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Carnaval de Québec : un second défilé plus au point [PHOTOS]

Après la déception du premier «défilé-spectacle» du Carnaval, une mise au point avait été faite pour le second qui avait lieu samedi soir. Rien de majeur; on n’a quand même pas ramené les duchesses, les knucks, les majorettes ou la fanfare du Patro Roc-Amadour; mais des ajustements qui ont redonné du rythme à l’oeuvre et débouché sur une «parade» plus à point à la hauteur des attentes des organisateurs.

Les cinq «tableaux» présentés lors du premier défilé sont tous revenus, mais certains ont été modifiés, notamment celui de la troupe Interférence d’où on avait retiré le poème un peu surréaliste récité par une voix d’outre-tombe, ajouté une musique plus rythmée et habillé le directeur de la troupe avec un veston à paillettes plutôt qu’un uniforme noir. Les gars et les filles de Flip-Fabrique, dont personne n’avait rien à redire lors du premier défilé, étaient de retour avec leurs pelles et leurs acrobaties, tout comme la D.J. et son char pyrotechnique dont les colonnes de flammes apportaient une chaleur bienvenue à la foule. 

Les «métalleux» de Dance Laury Dance étaient de retour eux aussi, même si certains trouvaient que la musique lourde s’alliait moins bien avec un carnaval dans le premier défilé. Il faut cependant admettre que Max Lemire et sa bande savent comment mettre le «party» et que leur char était probablement l’un des plus réussis avec ses sculpteurs sur glace à la tronçonneuse et au lance-flammes. 

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Nouveau déversement d’eaux usées dans le fleuve à Québec

La Ville de Québec procèdera à un nouveau déversement d’eaux usées dans le fleuve dès lundi, pour un maximum de cinq jours. Quelque 125 millions de litres de souillures pourraient ainsi se retrouver dans la nature plutôt que dans une usine de traitement.

Les ouvriers s’affaireront sur une conduite de 90 centimètres installée sur la rive à proximité du pont Pierre-Laporte, a annoncé la mairie par communiqué vendredi. L’administration municipale a jugé préférable d’entretenir le tuyau de béton plutôt que de courir le risque d’une rupture : «À défaut de réaliser ces travaux planifiés, un bris majeur pourrait entrainer un déversement d’eaux usées de plus grande importance et incontrôlable.»

Quelque 13 millions de litres de pollution avaient été déversés au même endroit en décembre quand les équipes d’inspection avaient ausculté la conduite. Une opération qui avait duré une dizaine d’heures.

Encore une fois, la Ville demande la collaboration des citoyens. Si vous habitez dans les secteurs de Sainte-Foy et de Sillery, les autorités souhaitent que vous réduisiez votre production d’eaux usées durant les travaux. «Ceci peut se refléter par le fait de prendre une douche plutôt qu’un bain, ou par le report d’un lavage de quelques jours lorsque possible, par exemple», explique la conseillère en communication, Wendy Whittom. «La production d’eaux usées ne peut pas être interrompue, mais lorsqu’elle peut être réduite, nous y gagnons tous.»

La Ville assure que l’impact sur l’environnement sera minime. Entre autres, parce que le débit d’eaux usées serait le plus bas de l’année en février à cet endroit. Aussi parce que les salissures seront diluées dans le fleuve : «On rappelle que le débit moyen […] est de 12 millions de litres à la seconde».

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Une formule «bonifiée» pour la Semaine numériQC

La capitale sera l’hôte du 4 au 14 avril de la quatrième présentation du rendez-vous francophone international Semaine numériQC (SNQC).

«Pour demeurer vivante, créative et compétitive sur le marché local et international, la communauté numérique a besoin de se retrouver et d’échanger», explique par voie de communiqué Carl-Frédéric De Celles, président du conseil d’administration de Québec numérique, l’organisme qui chapeaute la SNQC et président d’iXmédia.

Le programme 2019 compte plus de 200 activités et conférences dans une formule «bonifiée», principalement regroupée au Terminal du Port de Québec.

«Il faut provoquer les rencontres, permettre aux professionnels comme à la relève de développer différents réseaux de contacts et de briser les silos. Depuis quatre ans, la Semaine numériQC est le théâtre de cette synergie dont les bénéfices ont des retombées pour l’ensemble de l’économie québécoise », ajoute M. De Celles.

La rencontre se décline en plusieurs sous-événements. Ainsi, le Web à Québec (WAQ) sera de retour pour une neuvième année, du 9 au 11 avril. Des sommités internationales du numérique viendront partager leurs savoirs aux participants.

Autre exemple, la journée du 8 avril réunira trois événements sous un même toit : Rendez-vous iA Québec, qui s’intéresse à l’intelligence artificielle; Insurtech QC, un événement qualifié «d’incontournable» pour les professionnels du domaine de l’assurance; et la journée de la Réalité augmentée Québec, dédiée à la réalité virtuelle et augmentée. 

Toujours le 8 avril sera présenté pour la première fois SéQCure, un nouveau rassemblement en cybersécurité et sécurité de l’information.

La Semaine numériQC se veut, selon les organisateurs, un événement fédérateur coordonné par Québec numérique dont les objectifs sont de «réunir les communautés numériques et favoriser les échanges d’apprentissages, démocratiser le numérique auprès de la population et des clientèles d’affaires d’autres domaines et mettre de l’avant les innovations.

Pour obtenir la programmation complète, incluant le volet grand public, consultez la page Internet de l’événement au www.semainenumeriqc.com.

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Un site Web et une campagne de financement pour «sauver» la Pointe Argentenay

Le groupe de citoyens qui veut contrecarrer les plans d’un promoteur afin de préserver la Pointe Argentenay dans son état actuel lance un appel au public pour se financer. Préparer toutes les représentations devant la Commission de protection du territoire agricole et divers ministères prend du temps et des moyens professionnels, disent ses responsables, et il est maintenant temps de passer le chapeau.

«Le plus gros du travail à l’heure actuelle, c’est d’aller chercher l’avis d’experts sur la question de l’eau, l’impact du déboisement, quel sera ce déboisement-là, etc. […] C’est là que vont tous nos fonds», dit Caroline Roberge, porte-parole de Regroupement de citoyens pour la sauvegarde de la Pointe Argentenay et résidente de Saint-François.

Un site Web, sauvegarde-argentenay.org, a été lancé tout récemment pour recueillir les dons. L’objectif est d’amasser 50 000 $.

La Pointe Argentenay est située à l’extrémité est de l’île d’Orléans. Elle est détenue en partie par Conservation de la nature Canada, un organisme qui acquiert des terrains naturels pour les préserver, et en partie par les Scouts de Québec, qui y tiennent des camps depuis longtemps.

Ces derniers ont toutefois conclu une entente avec l’entreprise de villégiature Huttopia, l’année dernière, en vertu de laquelle ils leur louent leur partie du terrain pour une durée de 50 ans. Huttopia entend y construire des emplacements de tentes permanentes et des chalets qui pourraient accueillir jusqu’à 500 personnes en période estivale.

C’est à ce projet que s’opposent Mme Roberge et son regroupement — ainsi que bien d’autres personnes puisqu’une pétition virtuelle lancée il y a trois mois approche maintenant des 9000 signatures, alors que la population de Saint-François-de-l’île-d’Orléans n’est que d’un peu plus de 500 personnes. Le Soleil avait ébruité le projet à la fin de l’été dernier, quand plusieurs citoyens du secteur nous avaient fait part de leurs inquiétudes.

Cependant, la municipalité de Saint-François a déjà donné son appui au projet d’Huttopia et sa mairesse, Lina Labbé, a pour sa part soutenu au Soleil entendre beaucoup d’avis favorables, puisque cela attirerait beaucoup de gens (et de consommateurs) au bout de l’île. La MRC de l’île a elle aussi donné son aval.