En février 2016, le ministère de la Santé du Québec avait organisé, pour la première fois de son histoire, un Forum québécois sur le trouble du spectre de l'autisme.

La ministre Charlebois souligne le Mois de l'autisme, en avril

Mois d'avril signifie le mois de l'autisme, un peu partout au Québec. D'ici les prochaines semaines, une série d'activités seront organisées dans plusieurs villes, à l'échelle de la province, pour célébrer, sensibiliser et promouvoir cette condition touchant presque 1.5 % de la population.

La programmation sera officiellement lancée le 2 avril, avec l'opération Faites briller en bleu, lors de laquelle les citoyens sont invités à s'habiller, à se maquiller ou à s'afficher sur les réseaux sociaux en bleu, pour marquer la journée mondiale de la sensibilisation à l'autisme. 

À Québec, le 7 avril, les étudiants en comptabilité du Cégep Garneau organiseront notamment un visionnement du film Trouver Doris, à l'École de la Courvilloise. Tous les profits de l'activité seront remis à Autisme Québec.

Le lendemain, la Fondation de l'autisme de Québec tiendra son brunch annuel dans la capitale. L'événement lancera du même coup la 26e campagne de financement de l'organisme Patro Roc-Amadour, dont l'objectif est de 30 000$ cette année. 

Partout au Québec, la programmation se clôturera par la Marche de l'autisme, réunissant chaque année des centaines de familles et citoyens sensibilisés à la cause. 

«C'est une période de festivités et de revendications pour les parents, les personnes autistes, pour les organismes et les entreprises», explique la Fondation de l'autisme. 

La ministre Charlebois y participera 

Dimanche matin, la ministre déléguée à la Réadaptation, à la Protection de la jeunesse, à la Santé publique et aux Saines habitudes de vie, Lucie Charlebois, a souligné le lancement de ce mois «très important» pour elle. 

«Je suis très sensible aux questions touchant les personnes ayant un trouble du spectre de l'autisme (TSA) et leurs proches. Nous savons qu’au quotidien, les défis sont nombreux. Le soutien et l’accompagnement qui leur sont offerts, quel que soit leur âge, représentent un défi de société qui me tient vraiment à coeur», explique la ministre. 

Elle ajoute qu'il est capital d'offrir plus de soutien «pour exercer une influence direct sur le bien-être et la qualité de vie» d'un nombre croissant de personnes aux prises avec un TSA.

Mme. Charlebois insiste sur les efforts «considérables» qui ont été faits ces dernières années au niveau gouvernemental pour appuyer le TSA de manière générale, ainsi que les familles. «Plusieurs mesures ont notamment été annoncées afin de s’assurer que les personnes puissent bénéficier de soutien et d’une continuité des services tout au long de leur parcours, de l’enfance jusqu’à l’âge adulte, afin de développer leur plein potentiel», lit-on dans un communiqué.

Investissements

En février 2016, le ministère de la Santé du Québec avait organisé, pour la première fois de son histoire, un Forum québécois sur le trouble du spectre de l'autisme. Plusieurs experts et acteurs du domaine s'étaient déplacés pour l'occasion, afin se prononcer sur les actions à poser en priorité. 

Le Plan d'action sur le TSA 2017-2022 avait été publié peu de temps après, en mars 2017. Il proposait notamment 35 mesures concrètes pour rehausser les services et réduire les listes d'attente pour les personnes aux prises avec cette condition. 

Depuis, l'État québécois rend disponible un montant annuel récurrent de 29M $ pour financer les mesures de ce plan gouvernemental, en plus d'une somme non récurrente de 1,2M $ pour la recherche, la formation et le développement d'outils d'interventions. Il faut enfin ajouter à cela une enveloppe supplémentaire de 11M$ strictement dédiée au fait de réduire les listes d'attente.