Même si quelques murs de brique tiennent encore debout, la démolition de l’école Stadacona est bien avancée.
Même si quelques murs de brique tiennent encore debout, la démolition de l’école Stadacona est bien avancée.

La démolition de l'école Stadacona commencée

L’odeur de poussière est forte sur l’Avenue François 1er. Au coin de la rue de l’Acadie, l’école Stadacona n’est plus. Même si quelques murs de brique tiennent encore debout, la démolition du bâtiment patrimonial est bien avancée.

Afin de laisser place au nouveau Lab-École, la firme CFG construction, qui a obtenu l’appel d’offres pour la démolition, a récemment débuté ses travaux à l’ancienne école Stadacona, présente dans le paysage du quartier Limoilou depuis 79 ans.

Du trottoir, on aperçoit facilement les trous béants d’anciennes fenêtres dans la façade de l’édifice. Le côté gauche du bâtiment a été rasé par la machinerie. Plusieurs tas de briques et de débris jonchent actuellement le sol. L’équipe de construction a érigé un périmètre de sécurité autour de l’édifice. Des blocs de béton, de hautes clôtures métalliques et des écriteaux «Danger» dissuadent les curieux d’entrer à l’intérieur de l’édifice fragilisé.

En bref

En 2018, Philippe Couillard, premier ministre de l’époque, a annoncé la mise en place d’un Lab-École sur le terrain de l’ancienne école Stadacona. Dès le début du projet, une confusion régnait au sein des instances décisionnelles à propos de l’avenir du bâtiment patrimonial. Malgré plusieurs discours contradictoires, la Commission scolaire écrivait, dans son appel d’offres, qu’elle envisageait deux options pour le projet : la démolition de l’ancienne école ou sa rénovation.

C’est finalement en février dernier que la nouvelle est tombée : la Commission scolaire de la Capitale a accepté un appel d’offres concernant la déconstruction du bâtiment historique. Avant le début de la démolition, des travaux devaient avoir lieu afin de retirer l’amiante qui était présente dans les murs de l’établissement.

En 2017, Pierre Thibault, Pierre Lavoie et Ricardo Larrivée ont lancé Lab-École dans le but de moderniser les écoles québécoises sur trois niveaux : «l’environnement physique, le mode de vie sain et actif et l’alimentation». Chacun des sept projets répartis à travers la province, soit à Rimouski, Granby, Gatineau, Montréal, Maskinongé, Saguenay et Québec, s’intègrent à sa communauté. Le nouveau Lab-École du quartier Limoilou, situé dans un secteur défavorisé de la Ville de Québec, souhaite devenir «un lieu de rassemblement et de partage» et mettre «l’enfant et la communauté au cœur même de ses priorités».