Partie lundi de Montréal, la «pelle-grenouille» s'est mise au travail mercredi matin à Québec.

La «pelle-grenouille» au travail dans Duberger-Les-Saules

La très attendue «pelle-grenouille» est d'arrivée sur le site des inondations dans le secteur de Duberger–Les Saules, pour défaire l'embâcle sur la rivière Saint-Charles.

La pelle-grenouille «peut se déplacer autant sur les glaces que sur l’eau, et elle va pouvoir travailler tranquillement à enlever les blocs de glace, a expliqué Michel Therrien, coordonnateur à la Sécurité civile pour la Ville de Québec. Dans le moment, l’embâcle est bien assis, c’est des gros blocs de glace. Donc, il faut y aller de façon contrôlée et délicate.»

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Parti lundi de Montréal, le véhicule amphibie est arrivé dans les dernières heures à Québec. L’équipe spécialisée capable de le manœuvrer, qui se trouvait mardi au Nouveau-Brunswick, est par la suite arrivée. 

Mardi, la Sécurité civile a préparé le terrain pour la venue de la pelle-grenouille. Des arbres ont notamment été coupés pour permettre au véhicule amphibie de se frayer un chemin jusqu’à la rivière. 

Défaire l’embâcle reste une opération délicate. Des blocs de glace pourraient se détacher et former un embâcle en aval de la Saint-Charles, entraînant une autre inondation. Les résidents de 30 autres maisons et commerces du secteur du boulevard Masson ont été prévenus lundi qu’ils pourraient être évacués.

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Le nombre d’évacués n’a toujours pas bougé : 70 personnes évacuées dans 47 résidences, principalement situées sur les avenues Saint-Léandre et Grandbois. 

Depuis le début de la semaine, les opérateurs de la pelle-araignée et des pelles mécaniques ont réussi à créer des brèches dans l’embâcle, permettant à l’eau de la rivière de s’écouler. Il reste toutefois plusieurs morceaux de glace à enlever. 

«Même si on est stabilisé, une chose est sûre, c’est qu’on n’a pas réglé le problème», a indiqué mardi Michel Therrien, lors d’un point de presse près du pont du Parc-des-Saules, où se situe l’embâcle. 

Les opérateurs de la pelle-araignée et des pelles mécaniques ont réussi à créer des brèches dans l’embâcle, permettant à l’eau de la rivière de s’écouler. Il reste toutefois plusieurs morceaux de glace à enlever.

Vannes fermées

La stabilité du niveau de l’eau a aussi permis de laisser les vannes du barrage à l’embouchure du lac Saint-Charles fermées. «Donc on s’assure de ne pas avoir un apport d’eau supplémentaire qui va venir nous contraindre au niveau de l’embâcle», dit M. Therrien. Les vannes pourraient rester fermées encore 48 heures. 

Par ailleurs, les employés des travaux publics de la Ville de Québec continuent à déglacer les rues et les stationnements de résidences touchées par l’inondation. 

Une fois l’eau écartée, les sinistrés pourront réintégrer leur domicile. La Sécurité civile n’était pas en mesure mardi de dire dans combien de temps ils pourront le faire. Les autorités demandent aux citoyens concernés de se faire accréditer pour éviter que des imposteurs volent dans leurs logis.