Marie Milette et Éric Paul Parent, les propriétaires de l'entreprise Hérôle, posent en compagnie de certains personnages qui seront de la prochaine nuit de l'horreur.

La nuit de l'horreur revient en Mauricie

TROIS-RIVIÈRES — Les amateurs de sensations fortes et d’expériences immersives seront servis à souhait en septembre, alors que l’entreprise Hérôle présente sa nuit de l’horreur durant laquelle les participants risquent de devoir manger des insectes, d’être ligotés, de subir des décharges électriques et d’être enterrés vivants!

Cette quatrième édition de «La nuit de l’horreur» organisée par cette entreprise trifluvienne permettra aux participants de plonger dans une histoire spécialement construite pour l’occasion. Quatre scénaristes travaillent depuis quelques mois à établir cette histoire évoquant la Légende de l’Écorchée selon laquelle il est possible d’observer durant la nuit une femme, à l’apparence physique marquante, se promener seule. Cette histoire regroupe 60 comédiens qui incarnent différents personnages mystérieux et troublants.

«On a créé une belle histoire complète, avec des intrigues et des mystères. Ces intrigues vont initier des gestes que les participants vont devoir poser et ils risquent de rencontrer nos créatures de toutes sortes», raconte Marie Milette, copropriétaire d’Hérôle.

Tout est prévu dans la conception de l’activité pour faire vivre de fortes émotions aux participants. Lors de la conférence de presse présentée mardi matin à Trois-Rivières, plusieurs comédiens étaient sur place afin d’accueillir les invités et donner un aperçu de l’ambiance qui peut régner.

«On aide les gens à atteindre le bonheur éternel... On fait de l’isolement méditatif, de la mise en forme par la course et les étirements...», illustre maître Donovan L’Archevêque, un des personnages de la Légende de l’Écorchée.

Quelque 250 personnes sont attendues chaque soir de présentation de cette expérience, les
14 et 28 septembre. Selon Éric Paul Parent, l’intérêt d’être partie prenante à une telle aventure réside justement dans le fait de faire partie de l’histoire, et non pas être seulement un spectateur devant un film d’horreur, par exemple.

«Quand on voit un danger, on est encore programmé pour se sauver. C’est l’instinct de survie! Les participants peuvent décider de courir, de négocier avec le comédien, de se faufiler», raconte M. Parent, copropriétaire de Hérôle.

La recherche de sensations fortes est le but des participants qui sont nombreux à répéter l’expérience au fil du temps, selon Mme Milette. En même temps, Hérôle met en place une organisation qui veille à ce que l’expérience soit positive pour tout le monde.

Un participant peut utiliser une phrase-code afin d’arrêter l’action. Une ambulancière sportive et une intervenante en psychiatrie sont sur place afin de s’occuper des gens qui auraient besoin d’être traités pour une éraflure ou d’une pause pour calmer une crise de panique.

«Les gens sont fiers d’avoir passé la nuit. On ne veut pas les traumatiser. Le but est de se dépasser», tient à préciser M. Parent, en rappelant que les comédiens ont aussi le mandat de s’assurer que tout se passe bien.

De plus, les participants à cette nuit s’inscrivent à l’activité selon le degré d’intensité qu’ils désirent vivre. Ceux-ci sont identifiés par des chandails de différentes couleurs lors de l’activité.

La première édition des nuits de l’horreur s’est déroulée en 2016 à Notre-Dame-du-Mont-Carmel. Hérôle a ensuite tenu cette activité dans la région de Montréal et à Drummondville avant de décider de revenir en Mauricie en 2019, au Domaine scout du secteur de Saint-Louis-de-France à Trois-Rivières.

D’après Mme Milette, ce lieu est parfait pour présenter une telle histoire.

«Il a les bâtiments nécessaires pour accueillir des gens, accueillir notre équipe et faire de l’animation dans certains bâtiments. Et c’est un vaste lieu où on pourra créer différents thèmes.»

Le coût des forfaits varie entre 49,99 $ et 374,99 $.