La fin d’une grosse année de déploiements pour la base militaire de Valcartier [VIDÉO + PHOTOS]

Un dernier contingent de 110 militaires de Valcartier est revenu de Lettonie mardi, juste à temps pour profiter des vacances d’été avec la famille. Leur retour au bercail clôture une grosse année de déploiements pour la base militaire située au nord de Québec.

Après six mois passés dans ce pays du nord de l’Europe, les militaires ont été accueillis à l’aéroport Jean-Lesage à Québec par les cris de joie de leurs enfants et les longs baisers et accolades de leurs conjointes et conjoints.

«La plupart des soldats, c’était leur première mission, alors une première mission c’est important. J’espère qu’ils en ressortent grandis du côté professionnel et personnel», commente le lieutenant-colonel Philippe Sauvé, commandant du 12e Régiment blindé du Canada. 

Celui qui a dirigé la mission en Lettonie depuis janvier explique que l’objectif était de dissuader les visées expansionnistes de la Russie et d’éviter que la Lettonie ou les autres pays baltes soient envahis ou menacés sur leur territoire. Les militaires se sont entraînés conjointement avec huit autres pays membres de l’OTAN pour assurer «notre interopérabilité et notre efficacité au combat», indique le lieutenant-colonel Sauvé. 

La mission s’est déroulée tel que prévu, sans que le climat géopolitique ne vienne changer la donne. «Il n’y a aucun combat là-bas. C’est purement de l’entraînement en ce moment, mais ça démontre la solidarité de l’OTAN», ajoute M. Sauvé. 

En tout, 540 militaires de Valcartier ont participé à cette mission de six mois. 

Année chargée

Les troupes de Valcartier terminent une année de haute disponibilité opérationnelle, qui a débuté en juillet 2018. En plus de la Lettonie, des militaires sont revenus ce mois-ci du Mali et du Niger. 

Environ 150 soldats de Valcartier sont toujours en Ukraine pour l’opération UNIFIER, qui vise également à contenir les visées de la Russie. Leur retour est prévu pour octobre. 

Un autre contingent de 110 soldats reviendra quant à lui en décembre d’une mission en Irak. L’opération IMPACT vise à affaiblir et à défaire l’organisation Daech (État islamique), au sein d’une coalition mondiale. 

Sur les 5000 militaires que compte la base de Valcartier, plus de 1000 ont été déployés à l’étranger au cours de la dernière année. L’objectif sera maintenant d’assurer leur réintégration dans les activités régulières de la base et de faciliter leur retour à la vie normale. 

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VOL D'INFORMATION: LES FORCES ARMÉES CANADIENNES PAS TROP INQUIÈTES

La Défense nationale ne s’inquiète pas trop des conséquences de l’important vol de fichiers informatiques qui aurait eu lieu ces derniers mois au Centre de recherches des Forces armées canadiennes à Valcartier.

«En ce moment, nous n’avons aucune raison de soupçonner un impact à la sécurité nationale», indique Daniel Le Bouthiller, chef des relations médias à la Défense nationale, à Ottawa. 

Radio-Canada a révélé mardi que Denis Leclerc, un ex-employé civil du Centre de recherche, est soupçonné d’avoir volé et détruit 30 000 fichiers informatiques contenant de l’information militaire «sensible» avant de partir à la retraite. 

La police militaire a ouvert une enquête en janvier dernier et celle-ci n’est pas terminée. Si bien que pour l’instant, aucune accusation ne pèse sur M. Leclerc, un ex-technicien en balistique. 

Les Forces armées canadiennes se font également avares de commentaires, parce que l’enquête est en cours. «La découverte de l’incident résulte directement de la vigilance de notre équipe et de son contrôle de ses données et de ses renseignements», se contente de dire M. Le Bouthiller. 

Selon le document judiciaire consulté par Radio-Canada, les fichiers disparus contenaient entre autres des photos et des vidéos de tests et essais balistiques, des modes opératoires, de même que des documents d’achat de munitions.