Entre le 26 août 2018 et le 4 mai 2019, les laboratoires ont détecté quelque 17 222 cas d’influenza, dont 97 % étaient de type A et seulement 3 %, de type B.

La longue saison de la grippe tire à sa fin

Particulièrement longue cette année, la saison de la grippe tire enfin à sa fin, selon le dernier bulletin Flash Grippe du ministère de la Santé.

La saison grippale, qui a commencé au début du mois de novembre, affichait toujours un niveau modéré à la fin d’avril. Ce n’est que pendant la présente semaine que cet indice est enfin passé au niveau faible, avec une tendance à la baisse, mentionne le ministère dans son bulletin.

Entre le 26 août 2018 et le 4 mai 2019, les laboratoires ont détecté quelque 17 222 cas d’influenza, dont 97 % étaient de type A et seulement 3 %, de type B. Le sous-type A(H1N1) a largement dominé la saison, qui a été suivie d’une vague plus faible du sous-type A(H3N2), précise-t-on. 

Pendant la saison 2017-2018, qui avait été moins longue, mais marquée par une activité grippale d’intensité élevée, les laboratoires avaient enregistré 27 914 cas de grippe, soit 15 559 cas d’influenza A (56 %) et 12 355 cas d’influenza B (44 %). 

Cette année, la diminution de l’activité grippale s’est amorcée au début de janvier, mais cette baisse s’est effectuée lentement. «En effet, l’activité grippale est demeurée au niveau modéré pendant 16 semaines, ce qui a eu pour effet de prolonger la saison grippale» souligne le ministère de la Santé, qui explique la durée particulièrement longue de la saison par le fait qu’il y a eu deux vagues d’influenza A(H1N1 et H3N2). 

«Le nombre d’éclosions dans les centres d’hébergement et de soins de longue durée demeure faible, à moins de cinq pour la semaine. Si cette tendance se maintient, la saison grippale se terminera bientôt», conclut le ministère. 

Vaccin plus efficace

Selon les chercheurs canadiens du centre de contrôle des maladies de Colombie-Britannique, le vaccin utilisé cette année contre la grippe saisonnière affichait un taux d’efficacité d’environ 70 % contre la souche prédominante (A(H1N1)), ce qui est largement supérieur au taux d’efficacité du vaccin utilisé lors de la saison 2017-2018, qui ne dépassait pas 40 %.