Michel Venne

La plaignante témoigne contre Michel Venne

L’ex-éditorialiste du Devoir Michel Venne, accusé d’agression sexuelle et d’exploitation sexuelle d’une jeune employée de 17 ans, a commencé à subir son enquête préliminaire mercredi au palais de justice de Québec.

Un an près le dépôt des accusations, Venne, 59 ans, a dû se présenter pour la première fois en salle d’audience. Assis en deuxième rangée, il note les témoignages dans un cahier à couverture noire.

La défense ne conteste pas le renvoi à procès. L’enquête préliminaire est l’occasion pour Michel Venne et ses avocats d’entendre les témoignages de la plaignante et de trois autres témoins civils.

La plaignante, une étudiante au doctorat en sciences politiques aujourd’hui âgée de 28 ans, a témoigné toute la journée mercredi.

Son identité est frappée d’une ordonnance de non-publication de même que le contenu de la preuve recueillie à l’enquête préliminaire.

La jeune femme a décrit l’agression sexuelle qu’elle dit avoir subie à Québec à l’été 2008 aux mains de l’accusé, qui était son patron en tant que directeur de l’Institut du Nouveau Monde, un organisme d’éducation citoyenne. La plaignante avait 17 ans au moment des gestes allégués.

En raison de ce lien d’autorité, le procureur de la Couronne a déposé une accusation d’exploitation sexuelle en plus de celle d’agression sexuelle.

La plaignante témoigne d’une voix calme, avec un vocabulaire recherché. Elle a été brièvement submergée par l’émotion en décrivant les gestes allégués.