Sans gondole, le Mont Sainte-Anne se retrouve dans une situation précaire pour desservir sa clientèle. C’est la seule remontée qui transporte d’un trait les skieurs de la base au sommet.
Sans gondole, le Mont Sainte-Anne se retrouve dans une situation précaire pour desservir sa clientèle. C’est la seule remontée qui transporte d’un trait les skieurs de la base au sommet.

La gondole du Mont Sainte-Anne toujours hors service

Jean-François Néron
Jean-François Néron
Le Soleil
La remise en fonction de la gondole du Mont Sainte-Anne demeure incertaine pour le début d’une saison de ski qui s’annonce déjà compliquée en raison de la COVID. La Régie du bâtiment maintient toujours l’interdiction de la remettre en marche, six mois après le second de deux arrêts brusques qui ont fait plus d’une vingtaine de blessés.

La régie a confirmé par courriel au Soleil en début de semaine n’avoir toujours pas autorisé la remise en marche de la gondole et qu’aucune date n’était prévue pour son retour en service.

Jeudi, Le Soleil a communiqué avec le Mont-Sainte-Anne pour savoir si l’équipement allait être réparé à temps pour le début de la saison prévue quelque part en décembre. Le porte-parole de la station, Simon Lefebvre, n’a voulu émettre aucun commentaire, précisant qu’une mise à jour allait être faite plus tard en journée et que nous serions mis au courant en même temps que tout le monde.

En soirée, l’entreprise a fait une publication sur sa page Facebook, sans confirmer, hors de tout doute, que la gondole serait remise en marche à temps pour l’ouverture. 

«Nous sommes confiants et optimistes que la télécabine sera de retour en fonction pour la prochaine saison hivernale (…)», écrit-on en substance. 

Du même souffle, la direction précise que l’enquête menée par des spécialistes indépendants a permis d’identifier «les correctifs précis à apporter et de clarifier la séquence des événements».

Le 21 février, un arrêt brusque de la remontée mécanique avait fait 21 blessés, quelques vitres des cabines s’étaient notamment brisées. Un homme avait témoigné à La Tribune s’être retrouvé à l’extérieur d’une cabine qui vacillait dans tous les sens.

Le mercredi 11 mars, un second arrêt brusque provoquait l’évacuation de 32 skieurs qui se trouvaient dans la gondole. Heureusement, ce second événement n’a fait aucun blessé grave. Depuis, la télécabine est hors fonction.

Dans sa publication de jeudi, le Mont Sainte-Anne reconnait que ces deux incidents mettent à mal la confiance du public envers la remontée. D’ailleurs, les dizaines de commentaires des internautes, parfois virulents, sur la page Facebook de la station en témoignent. 

Sans gondole, le Mont Sainte-Anne se retrouve dans une situation précaire pour desservir sa clientèle. C’est la seule remontée qui transporte d’un trait les skieurs de la base au sommet.