En point de presse lundi avec la ministre de la Sécurité publique et vice-première ministre du Québec, Geneviève Guilbault, le Dr Horacio Arruda a constaté qu’à la lumière des 596 nouveaux cas déclarés en une journée, la deuxième vague est bel et bien arrivée.
En point de presse lundi avec la ministre de la Sécurité publique et vice-première ministre du Québec, Geneviève Guilbault, le Dr Horacio Arruda a constaté qu’à la lumière des 596 nouveaux cas déclarés en une journée, la deuxième vague est bel et bien arrivée.

La deuxième vague est là [VIDÉO]

Olivier Bossé
Olivier Bossé
Le Soleil
C'est confirmé. Selon le directeur national de santé publique, le Québec a les pieds dans la deuxième vague de contagion de COVID-19. «Je suis très, très, très préoccupé», affirme le Dr Horacio Arruda.

En point de presse lundi avec la ministre de la Sécurité publique et vice-première ministre du Québec, Geneviève Guilbault, le Dr Arruda a constaté qu’à la lumière des 596 nouveaux cas déclarés en une journée, la deuxième vague est bel et bien arrivée.

Le nombre de nouveaux cas quotidiens dans l’ensemble de la province a pour ainsi dire doublé en trois jours, alors qu’il avait tout juste dépassé 300 une seule fois avant samedi.

«On est dans la deuxième vague, dans son début», déclare le Dr Arruda, qui parlait jusque-là d’une deuxième vague encore à venir et de «vaguettes» pour qualifier les récentes hausses de cas.

«J’espérais que c’était une vaguette aussi, une deuxième, mais on voit que la courbe est en train de monter. Donc, essayons de l’aplatir beaucoup pour qu’elle puisse redescendre. Elle va sûrement durer un bout de temps. Mais je vous le dis, la courbe, la pente, elle n’est pas aussi pentue qu’au printemps, mais elle monte et je pense que ça pourrait être le début d’une deuxième vague. Et si on ne l’aplatit pas, ça risque de monter encore plus à pic. Et ça, ça ne sera pas drôle. Si on veut passer un Noël le plus calmement possible, il faut que les gens collaborent», explique-t-il.

«La situation est sérieuse partout au Québec, particulièrement dans les zones orange, mais les jaunes peuvent facilement passer à l’orange et les vertes au jaune ou à l’orange si on ne met pas en place les mesures. Il y a du virus partout au Québec actuellement. Cette deuxième vague, on pourrait la transformer en une plus petite vague que ce qu’on a connu antérieurement, mais si on ne fait pas les efforts, elle pourrait être encore plus grosse que la première.»

Bientôt en rouge?

Alors que 3 des 18 régions ou sous-régions du Québec viennent tout juste de passer en zone d’alerte modérée, c’est à dire au code orange et troisième de quatre paliers du système d’alerte régional, le Dr Arruda considère «fort probable» que certains territoires passent bientôt au rouge, soit l’alerte maximale.

«C’est fort probable, a-t-il répondu. Surtout si le comportement actuel demeure le même. S’il n’y a pas un arrêt des contacts sociaux plus à risque, la probabilité est très élevée. Surtout en région métropolitaine [Montréal], mais aussi en Mauricie-Centre-du-Québec et à Québec.»

Il ne voit quand même pas le passage au rouge survenir aussi vite que d’ici la fin de la semaine. «Mais ça dépend comment les gens vont mettre en pratique les recommandations. Les choses peuvent aller vite», prévient le directeur de santé publique du Québec.

Afin d’éviter de congestionner encore plus les centres de dépistage, le Dr Arruda ne demande par ailleurs aux gens d’aller se faire tester pour la COVID-19 que s’ils ressentent des symptômes, s’ils ont été en contact avec quelqu’un déclaré positif ou si les autorités de la Santé publique le leur demande.