n’est pas un enjeu», soutient l’agent Étienne Doyon du service des communications de la police de Québec.

Ça n’empêche pas la police de «surveiller de près» ce qui se passe, précise-t-il. On l’a d’ailleurs vu en fin de semaine. Des patrouilleurs sont intervenus «à une dizaine de reprises au cours de la nuit» de samedi à dimanche pour des rassemblements interdits. En fin de journée, dimanche, une autre intervention s’est déroulée au restaurant-bar La Bourgeoise de Charlesbourg à la suite d’une autre dénonciation citoyenne.

«Il y a des scénarios préparés de manière hypothèque. Pour l’instant, il n’y a aucune modification d’horaire, aucun rappel de congé ou annulation de vacances», explique le policier.

L’application des mesures gouvernementales pour prévenir la propagation de la COVID-19 se fait dans une approche collaborative, précise-t-il encore. «C’est la philosophie du service. Nous ne sommes pas dans une approche coercitive.»

M. Doyon ne pouvait dire lundi combien d’appels ont été faits au service de police pour dénoncer des rassemblements illégaux.