Saint-Adrien-d'Irlande, en Chaudière-Appalaches
Saint-Adrien-d'Irlande, en Chaudière-Appalaches

La difficile tâche de trouver un maire à Saint-Adrien-d’Irlande

Ian Bussières
Ian Bussières
Le Soleil
Des cinq municipalités du Québec où personne n’avait posé sa candidature à la mairie le 6 octobre, deux ont déjà trouvé au moins un candidat intéressé à présider le conseil municipal. À Saint-Adrien-d’Irlande, en Chaudière-Appalaches, personne n’avait toutefois manifesté son intérêt jeudi à quelques heures de la fin d’une... seconde période de mises en candidature.

«C’est très tranquille, il n’y a eu aucune suggestion et je n’ai vu personne qui se soit informé dans le but de postuler à la mairie. Nous sommes dans l’inconnu jusqu’à 16h30 demain [vendredi]», a déclaré au Soleil la directrice générale Ghislaine Leblanc.

S’il n’y a aucun candidat au deuxième appel de candidatures, Mme Leblanc devra aviser le ministère des Affaires municipales et le directeur général des élections. «Normalement, le ministère a le droit de choisir un candidat ou d’ordonner le recommencement des procédures de mise en candidature», explique-t-elle.

Conseiller sollicité

Cinq conseillers de Saint-Adrien-d’Irlande ont déjà commencé à faire pression sur leur collègue Claude Blais, un ancien cadre supérieur du réseau de la Santé, pour qu’il prenne la relève de la mairesse Jessika Lacombe, qui a quitté son poste après un déménagement.

«Oui, on a essayé de me convaincre, mais je ne suis pas intéressé», indique celui qui est conseiller municipal depuis huit ans. «J’ai le goût de servir comme conseiller, mais je ne veux pas toujours être de garde et recevoir toujours des appels impromptus. On n’est jamais à l’abri d’un “cabochon” qui nous appelle tard le soir après avoir un peu trop bu parce qu’il y a trop de neige dans sa rue», a-t-il déclaré au Soleil.

L’homme de 63 ans est cependant sensible à la situation de sa municipalité. «Je réfléchis à ça car j’aime l’administration publique, mais je ne veux pas être de garde 24 heures sur 24. Par contre, j’ai proposé d’assurer l’intérim quelques mois, le temps de développer une stratégie pour inciter quelqu’un d’autre à se présenter», a-t-il poursuivi.

Postes comblés ailleurs

La tâche sera moins compliquée à Lingwick, en Estrie, où l’ex-mairesse Céline Gagné, qui avait quitté ses fonctions en 2013, a déjà accepté de revenir en poste. Si personne ne décide de lui faire la lutte, elle sera déclarée élue à 16h30 vendredi. Même scénario à Saint-Stanislas, en Mauricie, où un nouveau venu, Sylvain Déry, a lui aussi déposé son bulletin et où d’autres candidatures peuvent être reçues jusqu’au 3 novembre.

À Sainte-Félicité, dans le Bas-Saint-Laurent, le directeur général Yves Chassé n’a toujours pas de candidat. Il espérait cependant que quelqu’un lève la main quelques heures avant la fin des mises en candidature vendredi puisque le bruit court qu’une personne serait finalement intéressée par la mairie. 

Le cas de Saint-Damase-de-L’Islet, en Chaudière-Appalaches, est un peu différent. Le directeur général Dany Marois attendra que soient passées les élections du 5 novembre, où il y a lutte à trois postes de conseillers municipaux, avant de relancer le processus pour la mairie. Le scrutin aura probablement lieu en 2018, au plus tard le 8 février.