La dernière négociation avait été tout aussi infructueuse chez Calèches Québec. Les salariés avaient débrayé en 2013, après l’obtention de leur accréditation syndicale en 2012.

La majorité des cochers en grève

Les cochers de Calèches Québec, la plus importante entreprise du genre dans la capitale, ont déclenché une grève mercredi, au beau milieu de la saison touristique.

La vingtaine d’employés, sans contrat de travail depuis novembre 2016 et représentée par le syndicat des Travailleurs et Travailleuses unis de l’alimentation et du commerce (TUAC), s’était prononcée à 88% pour un mandat de grève, le 21 juin. 

Selon le négociateur syndical du TUAC, Claude Ratté, les huit rencontres de négociations avec l’employeur depuis l’échéance de la convention collective n’ont pas donné les résultats escomptés. Ce dernier, avare de commentaires et ne voulant pas «négocier dans les journaux», a simplement affirmé que le moment était venu d’exercer des moyens de pression. Les conditions de travail, dont la rémunération qui frôlerait à peine le salaire minimum, font partie des points de litige. 

Calèches Québec possède 14 des 17 permis de cochers à Québec, si bien que la majorité des calèches ne seront pas en service à compter de jeudi. Le propriétaire de l’entreprise, Simon Mainguy, a refusé de se prononcer sur le présent conflit de travail.

La dernière négociation avait été tout aussi infructueuse chez Calèches Québec, anciennement Les Calèches de la Nouvelle-France. Les employés de l’entreprise avaient débrayé à l’été 2013 après s’être syndiqués en 2012, «une première en Amérique du Nord pour des cochers-guides», selon ce qu’avançait le TUAC. Les cochers avaient été forcés de retourner au travail en vertu d’une ordonnance. 

Décision arbitrale

Le dossier s’était terminé par la détermination d’une convention collective de trois ans par arbitrage. Les cochers de Calèches Québec avaient notamment obtenu la couverture d’assurance dentaire «payée à 100 % par l’employeur», une garantie d’heures payées de 35 à 40 heures pour les salariés réguliers et une augmentation salariale de 2% par année. 

L’ensemble des calèches étaient par ailleurs en repos forcé dès 11h50, mardi. La chaleur accablante et l’humidité sévissant dans la capitale ont en effet obligé le Service de police de la Ville de Québec à décréter un arrêt des activités.