Rassemblée devant l’Assemblée nationale, la Meute lançait le message d’aller voter aux élections générales, lundi prochain.

La Meute se dit de centre gauche... à droite de la tendance générale

Souvent décriée comme un groupe populiste d’extrême droite, la Meute se défend en affirmant plutôt être un groupe, oui nationaliste, mais de centre gauche.

Ce positionnement sur l’échiquier politique est dû, selon le porte-parole Sylvain Brouillette, au fait que la tendance mainstream au Québec soit d’extrême gauche. Ce dernier considère que l’étiquette de l’extrême droite est rapidement brandie lorsqu’il est question d’immigration.

Rassemblée devant l’Assemblée nationale, la Meute lançait le message d’aller voter aux élections générales, lundi prochain, notamment avec des slogans comme : «Dehors Couillard, allez voter».

Officiellement, le groupe veut inciter la population à exercer son droit citoyen «afin de soutenir et améliorer notre démocratie», ainsi que pour défaire les libéraux. La Meute privilégie ainsi un vote stratégique pour la Coalition avenir Québec (CAQ) et le Parti québécois (PQ).

C’est d’ailleurs dans les plateformes de ces deux partis qu’il est possible de retrouver neuf des 11 revendications de compétence provinciale formulées au printemps par le groupe, selon M. Brouillette. Celui-ci croit également qu’il serait «peut-être mieux» que le prochain gouvernement soit minoritaire.

Éviter la confrontation

Le rassemblement de la Meute devant le parlement s’est terminé vers 14h15, alors que la marche du Front d’action populaire en réaménagement urbain (FRAPRU) était en direction de la fontaine de Tourny. Et ce n’est pas un hasard.

La marche de l’organisme qui souhaite un plus grand investissement dans les logements sociaux étant prévue bien avant celle de la Meute, cette dernière a décidé de «ne pas provoquer un affrontement et que les deux groupes puissent avoir l’occasion de faire valoir leurs revendications».

«J’ai parlé avec la directrice du FRAPRU à Montréal et je lui ai expliqué la situation», raconte Sylvain Brouillette. «On était supposé se rencontrer à la même heure, et là, la police ne voulait pas faire l’avocat du diable, donc ils ont dit : “Ce qu’on va faire, nous on ne prendra pas pour un ou pour l’autre, on va vous laisser chacun de votre bord du parlement et il n’y a personne qui va se faire face au parlement”. Nous on trouvait que ce n’était pas acceptable pour le FRAPRU, parce qu’eux autres, c’était déjà prévu depuis le mois d’avril, mais nous on ne le savait pas.»

Rappelons que la Meute a donné son appui au FRAPRU dans sa lutte pour le droit au logement.