Dans le cadre des travaux de démolition, 105 anciens logements militaires, qui se trouvent dans 48 bâtiments, 49 garages situés dans 7 bâtiments, et l’ancien Centre de la Famille Valcartier seront détruits.

La Défense nationale démolit le quartier militaire de Sainte-Foy [VIDÉO]

La Défense nationale procède depuis quelques jours à la démolition de 56 bâtiments du quartier militaire du secteur de Sainte-Foy. Abandonnés depuis des années, les bâtiments étaient désuets selon les militaires.

Dans le cadre de ces travaux, ce sont 105 anciens logements militaires qui se trouvent dans 48 bâtiments, 49 garages situés dans 7 bâtiments, et l’ancien Centre de la Famille Valcartier qui seront détruits. «Ces unités de logement avaient atteint la fin de leur cycle de vie et n’étaient plus requises», a expliqué le porte-parole de la Défense nationale, Daniel Le Bouthillier.

Lors d’une visite antérieure, les Forces canadiennes ont également décelé de l’amiante. «Des dispositions seront également prises aux fins de l’enlèvement approprié et de l’élimination sécuritaire des matériaux dangereux avant que soient entamés les travaux de démolition des bâtiments», a-t-il écrit dans un courriel envoyé au Soleil.

Des 14,32 hectares de terrain où se trouvait l’ancienne zone d’unités d’habitation, 2,06 hectares ont été utilisés pour la construction du nouveau manège militaire de Sainte-Foy. À la suite de la consolidation de l’hébergement militaire dans la région de Valcartier en 2017, les 12,26 hectares restants du terrain sont devenus excédentaires.

Les travaux devraient durer jusqu’en janvier 2019, et au printemps, un aménagement paysager est prévu avec de l’herbe fraîche afin de restaurer le terrain.

Des discussions sont en cours avec les groupes autochtones, les autres paliers du gouvernement, la Société immobilière du Canada, et la collectivité locale pour décider de l’avenir du terrain.

Le FRAPRU surpris 

Le Front d’action populaire en réaménagement urbain (FRAPRU) s’étonne de la décision de l’armée de détruire ces logements. «Quand nous y sommes allés en 2017, on a vu des logements en très bon état. Des logements qui auraient pu héberger des familles», a dénoncé la porte-parole du FRAPRU, Véronique Laflamme.

Selon Mme Laflamme, le fédéral utilise normalement les bâtiments excédentaires pour des besoins sociaux et communautaires. Elle est donc surprise de la décision.