En 2009, Hélène Rowley Hotte accompagnait son fils Gilles lors du dévoilement d’une sculpture en l’honneur de son mari, Jean Duceppe, dans un parc de Montréal.

La mère de Gilles Duceppe retrouvée morte gelée

La mère de Gilles Duceppe, une dame de 93 ans, a été retrouvée morte à l’extérieur de sa résidence pour aînés de Mont­réal, tôt dimanche matin, alors que le mercure était passé sous la barre des - 15 degrés.

Une source proche de l’ancien chef du Bloc québécois a confirmé à La Presse canadienne que la victime de cette tragédie était Hélène Rowley Hotte, la mère de M. Duceppe et la veuve du célèbre acteur Jean Duceppe. Selon cette source, la dame était en bonne santé physique et mentale.

Après avoir déterminé qu’il n’y avait aucun élément criminel dans ce décès, le Service de police de la Ville de Montréal a transféré l’enquête au bureau du coroner.

La police a indiqué qu’une alarme d’incendie avait retenti vers 4h15 et que Mme Rowley Hotte était alors sortie de la résidence pour retraités LUX Gouverneur, sur la rue Sherbrooke, dans l’est de Montréal.

La dame n’entendait pas très bien et n’a probablement pas saisi le message audio qui l’informait que son bâtiment ne faisait pas partie de l’ordre d’évacuation incendie. Elle a utilisé une sortie de secours qui donnait accès à une cour arrière du complexe immobilier, mais la porte s’est verrouillée derrière elle et la dame n’a pu ensuite réintégrer la résidence.

L’agente Caroline Chèvrefils a indiqué lundi que la police avait reçu un appel peu avant dimanche midi au sujet d’une femme retrouvée morte dans la neige, probablement d’hypothermie.

Évanouie «quelque temps après être sortie»

Les résidences LUX ont souligné dans un bref communiqué que Mme Rowley Hotte portait des vêtements d’hiver et s’était «évanouie quelque temps après être sortie» de l’immeuble.

L’établissement a dit collaborer avec les enquêteurs et a dit préférer ne pas commenter davantage avant de connaître les conclusions de l’enquête.

«Les résidences LUX tiennent à offrir leurs plus sincères condoléances à Monsieur Gilles Duceppe et à toute sa famille à la suite du triste événement survenu hier [dimanche] dans des circonstances exceptionnelles», indique-t-on.

Condoléances

Yves-François Blanchet, l’actuel chef du Bloc québécois, a offert ses condoléances à Gilles Duceppe et à sa famille. «Au Bloc québécois, la famille Duceppe, c’est notre famille à tous, a-t-il écrit dans un communiqué. Au nom de toute l’équipe, je tiens à offrir mes plus sincères condoléances à Gilles Duceppe, ainsi qu’à Yolande, Amélie, Alexis et toute la famille. Nous sommes de tout cœur avec vous à travers cette douloureuse épreuve.»

Le premier ministre du Québec, François Legault, qui effectue une visite officielle en France, a rapidement transmis par Twitter ses condoléances à M. Duceppe et sa famille.

«Isabelle et moi sommes bouleversés par le décès de Mme Rowley, la mère de Gilles Duceppe, a-t-il écrit. J’offre toutes mes sympathies à Gilles, à ses frères et sœurs, ainsi qu’à toute la famille dans ce moment d’une grande tristesse.»

La ministre Marguerite Blais a aussi offert ses condoléances à la famille de M. Duceppe. «J’ai demandé un état de situation au [ministère de la Santé et des Services sociaux] et nous ferons la lumière sur cette histoire très triste», ajoute la ministre responsable des Aînés et des Proches aidants.

À Ottawa, le premier ministre Justin Trudeau, qui venait d’apprendre la nouvelle, a offert ses condoléances à M. Duceppe. Le chef du Parti conservateur du Canada, Andrew Scheer, et le chef du Nouveau Parti démocratique, Jagmeet Singh, ont quant à eux rapidement offert sur Twitter leurs condoléances.

Gilles Duceppe avait été élu sept fois député fédéral de Laurier-Sainte-Marie, au cœur de Mont­réal, à compter de 1990; il a aussi été chef du Bloc québécois pendant 15 ans, de 1996 à 2011.

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BLAIS «EXTRÊMEMENT PRÉOCCUPÉE»

Mme Rowley Hotte habitait dans la résidence pour retraités LUX Gouverneur, sur la rue Sherbrooke, dans l’est de Montréal.

La ministre responsable des Aînés et des Proches aidants, Marguerite Blais, s’est dite «extrêmement préoccupée», disant avoir communiqué avec le sous-ministre pour voir s’il y avait «lieu de revoir la certification».

En conférence de presse, Mme Blais a dit vouloir attendre les conclusions du coroner avant de commenter plus amplement les circonstances du drame, évitant de se prononcer à savoir si le triste décès de Mme Rowley Hotte était «évitable». «Jamais, jamais, jamais, je ne vais baisser les bras concernant la sécurité des personnes âgées», a-t-elle déclaré.

Elle a souligné que l’établissement avait obtenu de nouveau une certification en avril 2018, et s’était conformé aux 28 normes requises, notamment sur le nombre de surveillants de nuit.

«Mais s’il faut faire un tour de vis supplémentaire, nous allons le faire», a ajouté la ministre.