Élections 2018

Route de contournement à Château-Richer: «Ça prend une décision politique»

Dans l’attente d’une «décision politique» qui permettrait la construction d’une route de contournement, Château-Richer exécutera des travaux d’urgence pour sécuriser la côte de La Chapelle où un poids lourd a percuté une maison à l’été.

C’était le 2 août. Le conducteur d’un camion-benne qui tentait de négocier une courbe a perdu la maîtrise de son véhicule avant d’aller s’écraser sur un duplex de l’avenue Royale en contrebas.

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Depuis quatre à cinq ans, l’intensification des activités de deux carrières situées dans les terres a causé une hausse du trafic lourd dans cette côte et sur la route de Saint-Achillée.

Le maire Jean Robitaille a bien rencontré le ministère des Transports pour évaluer la possibilité de construire une route de contournement. Le projet était déjà sur la planche à dessin avant l’accident d’août. «Ils ont de l’argent pour la réfection de routes existantes, mais pas pour la construction de nouvelles routes», indique-t-il au Soleil.

Le coût de construction est évalué à 8,8 millions $. Une somme trop importante pour la municipalité de 4100 habitants au budget d’un peu plus de 6 millions $. Alors que faire?

«Ça prend une décision politique», soutient le maire. En pleine campagne électorale, il aimerait que les candidats de Charlevoix-Côte-de-Beaupré se prononcent sur ce qu’ils comptent faire pour résoudre le problème.

Dans l’immédiat, le conseil municipal a décidé d’agir rapidement. «Nous sommes en appel d’offres auprès de firmes d’ingénieurs pour rendre la côte plus sécuritaire et pour que les gens dorment en paix. On pense que ça va finir par l’installation d’une glissière de sécurité qui peut résister à l’impact d’un poids lourd, mais il faut un avis d’experts», souligne-t-il. Idéalement, les travaux seront exécutés avant l’hiver.

Parallèlement, Château-Richer tente de réglementer plus sévèrement le trafic des poids lourds dans ce secteur. «On aimerait qu’il n’y ait pas de circulation lourde pendant l’arrivée et le départ des enfants de l’école située tout près. De plus, on remarque que les camions sont de plus en plus gros. C’est pourquoi on veut limiter le nombre d’essieux permis. Nous sommes en attente de réponses pour savoir si nous en avons le pouvoir», conclut M. Robitaille.

La Capitale

Sauvegarde du Marché du Vieux-Port: l’opposition fait front commun

Les deux conseillers de Québec 21 et celui de Démocratie Québec ont déposé une résolution conjointe, lundi, au conseil municipal pour demander le maintien du Marché public du Vieux-Port de Québec.

Pour une énième fois, le chef de Québec 21, Jean-François Gosselin, et le conseiller de Cap-aux-Diamants, Jean Rousseau, tentent de faire changer d’idée l’administration Labeaume.

«Nous, ce qu’on demande au maire, c’est de commuer la peine de mort qui a été décrétée à l’endroit du Marché», a lancé M. Rousseau. «Les preuves accumulées contre lui sont tout à fait fausses. Il y a du stationnement et l’histoire des sols contaminés, c’est une farce», poursuit-il.

«C’est un service de proximité important, mais il dessert également toute la région de Québec, renchérit M. Gosselin. Au lieu de mettre 2,5 millions $ pour un marché satellite [temporaire] à la Place de Paris, investissons cet argent ici pour faire une mise à niveau. C’est un endroit merveilleux autant pour les citoyens que les touristes», poursuit le conseiller de Sainte-Thérèse-de-Lisieux. 

La Capitale

Le financement du Diamant de Robert Lepage va bon train

C’est un Robert Lepage toujours aussi à l’aise devant une assistance, composée cette fois d’hommes et de femmes d’affaires de la Chambre de commerce et d’industrie de Québec, qui a présenté lundi les grandes lignes de son projet Le Diamant, dont l’ouverture officielle est prévue pour septembre 2019.

Si l’essentiel de son allocution avait déjà fait l’objet d’une rencontre de presse il y a un an, l’homme de théâtre était cette fois en représentation afin de sensibiliser la communauté d’affaires, réunie au Manège militaire, à l’importance de soutenir ce nouveau joueur du paysage culturel de la capitale.

Aussi a-t-il été permis d’apprendre au cours de son discours que la campagne de financement du Diamant a permis d’amasser jusqu’à maintenant 7 millions $ sur un objectif de 10 millions $.

«Nous sommes confiants d’atteindre notre objectif d’ici un an», croit Lepage. Le gouvernement du Québec contribue à hauteur de 30 millions $ au projet. Dix autres millions de dollars proviennent du gouvernement fédéral et 7 millions $ de la Ville de Québec.

Le metteur en scène estime que Québec a tout à gagner à devenir «une capitale culturelle», comme l’a fait il y a une vingtaine d’années Bilbao, en Espagne. L’ouverture d’un musée Guggenheim dans cette ville, jusqu’alors en déclin économique, a contribué à son essor, à telle enseigne qu’elle s’est vue décerner le titre de ville européenne la plus innovante de 2018.

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Dans la même veine, a-t-il poursuivi, la petite ville ontarienne de Stratford, avec son festival de théâtre annuel, est un exemple à suivre pour séduire une clientèle extérieure, 30 % des spectateurs habitant dans un rayon de 150 et 700 kilomètres, et 10 % entre 700 et 3500 km.

La Capitale

Pierres américaines pour restaurer la Citadelle: «incroyable», juge Labeaume

Le maire de Québec, Régis Labeaume, juge «incroyable» que les pierres choisies pour restaurer une partie de la Citadelle soient importées des États-Unis alors qu’une carrière de la Rive-Sud offre le bon matériau.

ICI Radio-Canada rapportait lundi matin que le Grès vert prélevé à Lévis a été utilisé pendant des siècles pour l’érection des fortifications de la capitale. 

La Défense nationale a toutefois confié le contrat de réfection du Bastion du roi à un entrepreneur qui préfère aller chercher de la pierre bleue de Pennsylvanie. 

«Pourquoi il y a une carrière où il y a le même genre de pierres et on réussit à aller en chercher aux États-Unis?» s’interroge Régis Labeaume. «On se demande comment on peut arriver à un résultat comme ça. C’est assez incroyable.»