Plus d'une centaine de personnes se sont réunies devant l'Assemblée nationale, jeudi, pour honorer la mémoire des 49 victimes de la tuerie d'Orlando.

La mémoire des victimes d'Orlando honorée à Québec

Même à plus de 2500 kilomètres d'Orlando, ils étaient plus d'une centaine de personnes réunies devant l'Assemblée nationale jeudi après-midi afin de souligner la mémoire des 49 victimes de l'attentat du bar Pulse et leur appui à la communauté lesbienne, bisexuelle, gaie, transgenre et transsexuelle (LGBT) dans leur droit de s'aimer.
Du ministre libéral François Blais, qui a répété que «nous avons le droit d'aimer qui l'on veut, comme on veut» à la députée péquiste Agnès Maltais, elle-même lesbienne et qui a affirmé «qu'aucune idéologie ne nous fera jamais rentrer dans le placard», la solidarité transcendait les frontières politiques.
«Ils ne peuvent pas gagner, la violence ne peut jamais gagner», a déclaré le ministre Blais, ajoutant que tous les parlementaires avaient été outrés par les attentats. «Nous allons abattre les murs qui restent à abattre un à un», a-t-il assuré.
Quant à Mme Maltais, elle a parlé de sa douleur, mais aussi de sa fierté de vivre dans un endroit tolérant. «C'est dans ma chair, c'est dans mes os que j'ai ressenti la douleur, la tristesse. Mais j'ai aussi ressenti la fierté que nos droits soient inscrits dans nos lois, et aussi pour le nouveau registre québécois des armes à feu qui a été approuvé par tous les partis.»
Vivre et aimer
Julie Dubois, porte-parole de l'Alliance Arc-en-Ciel, tenait à organiser cette vigile à la mémoire de ces gens qu'elle ne connaissait pas, mais qui «s'aimaient et s'amusaient». Elle a écrit symboliquement leurs noms sur le drapeau arc-en-ciel. «Car nous sommes tous des personnes qui nous aimons et qui voulons s'embrasser et vivre inclusivement», a-t-elle lancé avec émotion.
Michel Hubert a fait la lecture de chacun des noms des victimes et des gens ont déposé des roses blanches devant le drapeau pour chaque personne décédée. Quant à Florent Tanlet, ex-adversaire libéral d'Agnès Maltais dans la circonscription de Taschereau, il a composé une chanson, Pouvoir s'embrasser, qui a été interprétée par son ami Félix Gagnon pour clore la vigile.
«J'avais écrit une chanson suite aux attentats de Charlie Hebdo, suite à ceux de Paris également, alors j'ai senti le besoin de le faire aussi cette fois-ci. Ce n'est pas normal qu'en 2016, on puisse se faire battre et tuer même juste parce que deux personnes s'aiment ou s'embrassent», a-t-il résumé en terminant.