Durant la période où il sera mis à l'écart de la société, le juge Claude Tremblay a invité le jeune à réfléchir à ce qu'il pouvait faire pour être utile, à se trouver une mission. «Tu es en vie et tu as du potentiel pour réaliser de belles choses», souligne le magistrat.

La charte des valeurs contreviendrait au droit du travail

Évoquant des «conséquences importantes sur le droit du travail», la Fédération autonome de l'enseignement (FAE) juge que le projet de charte de la laïcité du gouvernement péquiste est inconstitutionnel.
C'est du moins la conclusion de l'avis juridique du syndicat qui représente 32 000 enseignants dans la région montréalaise et rendu public ce matin. Celui-ci sera présenté lorsque la FAE sera convoquée devant la commission parlementaire au mois de mars.
Ainsi, selon le président de l'organisation, Sylvain Mallette, puisque les commissions scolaires ont l'obligation de mettre en application le programme d'accès à l'égalité à l'emploi, elles sont tenues d'éviter d'être discriminatoires à l'égard des employés.
Charte canadienne
«Or, le projet de loi 60 vient dire que pour certaines personnes qui portent un signe religieux, l'employeur pourrait refuser de maintenir le lien d'emploi ou pourrait refuser de procéder à l'embauche», explique-t-il. «C'est encore plus grave parce que les personnes qui risquent d'être le plus visées, ce sont les femmes, qui sont souvent victimes de discrimination», poursuit M. Mallette, détaillant le raisonnement des avocats embauchés par la FAE pour rédiger l'avis juridique.
À l'intérieur de celui-ci, Me Pierre Brun et Me Josée Lavallée, de la firme Melançon, Marceau, Grenier et Sciortino, écrivent que la charte de la laïcité est inconstitutionnelle «au moins en regard de la liberté de religion, d'expression et au droit à l'égalité protégés par la Charte canadienne». La liberté d'association est aussi en cause selon eux puisque le «projet de loi prévoit l'imposition de politiques et de mesures qui deviennent partie intégrante des conditions de travail sans qu'elles n'aient été négociées».
«Compte tenu de la présente opinion et des conséquences importantes sur le droit du travail de certains de leurs membres qui ne seraient pas prêts à se plier à cette charte, nous croyons que tous les syndicats concernés devraient s'interroger fortement sur leur devoir voire même leurs obligations de contester de telles mesures devant les tribunaux», arguent les juristes.