La Capitale

Patro de Charlesbourg: de nouveaux modules pour faire bouger les aînés [VIDÉO]

Le parc de modules d’entraînement pour jeunes et moins jeunes s’agrandit au Patro de Charlesbourg. De nouveaux équipements se sont ajoutés au projet notamment financé par le programme Nouveaux-Horizons pour les aînés du gouvernement du Canada. 

Le député fédéral de Charlesbourg–Haute-Saint-Charles, Pierre Paul-Hus, était d’ailleurs présent à l’inauguration de cette deuxième phase, vendredi. À voir, notre reportage vidéo. 

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La Capitale

Qui a tué Blanche Garneau?

Le corps de Blanche Garneau, 21 ans, a été retrouvé au Parc Victoria le 28 juillet 1920, il y aura 100 ans l’an prochain. Les derniers acteurs et témoins qui auraient pu éclairer le mystère sont aujourd’hui disparus. À moins que surgisse une confession quelque part dans des archives familiales, on ne saura jamais la vérité sur ce qui fut une des plus retentissantes histoires des annales judiciaires de Québec.

Une explosive théorie du complot voulait que les auteurs du viol et du meurtre aient été des fils de députés que les autorités politiques et judiciaires ont voulu protéger.

Cette thèse fut répercutée par des journaux, publications et œuvres de fiction qui n’ont rien à envier aux «fake news» et réseaux sociaux d’aujourd’hui. Cette thèse courait encore dans les années 70.

Le journal montréalais ultramontain (religieux) Le Franc Parleur avait à l’époque distribué un pamphlet vitriolique dans la basse-ville de Québec intitulé «La non vengée».

On y évoquait un «Club des Vampires» fréquenté par de jeunes hommes de la haute qui y attiraient des jeunes femmes pour en abuser.

L’histoire était invraisemblable, mais a longtemps nourri la perception d’un cover up politique et d’une justice à deux vitesse. Une pour les élites de la haute-ville et une autre pour les classes ouvrières et miséreuses de la basse-ville résignées à leur sort, en bon catholiques.

Ces disparités sociales ne sont cependant pas la seule explication à la résonance de cette histoire.

Des avocats et politiciens ont utilisé l’affaire Garneau à des fins partisanes.

Pour un, l’avocat nationaliste Armand Lavergne, ennemi acharné du premier ministre Louis-Alexandre Taschereau, ne se privait pas de colporter les rumeurs de corruption sur son adversaire.

Me Lavergne représentait alors un bûcheron qui fut accusé du meurtre de Blanche Garneau et avait intérêt à détourner l’attention vers d’autres suspects.

Il a aussi représenté l’éditeur de The Axe, un torchon publié à Montréal qui avait mis en cause deux députés libéraux.

Excédé, Taschereau fit voter une loi pour alourdir la peine de prison de l’éditeur et déclencha une Commission royale d’enquête qui blanchira tout le monde. Cette réaction intempestive ajoutera aux rumeurs.

Déjà que le double statut de Taschereau comme premier ministre et procureur général de la province ouvrait la porte aux spéculations.

Une telle proximité du politique et du judiciaire nous paraîtrait impensable aujourd’hui. Sauf une fois au chalet, dans l’affaire SNC-Lavallin.

Lorsqu’il a quitté la vie publique dans les années 70, le vénérable député Maurice Bellemare, alors doyen de l’Assemblée Nationale, mettra en garde les jeunes qui veulent se lancer en politique : «Éloignez-vous des femmes! Qu’on se souvienne de l’Affaire Blanche Garneau».

L’auteur Réal Bertrand rapporte la déclaration dans son ouvrage documentaire Qui a tué Blanche Garneau?

La Capitale

Île d'Orléans: la rencontre avec le ministère de la Culture laisse les citoyens en attente [VIDÉO]

Les deux porte-parole du Regroupement de citoyens de l’Île d’Orléans ont enfin rencontré le ministère de la Culture concernant les demandes de permis difficiles en raison des consignes entourant le patrimoine. Même si elles ont finalement été entendues, le dossier est encore loin d’être réglé.

Le 3 juillet dernier, Le Soleil indiquait que l’administration du ministère de la Culture et des Communications était prête à rencontrer les citoyens de l’île. Ces derniers demandaient pourtant une rencontre depuis plus d’un an, sans jamais avoir de nouvelles. Le 10 juillet, Jeanne d’Arc Delisle et Caroline Roberge pouvaient finalement s’asseoir avec la direction générale du Ministère.

«On a d’abord était surprises. On a mentionné aux médias que le ministère était prêt, semble-t-il, depuis longtemps à nous rencontrer et à écouter nos revendications..., indique Mme Delisle. C’est sûr qu’on ne s’entendait pas à ce que tout soit réglé lors de cette rencontre-là. Le Ministère nous a expliqué les démarches qui étaient en cours. On nous a aussi rappelé que le Ministère avait bonifié le programme d’aide financière et qu’on travaillait sur une délégation de responsabilités auprès des municipalités. Ce sont des choses qu’on savait déjà.»

Les résidentes de l’île ont rappelé à la direction générale qu’elles avaient déjà identifié des solutions qui pouvaient être rapidement mises en places pour régler une grande partie des irritants. Mais avant de faire quoi que ce soit, le Ministère semble attendre les recommandations du Conseil du patrimoine culturel du Québec.

À la demande de la ministre Nathalie Roy, le Conseil doit analyser certains cas précis de demandes de construction ou de rénovation.

«On est sorties de là à la fois satisfaites qu’il y ait eu une première rencontre, depuis le temps qu’on la demandait, mais on reste toujours en attente. On nous dit chaque fois “donnez-nous du temps”. On ne peut plus attendre, les citoyens ne peuvent pas reporter constamment les décisions. Pendant ce temps-là, il y a des citoyens qui ont des problèmes, les toits commencent à couler», déplore Mme Delisle. 

Parmi les problèmes, on constate beaucoup de citoyens qui veulent refaire leur toit en bardeaux d’asphalte (matériel actuellement utilisé pour leur maison). Le Ministère exige cependant qu’ils utilisent de la tôle, ce qui représente une fourchette de prix bien plus élevée, même avec l’aide financière du programme mis sur pied pour soutenir les propriétaires de biens patrimoniaux.

Et la suite des choses?

Le Regroupement citoyen attend maintenant des nouvelles de ces recommandations formulées par le Conseil du patrimoine culturel du Québec. Les deux porte-parole pensent pouvoir être éclairées à ce propos avant la fin de l’été. 

«Pas plus tard que mercredi, une citoyenne m’a appelé pour me dire que sa demande d’autorisation pour réparer sa toiture en bardeaux d’asphalte a été refusée. La semaine dernière on nous dit qu’ils sont ouverts et qu’on est entendues... et après il n’y a rien qui a changé. Je rappelle qu’il y a des gens qui sont à l’heure actuelle poursuivis au pénal, l’amende pour avoir fait des travaux qui ne sont pas corrects est de 3000 $, il y a des gens qui se font poursuivre en démolition et les gens se font refuser de réparer leur toit... il faut qu’on règle ces problèmes-là avant de déléguer les pouvoirs aux municipalités. Il y a trop de choses en jeu», soulève Mme Roberge.

Les porte-parole ne sont pas fixées sur les prochaines mesures à prendre, mais elles ne lâcheront pas le morceau. Elles souhaitent que les citoyens puissent entretenir leur maison selon leurs capacités financières.

«Souvent, on entend ça : “À l’île d’Orléans les gens sont riches”, mais non. L’île d’Orléans, d’abord et avant tout, c’est un milieu agricole, à une certaine époque il y avait des marins. Outre la pointe ouest de Sainte-Pétronille qui a été habitée par l’aristocratie, ce n’est pas un haut lieu de richesse», dénonce aussi Mme Roberge.

La force du regroupement

La création du Regroupement de citoyens a permis d’identifier des problèmes partagés par plusieurs. Les citoyens se sont vite rendu compte qu’ils étaient tous dans le même bateau.

«On se sent plus forts, les gens se sentent moins isolés», exprime Mme Delisle.

Grâce à toutes les informations rassemblées, les porte-parole ont pu dresser un portrait complet du problème sur l’île, depuis la parution du nouveau Plan de conservation du site patrimonial de l’île d’Orléans en 2017.

«Individuellement, devant cette grosse machine administrative qu’est le ministère de la Culture, le citoyen seul n’a pas de force. La force de notre regroupement c’est d’être un grand groupe et de dénoncer que ça n’arrive pas juste à une seule personne», termine Mme Roberge.

Capitales

Pour la première fois de leur histoire, les Capitales retranchent un Cubain

Pour la première fois de leur histoire, les Capitales de Québec ont retranché un joueur cubain de leur alignement en plein cœur d’une saison. À la veille de son départ pour les Jeux panaméricains, le lanceur Vladimir Garcia a été avisé qu’il ne reviendrait pas à Québec pour y terminer le calendrier.

Contrairement à l’arrêt-court Yordan Manduley et au premier-but Stayler Hernandez, qui s’aligneront toujours avec les Capitales après le tournoi disputé à Lima, au Pérou, le lanceur droitier retournera plutôt dans son pays.

Il faut dire que Garcia a été une vive déception depuis son arrivée à Québec. En huit matchs, il a conservé une fiche de 1-4 et une ronflante moyenne de points mérités de 7,66. En fait, il a concédé 21 points mérités en 24,2 manches de travail éparpillées entre cinq départs et trois sorties en relève.

Le gérant des Capitales, Patrick Scalabrini, lui a fait savoir que son séjour au Canada était terminé après le match de mercredi, à Trois-Rivières, où il a encore éprouvé des ennuis. «Je pense qu’il comprenait la raison, il sait qu’il n’a pas fait le travail. On l’a essayé comme partant et en relève, mais dans les deux cas, ça n’a pas fonctionné», a expliqué Scalabrini à propos de sa décision de ne pas ramener le lanceur de 37 ans avec l’équipe après les Jeux panaméricains.

Comme ses deux compatriotes, Garcia s’est envolé pour rejoindre l’équipe nationale cubaine, jeudi. Lundi, ce sera au tour des joueurs canadiens de rejoindre leur sélection, soit Tyson Gillies, Dustin Molleken et Scott Richmond.

Pour compenser la perte de Garcia, les Capitales ont offert un contrat à Austin Chrismon, libéré par les Champions d’Ottawa, ces derniers jours. Il montrait un dossier de 2-3 avant d’être retranché par les Champions et de 26-27 en quatre saisons à Ottawa. Il devrait faire sa rentrée mardi, à Québec, contre les Aigles de Trois-Rivières.

Les Capitales ont aussi mis sous contrat le voltigeur canadien de 26 ans Connor Panas, qui a joué au niveau AAA dans les filiales des Padres de San Diego, cette saison. Il montre une moyenne en carrière de ,249 et revendique une saison de 18 circuits dans la Ligue de la Floride (A-fort) en 2017 avec l’organisation des Blue Jays. «Il jouera quatre matchs avec nous avant de partir, lui aussi, pour les Pan-Am. Par contre, son embauche nous sécurise pour le mois d’août, puisqu’il reviendra avec nous après ceux-ci», a noté Scalabrini à propos de celui qui disputait un premier match, jeudi, contre les Aigles. Le lanceur Lachlan Fontaine a aussi été remis sur la liste des joueurs actifs.

Série importante

Vendredi, les Capitales reçoivent les Champions d’Ottawa pour une série de trois matchs au Stade Canac. Il s’agit de l’équipe qui se retrouve dans leur mire pour obtenir la quatrième et dernière place donnant l’accès aux séries.

«Je ne dirais pas qu’il s’agit de la série qui fait que ça passera ou que ça cassera parce qu’il reste encore trop de matchs à jouer pour cela. Par contre, il faut qu’on remporte nos séries contre Ottawa et Rockland, on ne peut pas les échapper. Ce sera de rêver en couleur de croire qu’on peut encore finir premier, mais je suis convaincu qu’on peut finir la saison en force. Et si on le fait, je suis certain que les autres équipes ne voudront pas nous affronter. Le passé récent de la Ligue Can-Am raconte qu’il arrive souvent que ce soit l’équipe la plus hot en arrivant dans les séries qui l’emporte.»

Karl Gélinas sera le partant des Capitales pour le premier match (vendredi à 19h) contre la formation dirigée par son ancien coéquipier, Sébastien Boucher. Dans cette série, les Capitales devront cependant se frotter à Philippe Aumont, dimanche, qui vient d’établir un record personnel et de la Ligue Can-Am avec 18 retraits au bâton dans un match.

La Capitale

Le Salon international du livre de Québec congédie son pdg, Philippe Sauvageau

Au terme d’une enquête «rigoureuse et très documentée», le Salon international du livre de Québec (SILQ) a décidé jeudi de congédier son président directeur-général Philippe Sauvageau, visé par des allégations de mauvaise gestion et d’irrégularités dans la gestion des finances de l’organisation.

En entrevue au Soleil, le président du conseil d’administration du SILQ, John R. Porter, a indiqué que la décision avait été prise à la suite d’une enquête approfondie du comité aviseur spécial qui s’est appuyé uniquement «sur des faits, et non des perceptions».

«Après des délibérations de 2h30 du conseil d’administration, il a été décidé à l’unanimité de mettre fin à [l’emploi de M. Sauvageau] avec cause, ce qui signifie qu’il n’est plus payé par le Salon du livre», a fait savoir M. Porter, précisant qu’il y avait eu «beaucoup de surprises et de déconvenues autour de la table» à la lecture du rapport d’enquête de la firme Mallette.

Mauvaises pratiques de gestion, dépenses excessives, situations de conflits d’intérêts, pratique de remboursements à l’encontre des règles comptables, absence de pièces justificatives, achats de biens personnels facturés au Salon, manque de transparence avec le conseil d’administration, autant d’éléments qui ont mené au congédiement de celui qui occupait la tête du SILQ depuis 1998.

«Il s’agit d’un dossier très rigoureux et très solide par rapport à la jurisprudence, ce qui nous rend très confortables», mentionne M. Porter.

Vacances au Bénin

M. Sauvageau avait été suspendu temporairement de ses fonctions à la mi-avril, dans la foulée de révélations du Journal de Québec faisant état de neuf voyages effectués au Bénin dans les 12 dernières années. Ces missions avaient coûté 30 000 $ au SILQ. Tous ces déplacements, avait-il affirmé, avaient comme objectif d’attirer ce pays francophone d’Afrique de l’Ouest au SILQ.

L’enquête a permis de démontrer, selon M. Porter, que la moitié de ces voyages en sol africain l’avaient été «pour des fins de vacances».

À la fin avril, M. Sauvageau s’était farouchement défendu contre les allégations qui pesaient contre lui. «Je tiens à souligner que le comité exécutif du SILQ et son président ont toujours été parfaitement informés de l’ensemble de mes activités à sa tête, y compris tous mes voyages à l’étranger et, bien sûr, de toutes les données financières du SILQ», avait-il alors déclaré, lors d’une conférence de presse où il avait apporté des gants de boxe afin de montrer qu’il avait bien l’intention de se battre avec l’énergie du désespoir afin de prouver sa bonne foi. 

L’avocate de M. Sauvageau, Dominique Bougie, a indiqué jeudi à Radio-Canada avoir reçu le mandat de son client de contester son congédiement. Me Bougie a toutefois refusé d’en dire davantage sur les motifs de la contestation.

M. Porter a fait savoir qu’il avait obtenu une «collaboration correcte» de M. Sauvageau dans le cadre de l’enquête. «Comme il l’avait manifesté, il a été entendu de longues heures.»

Refonte complète

Si à toute chose, malheur est bon, le Salon international du livre entend profiter de cette histoire pour revoir son organigramme afin d’éviter que la situation se répète. Au fil des ans, Philippe Sauvageau avait installé un «système verrouillé et opaque» et dans lequel, à titre de pdg, il «pouvait se prévaloir de toutes les libertés».

«Il avait tous les pouvoirs», poursuit M. Porter. À 79 ans, M. Sauvageau était «plus important» que le président du conseil d’administration. «Il était devenu réfractaire à toute idée de succession ou de relève.»

Pour éviter de nouvelles «dérives», M. Porter estime primordial de procéder à «une refonte complète de toute la structure de gouvernance» du SILQ.

Premier geste en ce sens, le candidat appelé à remplacer M. Sauvageau portera uniquement le chapeau de directeur général. Pour le moment, c’est l’ancien directeur général du Festival d’été, Daniel Gélinas, qui occupe l’intérim.

«J’ai appris avec l’expérience qu’on peut servir des institutions ou s’en servir. On peut dire que M. Sauvageau a servi le Salon du livre, mais qu’il s’en est aussi beaucoup servi», conclut M. Porter.

La Capitale

«Taste of Wife», la série tournée à Québec dévoilée en Corée du Sud [VIDÉO]

Les attraits de la Capitale-Nationale captés par la téléréalité sud-coréenne «Taste of Wife», fin juin, ont été dévoilés à la Corée du Sud, alors le premier des trois épisodes tout québécois était diffusé le 16 juillet.

Après la série Goblin en 2016, la ville de Québec accueillait son second tournage sud-coréen, du 24 au 29 juin.

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L’émission produite par TV Chosun, qui rejoint globalement quelque 7,2 millions de téléspectateurs, a dévoilé trois clips, sans sous-titres malheureusement, disponibles sur la chaîne YouTube de TV Chosun. Et les références à la série Goblin y sont nombreuses.

Hong Hyun-hee humoriste primée très présente à la télévision, s’émerveille devant la fameuse boîte aux lettres du Château Frontenac.

Avec Yeon Jeseung, son mari, ils font également la rencontre de la ministre du Tourisme, Caroline Proulx.

Rappelons que L’OTQ a investi 20 000 $ pour accueillir l’équipe de tournage d’une quinzaine de personnes. L’équivalent en achat publicitaire s’élèverait à 5,8 millions $, selon les calculs de l’organisation.

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La Capitale

Bordel routier à prévoir à Québec en fin de semaine

Prévoyez un temps de parcours plus long pour traverser la capitale si vous prenez la route en fin de semaine. Des entraves majeures en lien avec les travaux sur l’autoroute Henri-IV rendront la circulation très difficile de samedi à dimanche en ce début de vacances de la construction.

Transports Québec annonce la fermeture complète de l’accès à l’autoroute Henri-IV en direction nord à la hauteur de l’échangeur Henri-IV/Félix-Leclerc (la Capitale) du samedi 20 juillet à 17h30 au dimanche 21 juillet 15h.

Les automobilistes qui veulent se diriger vers Val-Bélair et Shannon devront faire un détour en empruntant Félix-Leclerc et les bretelles des boulevards Masson/l’Ormière.

Au même moment, il y aura fermeture complète de l’accès à l’autoroute Henri-IV Sud pour les gens qui circulent sur Félix-Leclerc en direction ouest. La fermeture est effective de 18h30 samedi à dimanche 15h.

Un autre important détour est prévu. Ils devront emprunter la bretelle de l’autoroute Henri-IV Nord et revenir vers le sud en empruntant les bretelles de l’avenue Chauveau. 

La circulation risque d’être grandement perturbée sur l’ensemble du système artériel de la capitale. 

Les automobilistes en provenance de l’ouest de la ville et des ponts qui veulent éviter le trafic sur Henri-IV ont des options limitées, outre le contournement proposé. Même chose pour ceux qui arrivent de l’est en empruntant Félix-Leclerc. 

Il est toujours possible d’emprunter Robert-Bourassa et Charest ou encore faire un grand détour par le centre-ville et rouler sur l’autoroute Laurentienne. Par expérience, le résultat escompté ne sera peut-être pas celui souhaité.

Il faut dire que l’autoroute Félix-Leclerc à la hauteur des sorties du boulevard Pierre-Bertrand fait déjà l’objet d’importants travaux de réfection où d’importantes files d’automobiles sont constatées chaque jour depuis le début de l’été.

Pas le choix

«On en est conscient des inconvénients», lance Guillaume Paradis de la direction des communications du ministère des Transports. Il n’y a jamais de bonnes fins de semaine pour réaliser ces travaux. Avant, c’était le festival d’été. Et on ne voulait pas faire ça un soir de festival», ajoute-t-il.

«On doit le faire à ce moment-ci. C’est quand même assez rapide. Je vous dirais que c’est la moins pire des solutions», reconnaît celui qui rappelle que les usagers vivent actuellement les «plus grosses années du chantier».

Le coût de projet des travaux d’élargissement de l’autoroute Henri-IV s’élève à 290 millions $. À date, le ministère a octroyé 175 millions $ en contrat pour les travaux débutés à l’automne 2018. «Nous allons être envahissants encore deux ans», prévient M. Paradis. Les travaux s’échelonneront jusqu’en 2023.

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Québec 21: Richard Côté nommé directeur de cabinet

La directrice de cabinet de l’opposition officielle à l’hôtel de ville, Zoé Couture, quitte ses fonctions. Elle sera remplacée par l’actuel conseiller spécial du parti, l’ex-conseiller municipal Richard Côté.

Le chef de Québec 21, Jean-François Gosselin, en a fait l’annonce, jeudi, par voie d’un communiqué signé conjointement avec Mme Couture. 

Celle-ci avait intégré l’équipe Gosselin en 2018 comme directrice des communications. Elle était auparavant directrice de cabinet du maire de Lévis, Gilles Lehouillier, depuis octobre 2015. Elle a fait ses premières armes en politiques comme attachée de presse de l’ex-ministre libéral délégué aux Transports, Jean D’Amours.

Remerciements mutuels

«Exerçant un leadership naturel dès son arrivée, Mme Couture a joué un rôle de premier plan au sein de mon équipe. Professionnelle passionnée et dévouée, elle a relevé avec brio son mandat visant à unifier la structure organisationnelle du cabinet et à renforcer la force de frappe médiatique de notre formation politique», écrit M. Gosselin.  

«J’ai eu le privilège de côtoyer un politicien authentique et honnête, qui a à cœur l’intérêt des citoyens, ajoute Mme Couture. Nous avons travaillé sur des dossiers d’envergure et je suis convaincue que monsieur Gosselin saura, avec son équipe aguerrie, présenter la vision solide et rassembleuse à laquelle aspirent les gens de Québec», dit celle qui part explorer d’autres «horizons professionnels».

Continuer à construire

À compter du 16 août, Richard Côté, ex-conseiller municipal avec Équipe Labeaume, prendra sa place. «C’est avec plaisir que j’ai accepté le poste. J’entends mettre mon expérience au profit de cette jeune équipe et continuer de construire notre vision pour 2021.»

M. Côté a joint l’équipe de Québec 21 en février à titre de conseiller spécial. M. Gosselin l’avait mandaté pour restructurer le parti, durement amoché après des semaines de turbulences qui ont mené à la démission de cinq membres de son conseil d’administration.

Le nouveau directeur est connu pour son implication dans la sphère politique municipale pendant près de 20 ans. Il a été conseiller de l’ex-Ville de Vanier en 1995, puis de la nouvelle Ville de Québec à partir de 2002. Il a occupé le poste de vice-président du comité exécutif à la Ville de Québec et de président d’ExpoCité de 2007 à 2013. 

Parmi ses dossiers, il était responsable des ressources humaines, de la sécurité publique, des négociations des conventions collectives, des audits du rôle d’évaluation, des finances, du programme triennal d’immobilisations et du budget.

Il est le troisième chef de cabinet de Québec 21 depuis l’arrivée du parti sur la scène municipale en octobre 2017. Le premier à occuper ce poste était Martin Paquet, nommé de façon temporaire, avait affirmé la formation politique après son départ en octobre 2018. Mme Couture avait alors pris la relève. Elle était en poste depuis seulement neuf mois.

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Un parc de conservation juste au-dessus du troisième lien [VIDÉO]

La diversité naturelle du parc de la Pointe-De la Martinière pourra être totalement préservée, assure le maire de Lévis Gilles Lehouillier, même si le tunnel du troisième lien entre Québec et Lévis doit être construit juste en-dessous.

«Avec l’option que le gouvernement a retenue, on minimise les impacts non seulement à l’île d’Orléans, mais aussi dans le territoire de Lévis», a soutenu M. Lehouillier mercredi, alors qu’il procédait à l’ouverture officielle du pavillon d’accueil du parc de la Pointe-De la Martinière. 

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Les employés des plaines d’Abraham mettent fin à leur grève

Les employés des plaines d’Abraham ont voté à 89 % en faveur d’une nouvelle convention collective mercredi, ce qui met fin à la grève, qui durait depuis le 25 juin. Leur retour au travail est prévu jeudi.

Cette nouvelle convention collective permet aux salaires de la cinquantaine d’employés de faire un bond de 22 %. Ces horticulteurs, guides, préposés à l’accueil et à l’entretien ménager ne rattrapent toutefois pas les salaires de leurs collègues qui travaillent chez Parcs Canada, avec qui la différence de salaire pouvait aller jusqu’à 42 %.

«On est quand même très heureux, parce qu’on a fait un grand bond en avant», commente Claudia Bellavance, membre de l’équipe de négociation affiliée à l’Alliance de la fonction publique du Canada. 

Mme Bellavance croit que c’est cette grève, tenue au tout début de la saison estivale, qui a permis de faire débloquer les choses avec l’employeur, la Commission des champs de bataille nationaux (CCNQ). Ses employés étaient sans contrat de travail depuis le 31 octobre 2017. 

La CCNQ n’a pas voulu commenter le dénouement du conflit de travail mercredi ou les effets qu’il a pu avoir sur les plaines d’Abraham, qui sont tout de même demeurées ouvertes au public pendant la grève. 

Des toilettes temporaires avaient été installées, mais le musée des plaines d’Abraham était fermé et les diverses activités d’animation n’avaient pas lieu. 

Notons que la grève des travailleurs a eu des impacts légers sur la Fête du Canada et le Festival d’été. Celle-ci se termine alors que la haute saison touristique commence.

Les employés des plaines d’Abraham sont responsables de l’accueil, de l’animation et de l’entretien général du site qui appartient au gouvernement fédéral. Ils assurent également la gestion du musée des plaines d’Abraham, qui rouvrira ses portes aux visiteurs jeudi, à 13h.

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Gilles Kègle a trouvé de la relève

À l’aube de ses 77 ans, Gilles Kègle affiche toujours la même vigueur. Mais l’infirmier de la rue n’est pas éternel. Pas plus qu’il n’est seul, heureusement. Autour de lui gravitent des hommes et des femmes prêts à prendre la relève pour perpétuer son œuvre après son départ.

«Depuis six mois, j’ai commencé à déléguer», lance celui qui célébrera son anniversaire le 11 août. Assis dans le local de sa fondation, rue du pont, il affiche un air amusé lorsqu’on lui demande qui lui succédera. 

«Tout le monde s’en fait à part moi. Si je meurs demain, ils sont capables de me remplacer. De toute façon, je vais vivre très vieux. Je suis très croyant, vous le savez. La providence va tout arranger.»

Providence ou pas, force est de constater qu’il est bien entouré.

«Je me suis intéressé à son œuvre après avoir vu un reportage à l’émission Second Regard»,explique Jean-Philippe Dionne, un des quatre permanents de l’organisme. L’homme de 42 ans, discret de nature, en est à sa 12e année à visiter les malades, seuls et démunis. «Tout va se placer avec le temps», assure-t-il, au sujet de la continuité de la mission de la Fondation Gilles Kègle.

M. Kègle raconte avec bonheur sa rencontre avec Jean-Philippe. «Imaginez qu’il travaillait sur la construction. Il était écœuré de son travail. Il est parti de Drummondville pour me rencontrer. Je lui ai dit de retourner chez lui et de réfléchir à l’implication. Après deux appels de sa part, on l’a embauché.»

La providence, c’est aussi offrir un poste administratif à Diane Rheault, autrefois bénévole, la journée même où elle devait accepter une formation pour devenir préposée aux bénéficiaires. La secrétaire médicale de formation assure une présence, notamment au téléphone et pour l’émission de reçu de charité, depuis 18 ans.

Celui qui se considère comme un «missionnaire de la paix» voit la misère au quotidien depuis 33 ans. Des personnes malades, vivant seul, sans aucun proche ou ignorées de leur famille et sans argent. L’an passé, son équipe et lui ont effectué 9644 visites à domicile. 

Leur action est multiple : vérifier la prise des médicaments, faire les suivis médicaux à l’hôpital ou l’entretien ménager. Andrée-Anne Renaud, une jeune infirmière de 31 ans, et Yvan Charbonneau, homme de ménage, sont deux autres piliers de la fondation, responsables de ces services. Trop affairés, ils étaient d’ailleurs absents lors de notre passage.

Médecin intéressé

L’équipe de la relève et M. Kègle sont appuyés d’un groupe d’une quarantaine de bénévoles. Parmi eux, il y a un médecin qui envisage de prendre sa retraite d’ici trois ans pour participer à temps plein à la pérennité de l’œuvre. 

Et cette œuvre prend plusieurs visages comme a pu le constater Le Soleil. En seulement une petite heure passée à la fondation, MM. Kègle et Dionne craignaient de retrouver mort, Alain, un homme seul et malade qui avait cessé de s’alimenter et était tombé le matin même. Les deux hommes discutaient aussi de leur après-midi. M. Kègle devait se rendre à vélo au chevet d’une mourante à Jeffery Hale pendant que M. Dionne irait faire tondre chez le vétérinaire le chat au poil noueux d’une dame âgée pour qui l’animal représente beaucoup de réconfort.

Entre deux inquiétudes, une femme entre dans le local avec des vêtements à donner. Elle résume bien ce que beaucoup d’autres pensent de la mission de la Fondation.

«Vous êtes journaliste? Écrivez beaucoup d’éloges. Du monde de même [M. Kègle], on en a besoin dans la vie.»

La Capitale

Surpopulation à Lauberivière: la Ville installe des toilettes chimiques

Comme chaque année à la même période, Lauberivière déborde, forçant des sans-abri à dormir dehors… et la Ville à installer des toilettes chimiques sous les bretelles de l’autoroute Dufferin-Montmorency.

«On est en situation de débordement tous les étés, et depuis deux ans, c’est tout le temps qu’on déborde», rappelle en entrevue au Soleil le directeur général de Lauberivière, Éric Boulay. 

Même l’ouverture des 15 lits du Crépuscule, un nouveau service que Lauberivière a mis en place en janvier 2018 pour remédier aux nombreux débordements que connaissent l’ensemble des refuges, ne suffit pas.

«Il est plein depuis janvier 2018. On déborde de 12-15 personnes», constate M. Boulay.

Ces 12 à 15 personnes dorment donc dans la rue, certaines installant des campements rudimentaires rue Saint-Paul, à proximité de Lauberivière. Ces sans-abri auraient «satisfait leurs besoins sur la voie publique, rendant nécessaire un lavage des trottoirs de la rue Saint-Paul», nous rapporte par courriel un porte-parole de la Ville de Québec, David O’Brien.

À la suite d’une rencontre avec le directeur général de Lauberivière, la Ville a fait installer il y a quelques jours deux toilettes sèches à l’îlot Fleurie pour pallier l’indisponibilité de toilettes publiques dans le secteur et «offrir un lieu secondaire pour l’hygiène de la clientèle en situation d’itinérance», précise David O’Brien.

Collaboration du CIUSSS de la Capitale-Nationale

La Ville a également demandé la collaboration du CIUSSS de la Capitale-Nationale afin que des travailleurs sociaux soient déployés dans le milieu «pour aller à la rencontre des personnes désaffiliées» et «faire du repérage et du référencement dans le réseau de la santé et des services sociaux ou auprès d’organismes communautaires partenaires», mentionne son porte-parole.

Des mesures à court terme qui ne règlent évidemment pas le problème de fond de l’itinérance à Québec. «Comme ailleurs, la ville grossit, donc le pourcentage de gens à risque d’itinérance est en croissance», note Éric Boulay, qui attribue le problème de l’itinérance à «notre modèle sociétal qui crée de l’exclusion». «C’est une réflexion globale qu’il faut avoir là-dessus. Il faut s’occuper des gens qui passent à travers les mailles du filet», dit-il.

Selon lui, il manque de ressources, humaines et financières, pour aider les gens en situation d’itinérance. «Il faut plus d’argent dans le réseau du RAIIQ [Regroupement pour l’aide aux itinérants et itinérantes de Québec]. On en a des idées, des outils pour sortir le monde de la rue. Il faudrait investir là-dedans, c’est certain», dit-il.

«Prévisible»

Pour le directeur général de PECH, Benoît Côté, le débordement à Lauberivière à cette période de l’année, «c’est quelque chose de prévisible», notamment avec la fermeture pendant quelques semaines l’été de la Maison Revivre et de ses 30 lits, la seule façon de permettre au personnel et aux bénévoles de prendre des vacances. «On le sait que ça va déborder ailleurs. Il faut, comme réseau, trouver des solutions, ouvrir autre chose en attendant» la réouverture de Revivre, dit M. Côté, dont l’organisme accueille actuellement une douzaine de personnes sur sa place éphémère, où des hamacs ont été installés. 

Mais encore faut-il avoir la main-d’œuvre pour s’occuper de ces lits, souligne Éric Boulay.

«En 2021, Lauberivière va passer de 86 lits à 149 lits. C’est bien, mais ça va nous prendre les ressources pour s’occuper de ces lits supplémentaires. […] Il ne faudrait pas se retrouver avec une coquille vide», glisse celui dont l’organisme vient en aide à 5000 personnes chaque année.

La Capitale

Plein Art 2019: des objets «porteurs de sens» [VIDÉO]

«J’ai toujours voulu créer une mode qui soit porteuse de sens, et c’est ce que je retrouve dans les créations des artisans : des objets avec un supplément d’âme, une identité.»

Le designer de mode Jean-Claude Poitras est le créateur invité de la 39e édition de Plein Art, qui se déploiera du 30 juillet au 11 août à l’Espace 400e, dans le Vieux-Port de Québec. 

Véritable passionné des métiers d’art, M. Poitras dit apprécier «les objets qui durent dans le temps» et qui permettent de «vivre la beauté au quotidien», d’où son enthousiasme à prendre part à ce grand salon où il côtoiera près de 140 exposants.

La participation du designer prendra la forme d’une visite guidée, le 7 août à 17h, auprès d’artisans sélectionnés en lien avec la tendance slow fashion. «Nouvelle conscience de la mode», cette tendance s’exprime notamment par l’utilisation de matériaux recyclés, l’achat local, et est le plus souvent écoresponsable, note M. Poitras, «contrairement à la globalisation qui nous impose un rythme infernal de surconsommation».

«Je vais faire faire une visite en expliquant l’œuvre des artistes pour qu’on jette un regard neuf sur chaque création. On va s’apercevoir que chaque objet a un supplément d’âme, c’est ce que je veux révéler au grand public», ajoute-t-il.

Le nom de Jean-Claude Poitras résonne déjà dans le Vieux-Port, où ses créations font l’objet d’une exposition au Musée de la civilisation jusqu’au 15 septembre. «On m’a connu pendant 30 ans comme créateur de mode, mais j’avais étudié en design d’intérieur. Toutes les formes de design m’ont toujours absolument passionné, et je suis beaucoup aujourd’hui dans le design multidisciplinaire, c’est-à-dire que je veux vraiment poser ma signature sur tous les objets du quotidien, de la literie aux arts de la table, à la papeterie que je fais maintenant», signale celui qui est aussi artiste en arts visuels et expose depuis plusieurs années, notamment à la galerie Québec Art dans la capitale.

Des visages sur la relève

Présenté sous la thématique «Faites le plein d’art d’ici», le salon Plein Art 2019 fera la part belle à la relève, alors que les visiteurs seront conviés dans l’antre de création d’étudiants en métiers d’art. Quatre diplômés du DEC en techniques de métiers d’art en 2018 créeront chacun une œuvre dans cet atelier, tandis qu’une autre section sera consacrée à l’exposition de certaines de leurs œuvres, mises à l’encan silencieux. Les résultats de cet encan seront annoncés par le porte-parole de Plein Art, Christian Bégin, le 4 août à 17h.

«On souhaite faire découvrir ce qu’il y a comme travail derrière la création et mettre un visage sur les créateurs», indique Hugo Laflamme, directeur exécutif du Centre de formation et de consultation en métiers d’art du Cégep Limoilou.

«On est partout»

Les créations d’artisans sont à la fois des œuvres et des objets utilitaires, que l’on retrouve dans une multitude de domaines : arts de la table, design, mode, architecture… «On est partout! On n’est peut-être pas flamboyant comme Céline Dion, le Cirque du Soleil ou Robert Lepage, mais si on n’était pas là, ils seraient nus et avec à peu près pas de décor», image l’artisan-­forgeron Marc Douesnard, président du Conseil des métiers d’art du Québec. 

M. Douesnard se réjouit que les gens remettent de plus en plus en question la façon de consommer qu’on nous impose. Ceux qui s’intéressent aux métiers d’art sont conscientisés à acheter de la grande qualité et à encourager un artisan, mais aussi à consommer de façon plus responsable, indique-t-il. «C’est ce qui nous permet de continuer à rayonner.»

Pour info: www.metiersdart.ca/salons/salon-plein-art-quebec

Le retour des militaires de Valcartier en images

La Capitale

La fin d’une grosse année de déploiements pour la base militaire de Valcartier [VIDÉO + PHOTOS]

Un dernier contingent de 110 militaires de Valcartier est revenu de Lettonie mardi, juste à temps pour profiter des vacances d’été avec la famille. Leur retour au bercail clôture une grosse année de déploiements pour la base militaire située au nord de Québec.

Après six mois passés dans ce pays du nord de l’Europe, les militaires ont été accueillis à l’aéroport Jean-Lesage à Québec par les cris de joie de leurs enfants et les longs baisers et accolades de leurs conjointes et conjoints.

«La plupart des soldats, c’était leur première mission, alors une première mission c’est important. J’espère qu’ils en ressortent grandis du côté professionnel et personnel», commente le lieutenant-colonel Philippe Sauvé, commandant du 12e Régiment blindé du Canada. 

Celui qui a dirigé la mission en Lettonie depuis janvier explique que l’objectif était de dissuader les visées expansionnistes de la Russie et d’éviter que la Lettonie ou les autres pays baltes soient envahis ou menacés sur leur territoire. Les militaires se sont entraînés conjointement avec huit autres pays membres de l’OTAN pour assurer «notre interopérabilité et notre efficacité au combat», indique le lieutenant-colonel Sauvé. 

La mission s’est déroulée tel que prévu, sans que le climat géopolitique ne vienne changer la donne. «Il n’y a aucun combat là-bas. C’est purement de l’entraînement en ce moment, mais ça démontre la solidarité de l’OTAN», ajoute M. Sauvé. 

En tout, 540 militaires de Valcartier ont participé à cette mission de six mois. 

Année chargée

Les troupes de Valcartier terminent une année de haute disponibilité opérationnelle, qui a débuté en juillet 2018. En plus de la Lettonie, des militaires sont revenus ce mois-ci du Mali et du Niger. 

Environ 150 soldats de Valcartier sont toujours en Ukraine pour l’opération UNIFIER, qui vise également à contenir les visées de la Russie. Leur retour est prévu pour octobre. 

Un autre contingent de 110 soldats reviendra quant à lui en décembre d’une mission en Irak. L’opération IMPACT vise à affaiblir et à défaire l’organisation Daech (État islamique), au sein d’une coalition mondiale. 

Sur les 5000 militaires que compte la base de Valcartier, plus de 1000 ont été déployés à l’étranger au cours de la dernière année. L’objectif sera maintenant d’assurer leur réintégration dans les activités régulières de la base et de faciliter leur retour à la vie normale. 

La Capitale

La SPA de Québec déborde de chatons

Les refuges déborderont bientôt de chatons. La période de reproduction semble avoir été plus tardive cette année, les nouveau-nés arrivent donc au refuge en même temps que les félins abandonnés dans la période de déménagement.

«Normalement, les chatons sont prêts pour l’adoption au mois de mai, la reproduction aurait lieu au mois de mars. Mais là, les chatons commencent à arriver dans les refuges, avec deux mois de retard. On en a près de 70, on en a 20 en bâtisse et 50 en famille d’accueil», indique le président de la Société protectrice des animaux (SPA) de Québec, Félix Tremblay.

Même s’il ne peut en être certain, M. Tremblay associe cette période de reproduction changeante à l’arrivée tardive du printemps.

«J’ai parlé avec d’autres refuges et d’autres SPA, ils me disent qu’ils vivent la même chose. Visiblement, il s’est passé quelque chose de particulier cette année. Les chatons arrivent considérablement plus tard que les années précédentes. Je n’ai pas d’explication pour ça, j’ai parlé à un biologiste, il m’a donné des hypothèses, mais personne n’est sûr», ajoute-t-il. 

La Capitale

Contrat de 500 M$ pour Chantier Davie

Le gouvernement Trudeau confirmera mardi l’octroi d’un contrat de 500 millions $ au Chantier Davie pour des travaux de réparation et d’entretien de trois frégates de la Marine royale canadienne.

Les travaux devraient commencer en 2021 et permettre de maintenir ou de créer 400 emplois au chantier naval de Lévis. 

Les chantiers Irving (Halifax) et Seaspan (Victoria) obtiennent des contrats similaires, chacun pour trois frégates de classe Halifax. 

Quant aux trois autres frégates des douze que compte la flotte, le contrat d’entretien sera attribué plus tard selon le rendement, le respect des délais et la performance des navires après les travaux.

En d’autres mots, le gouvernement fédéral entend mettre les trois chantiers maritimes canadiens en concurrence directe pour l’obtention de la dernière tranche de contrat. Il s’agit d’une approche relativement nouvelle.

La confirmation de contrats d’entretien de frégates au Chantier Davie n’est pas nouvelle en soi. Le gouvernement en avait déjà fait l’annonce l’automne dernier.

Ce qui n’était pas connu encore, c’était les montants en jeu et la répartition du nombre de bateaux attribués à chaque chantier. Le gouvernement a choisi de traiter les chantiers sur le même pied. 

Le plus important

Les précisions étaient attendues depuis l’automne dernier. Elles arrivent finalement à quelques mois des prochaines élections. Le ministre Jean-Yves Duclos, le secrétaire parlementaire Joël Lightbound et le maire de Lévis, Gilles Lehouillier, devraient normalement être présents pour l’annonce. 

Ce contrat de 500 millions $ est un des plus importants jamais accordé à Davie par le gouvernement fédéral. Sa valeur pourrait aller au-delà du montant initial prévu. 

Plusieurs au Québec en espéraient davantage et seront sans doute déçus. 

Ils auraient voulu que Davie obtienne une part plus grande pour compenser les années de vaches maigres du gouvernement de Stephen Harper où le chantier de Lévis avait été écarté du plan de match fédéral.

«Si nous n’obtenons que trois frégates, on pourra conclure que ce sont des miettes», disait craindre la présidente du Conseil central de régional de la CSN, Ann Gingras. 

La difficulté actuelle des chantiers Irving et Seaspan à livrer en temps à cause de carnet de commandes fédérales surchargé pourrait favoriser Davie. 

Rien n’est cependant acquis. Il faudra voir quels critères retiendra le gouvernement fédéral pour l’octroi des contrats des trois dernières frégates.  

Le chantier Davie, qui dispose de 50 % de la capacité de production de l’ensemble du Canada, aurait été en mesure de faire les travaux pour toutes les frégates, avait fait valoir le vice-président affaires publiques chez Davie, Frédérik Boisvert. 

Jusqu’à 2000 employés pourraient y travailler, mais seulement 200 ont été mobilisés pour le travail sur les brise-glace de la Garde côtière (contrat de 610 millions $).   

Le gouvernement prévoit dépenser 2 milliards $ en cinq ans pour la remise à niveau et l’entretien de ses frégates. 

Au total, la valeur de ces contrats pourrait atteindre 7,5 milliards $ d’ici les années 2040, date prévue de l’entrée en service d’une nouvelle génération de bateaux.  

Les travaux incluent la modernisation des plates-formes, la mise à niveau des systèmes, l’acquisition d’équipements (radar de pointe; système de guerre électronique; systèmes de communication; missiles améliorés et intégrés dans un nouveau système de gestion de combat).

Les frégates avaient été conçues à l’époque pour la guerre anti-sous-marine et les combats en haute mer.

Le gouvernement canadien a prévu les remplacer par 18 nouveaux navires devant être construits dans les chantiers de Victoria (16) et Halifax (2). Leur valeur est provisoirement estimée à 15,7 milliards $. Plus tôt ce printemps, le premier ministre Justin Trudeau a laissé entendre que le chantier Davie pourrait aussi être mis à contribution. Histoire à suivre.

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La population de Québec invitée à signaler les nids de poule

Les employés de la Ville de Québec circulent dans les rues toute l’année à la recherche de trous ou nids de poule à réparer. Mais ils ne voient pas tout, l’aide des citoyens devient essentielle pour les cas dangereux qui nécessitent une intervention rapide.

Des lecteurs avaient signalé au Soleil la présence d’un trou assez profond, de toute évidence très dangereux, sur la rue Eymard, dans le quartier Saint-Sacrement. Seulement deux cônes orange étaient en place pour avertir les automobilistes.

La Capitale

Vol de trois œuvres d'art au parc linéaire de la rivière Saint-Charles

La Ville de Québec s’est fait dérober trois des dix bronzes représentant des oiseaux installés en 2008 le long du parc linéaire de la rivière Saint-Charles pour célébrer la renaturalisation du cours d’eau urbain. La mairie devra décaisser près de 36 000 $ pour les remplacer.

Les œuvres de l’artiste de la capitale Truong Chanh Trung se sont envolées sans que les forces de l’ordre réussissent à mettre la main au collet des rapaces qui s’en sont emparés. Sont-ils des collectionneurs d’art… ou de simples vautours qui ont revendu leur butin au rabais à un ferrailleur? Le mystère plane depuis la disparition non médiatisée des trois volatiles en 2017 : le goéland à bec cerclé, l’hirondelle bicolore et le martin-pêcheur.

«C’est la première fois que certains d’entre eux sont volés et doivent être remplacés», souligne la conseillère en communication municipale Carine Loranger. «Malheureusement, nous ne savons pas ce que les voleurs en ont fait…», 

Dans le brouillard, la Ville a donc cogné à la porte du créateur pour une réédition. «Ce contrat est pour le remplacement de 3 oiseaux faisant partie de l’œuvre Habitats fauniques.» Les reproductions coûteront 35 642,25$.

Ce n’est pas la première fois que les oiseaux de Truong Chanh Trung stimulent les convoitises. Le collègue Marc Allard rapportait en 2011 que deux hommes avaient été pincés à 2h en pleine tentative de scier les pattes du cormoran à aigrette du parc Cartier-Brébeuf.

À l’époque, Sandra Dion, porte-parole du Service de police de la Ville de Québec disait que les resquilleurs n’étaient pas amateurs d’art. Ils voulaient plutôt revendre leur prise à un recycleur de métaux. «Ce n’est pas tant la statue qui intéresse, mais plutôt la matière.»

Pas fréquent

Carine Loranger assure cependant que ce type de crime est peu usuel. «Le vol d’œuvre d’art n’est ni fréquent ni problématique. La seule autre œuvre que nous nous sommes fait voler est le Monument Clarence-Gagnon, situé à l’angle des rues du Marché-Champlain et Dalhousie. Le buste a été volé en 2012 et remplacé en 2013.» Devinez qui avait produit cette sculpture exposée sur le quai de la traverse vers Lévis? Truong Chanh Trung.

Sans que les pièces disparaissent, il arrive néanmoins qu’elles soient usées, voire souillées. «Nous avons un budget annuel de 190 000 $ pour l’entretien et l’installation d’œuvres d’art. Il s’agit d’un entretien pour «usure normale», tout comme nous entretenons les bâtiments et le mobilier urbain.»

Intrigués? Désireux de visiter l’exposition permanente Habitats fauniques, parcours en plein air qui vous permettra de découvrir les sept oiseaux de bronze toujours en place? Voici la carte

La Capitale

La SPA de Québec aura son parc à chiens à elle

Avec un investissement de 15 000 $, la Société protectrice des animaux (SPA) de Québec termine l’installation de son propre parc à chiens. L’objectif est d’assurer la santé physique et mentale des chiens qui séjournent au refuge.

Tous les pensionnaires de la SPA pourront profiter des nouvelles installations. Il est important de préciser que le parc ne serait pas ouvert au public, seulement les employés de la SPA ou les personnes désirant adopter un chien y auront accès.

«Les chiens qui sont chez nous pourront en profiter pour se dégourdir les pattes et dépenser leur énergie. Cet exercice les rendra plus calmes et plus attentifs lorsqu’ils rencontreront des adoptants potentiels. Ensuite, le parc à chiens pourra être utilisé pour faire de la socialisation entre chiens, pour les animaux qui seront jugés compatibles. Enfin, on s’en servira pour faire l’évaluation sécuritaire de comportement canin, comme il est démontré qu’une simple laisse perturbe le comportement d’un chien et ne permet pas une analyse complète de sa personnalité», estime Félix Tremblay, président de la SPA.

Une partie du parc sera réservée aux personnes qui veulent adopter un chien. Ils pourront interagir avec l’animal, pour explorer leur compatibilité avant de le ramener à la maison. L’activité pourra améliorer le processus d’adoption et assurer un bon jumelage entre le maître et le chien. 

La SPA tient à remercier la famille Vlasic, l’entreprise Merck et la Fondation Québec Philanthrope pour leurs contributions au projet. Prochainement, la SPA fera une campagne de financement via les médias sociaux pour munir le parc d’équipements canins permanents robustes. Il est possible de communiquer avec la SPA pour plus d’informations concernant le parc à chiens.

La Capitale

Tunnel Québec-Lévis: «On ne sait pas dans quoi on creuse», prévient un expert

Le gouvernement Legault devra surmonter bien des obstacles avant de voir la lumière au bout du tunnel Québec-Lévis. Seulement sur le plan géotechnique, le défi pourrait devenir périlleux, le lit du fleuve Saint-Laurent constituant une énigme à bien des égards

Chose certaine, le site choisi par le gouvernement pour réaliser son engagement électoral de bâtir un troisième lien routier entre la capitale et la rive sud du fleuve présente un degré de complexité et de difficulté jamais vu, selon un expert.

Le tunnel s'étendra sur un «site qui présente vraiment le plus haut degré de défi» technique imaginable, selon Bruno Massicotte, professeur de Polytechnique à Montréal et ingénieur spécialisé en structures.

Il sait de quoi il parle: c'est à lui que le ministère des Transports avait confié le mandat, en 2016, de préparer une étude visant à démontrer la faisabilité technique d'un tunnel construit entre Québec et Lévis et à en évaluer le coût.

Sa conclusion: c'est faisable

N'empêche. Même s'il est possible, techniquement parlant, de réaliser un tel projet, il n'en demeure pas moins «hors norme» et «non conventionnel», ce qui peut entraîner bien des complications, prévient M. Massicotte, au cours d'une entrevue de plus d'une heure à La Presse canadienne, visant à connaître son point de vue sur le choix du gouvernement, trois ans après le dépôt de son rapport, le seul produit récemment sur un éventuel troisième lien.

Fin juin, le ministre des Transports, François Bonnardel, annonçait qu'il avait envisagé divers scénarios avant de décider que ce troisième lien serait un tunnel sousfluvial, long d'une dizaine de kilomètres, qui reliera l'autoroute 40 à l'est de Québec, sur la rive-nord du fleuve, à l'autoroute 20, sur la rive-sud, en passant sous la pointe ouest de l'île d'Orléans.

Ce tracé correspond à peu de choses près à celui que M. Massicotte avait étudié en 2016. Ce dernier souligne d'entrée de jeu que son étude était «préliminaire» et qu'il recommandait notamment au gouvernement de mener des études géotechniques plus poussées sur la nature des sols avant de procéder.

Il convient que la complexité géologique des lieux et l'aura d'inconnu qui plane autour sont tels que les experts ne partagent pas tous son avis sur la faisabilité du projet.

Cet ingénieur raconte avoir croisé dernièrement un collègue, expert en la matière, «quelqu'un qui en a déjà fait des tunnels comme ça et il ne voyait pas comment on arriverait à faire ça».

Sables mouvants?

Car ce site présente des «particularités qui rendent le projet vraiment complexe», insiste M. Massicotte.

«La plus grande incertitude» reliée au site porte sur l'enjeu géotechnique, soit la nature exacte du sol sous le fleuve, sa consistance et sa solidité.

«On ne sait pas dans quoi on creuse», explique l'ingénieur, précisant que du côté de la rive-nord on doit s'attendre à trouver des fonds sablonneux, des «dépôts meubles», soit du sable gorgé d'eau.

«Si on le brasse, il peut devenir comme du sable mouvant», augmentant d'autant le degré de difficulté pour les constructeurs, qui risquent de devoir jouer les équilibristes entre le sable et le roc, tout en s'assurant que la structure tiendra le coup en cas de tremblement de terre.

D'où l'importance de multiplier les études géotechniques. «Normalement, dans un projet, avant qu'il soit annoncé, on attend d'avoir tous les détails», note M. Massicotte.

Combien ça va coûter?

Le caractère hasardeux - pour ne pas dire vaseux - du lit du fleuve à cet endroit ne facilitera pas l'exécution des travaux, «qui présente des défis, au niveau de la construction, qui sont très élevés».

Personne ne sera surpris d'apprendre que la facture risque de suivre la même tangente à la hausse.

Dans son étude de 2016, M. Massicotte évaluait le coût de construction du tunnel à quelque 4 milliards $, somme à laquelle il fallait ajouter les coûts d'exploitation et d'entretien de 2,3 milliards $ pour le siècle à venir. Et c'est sans compter l'inflation.

Festival d'été

Chaos entourant l'évacuation des Plaines

Si les organisateurs du Festival d’été de Québec affirment que l’évacuation du site, samedi soir, s’est déroulée «dans le calme» et «de façon rapide», l’avis n’est pas partagé de tous les festivaliers.

À 21h37 samedi soir, pendant le spectacle attendu du groupe Imagine Dragons, le FEQ a annoncé l’évacuation des plaines d’Abraham en raison des conditions météorologiques. Les forts vents seraient la principale cause de l’annulation des spectacles.

«Quoique très déçue pour les festivaliers, je suis extrêmement fière de l’efficacité de l’équipe du Festival qui a su gérer cette situation hors du commun avec brio. L’évacuation des lieux s’est faite de façon rapide et sécuritaire», a fait savoir la nouvelle directrice générale du FEQ, Anne Hudon, dans un communiqué de presse envoyé samedi soir.

Complètement détrempés, les dizaines de milliers de festivaliers se sont dirigées vers les sorties, tous en même temps, à l’annonce de l’annulation du spectacle. Si plusieurs ont réussi à sortir rapidement, d’autres n’ont pas eu la même chance. 

Plusieurs internautes sur Facebook et Twitter ont dénoncé le plan d’évacuation des organisateurs.  

«SVP... Revoyez sérieusement votre plan d’évacuation. Heureusement ce soir c’était pour des raisons de météo... autrement ça se serait probablement mal passé, très mal», peut-on lire sur Twitter, sous la publication d’annulation du spectacle du compte du Festival d’été. 

Le «manque de sortie» déploré par plusieurs festivaliers a fait en sorte que le temps d’attente pour sortir du site était très long pour les festivaliers situés dans certains secteurs. Plusieurs parlent de 45 minutes… 

«Beaucoup d’issu[es] bloqu[ées] par des agents de sécurité.... Qui ont même repouss[é] des gens avec une clôture pour barrer une sortie! Gestion de crise à revoir...», peut-on aussi lire sur Facebook, sous la publication du compte du FEQ. 

Beaucoup d’internautes ont aussi utilisé l’ironie pour exprimer leur mécontentement. 

«Vous aussi, vous avez été des supers pro en nous aiguillant sur les sorties de secours et en effectuant l’évacuation rapidement #ironie.»

Clôtures brisées…

Plusieurs personnes s’affairaient à pousser les clôtures entourant les Plaines afin de trouver une sortie. Ils étaient d’ailleurs encouragés par plusieurs festivaliers… coincés eux aussi dans la foule. 

Radio-Canada rapporte même qu’un homme s’est empalé dans une barrière, en tentant de sortir par une petite issue. Sa blessure serait profonde, mais ne mettrait pas sa vie en danger. Il a été pris en charge par des ambulanciers.

Retour à la maison compliqué

Après avoir réussi à sortir des Plaines, les festivaliers ont dû faire preuve à nouveau de patience pour revenir à la maison. On a signalé beaucoup d’attente pour le retour en autobus, et beaucoup de bouchons pour les voitures. C’était à prévoir, étant donné la quantité de personnes ayant le même but en tête : se mettre au sec, et au chaud.  

«En cette fin de spectacle quelque peu précipitée, nous concentrons nos ressources vers le centre-ville. Merci de votre collaboration pour que tout se déroule rondement», avait déclaré le Réseau des transports de la Capitale (RTC) sur ses comptes. 

Le RTC assurait aux clients que son équipe mettait tout en œuvre afin de vider les zones de montées le plus rapidement possible avec les ressources disponibles. 

Les files interminables aux arrêts d’autobus ont causé beaucoup de trafic également sur les trottoirs. 

Un incident sur le chemin Sainte-Foy à l’intersection de la rue Holland a aussi créé quelques moments d’attente supplémentaires. Le trajet du Métrobus 807 a été perturbé. 

Services d’urgences occupés

Le corps policier du Service de police de la Ville de Québec (SPVQ) a mis en place son plan de circulation plus tôt que prévu. Beaucoup d’agents se trouvaient sur les routes afin de diriger les festivaliers.

«Je peux vous confirmer que de notre côté la sortie s’est bien déroulée», a indiqué Sandra Dion, porte-parole du SPVQ en poste samedi soir.

La Capitale

Automobilistes sous surveillance au centre-ville de Québec

Automobilistes, vous avez fréquenté le Vieux-Québec, la colline Parlementaire ou les quartiers Montcalm et Saint-Jean-Baptiste au cours de la dernière année? Grâce à une technologie toute québécoise, les policiers de la capitale le savent; ils ont ceinturé le centre-ville de caméras lectrices de plaques d’immatriculation.

Un collègue du Soleil féru d’innovation a été surpris en passant devant le Musée national des beaux-arts du Québec. Son œil avisé a été attiré par de petits dispositifs électroniques blancs perchés sur les poteaux municipaux; ceux-ci sont pointés vers les véhicules circulant sur la Grande Allée. Intrigué, il s’est offert une marche-chasse au trésor : il en a répertorié et photographié de nombreux autres aux intersections stratégiques autour du cœur historique de la capitale. Il nous a ensuite mis sur la piste, dans l’espoir d’en apprendre un peu plus sur les règles encadrant l’utilisation des images captées à l’aide de ces outils aux «capacités extraordinaires»…

Au Service de police de la Ville de Québec (SPVQ), le porte-parole David Poitras ne détaillera pas les usages de ces caméras. «On ne veut pas révéler nos stratégies pour des gens qui voudraient commettre des délits», plaide-t-il.

Le constable Poitras explique cependant que les lecteurs de plaques d’immatriculation clôturant le centre-ville font partie de l’arsenal mis en place en prévision du Sommet du Groupe des sept de juin 2018. «Après le G7, les caméras qu’on avait fait installer, la décision a été prise qu’on allait les garder pour d’autres événements de nature opérationnelle.»

Donc, comme les «quelques dizaines» de caméras apparues l’an dernier, celles-là sont toujours en fonction. Mais le policier assure que la vie privée des citoyens n’est pas bafouée par cette observation continue.

Protection des données

En entrevue téléphonique, le fabricant des appareils insiste justement sur la sécurité de son produit, sur la protection des informations amassées au sujet des déplacements des automobilistes. «On est très à cheval là-dessus», avance le directeur général de la division AutoVu de l’entreprise montréalaise Genetec, Stéphan Kaiser. «Ce n’est pas tout le monde qui a accès à ces données-là.»

Il ajoute que les acheteurs doivent configurer la technologie vendue pour respecter les lois locales. Au New Hampshire, par exemple, si la plaque «lue» par l’algorithme n’est pas classée dans la catégorie «recherchée» dans les bases de données étatiques, la vidéo est effacée automatiquement. Dans d’autres juridictions, les images sont conservées une semaine, voire plusieurs semaines. 

Et à Québec? Nous n’avons pu avoir la réponse.

Outil de surveillance

Nous avons transmis à M. Kaiser une photo des caméras pointées vers les rues de la capitale. Il a immédiatement reconnu le modèle SharpV. Cet outil est notamment prisé des gestionnaires de stationnement, explique-t-il. Il permet d’ouvrir automatiquement les barrières aux locataires mensuels et de pointer ceux qui n’ont pas payé.

Le SharpV est aussi populaire chez les policiers. Aux prises avec un taux de criminalité élevé, la ville de Chicago a déployé un bon nombre de ces caméras, cite en exemple M. Kaiser. La plateforme logicielle envoie des alertes quand elle retrace les voitures dont les droits d’immatriculation n’ont pas été acquittés. Surtout quand passent les autos volées et celles des criminels en cavale. «Ça les a aidés énormément à reprendre le contrôle», affirme Stephan Kaiser. 

Dans le site Web de Genetec, on explique que la «reconnaissance automatique des plaques d’immatriculation (RAPI)» est utilisée par de nombreux autres services de police, comme à Québec. «Palm Beach, en Floride, a ajouté des caméras RAPI AutoVuMC aux principaux croisements, routes et ponts pour être alertée de l’arrivée de véhicules suspects ou recherchés dans sa juridiction.»

Genetec vend également la version mobile de ces caméras, pour les fixer sur les auto-patrouilles. 

La plateforme logicielle de Genetec permet de gérer la lecture des plaques d’immatriculation, mais aussi les images envoyées par les nombreuses autres caméras déployées par les autorités le long des routes et sur leurs immeubles.

Genetec est une entreprise privée. Elle a des bureaux dans plusieurs pays, mais la majorité de ses quelque 1200 employés sont au Québec, principalement au siège social de Montréal. Genetec est également implanté à Québec sur le boulevard Charest Est et à Sherbrooke. Les produits sont conçus et fabriqués dans la métropole.

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La Capitale

Un investissement de 33,6 millions $ pour le Parc de la Chute-Montmorency [VIDÉOS]

Le Parc de la Chute-Montmorency bénéficiera d’un investissement de 33,6 millions $ pour la valorisation patrimoniale du site et dans la foulée, augmentera sa capacité de rétention touristique.

Le ministre des Forêts, de la Faune et des Parcs, Pierre Dufour, la vice-première ministre Geneviève Guilbaut et le président-directeur général de la Sépaq, Jacques Caron, étaient réunis au Manoir Montmorency en matinée pour en faire l’annonce. 

Ils ont été accueillis par des employés de la Sépaq menaçant de déclencher une grève générale illimitée dès le 17 juillet, à la veille des vacances de la construction (voir autre texte). 

Cet investissement s’inscrit dans la deuxième phase de revitalisation du Parc de la Chute-Montmorency, un projet qui était de la plateforme électorale de la CAQ, a rappelé le député de Montmorency, Jean-François Simard, également présent lors de la conférence de presse.  

Aire de repos et stations de jeux pour les enfants au pied de la chute, jardins anglais, parcours piétonniers au haut de la chute, réaménagement à l’intérieur du Manoir Montmorency, agrandissement de la gare aval et des stationnements, bâtiment de services techniques pour les employés: la Sépaq offre «une cure de jouvence au site », selon le ministre Pierre Dufour, qui pourrait se déployer jusqu’en 2023-2024. 

Quelque 14,8 millions $ ont déjà été annoncés pour l’«Expérience chute», première portion du projet de réaménagement dévoilée en avril 2018 par le gouvernement antérieur. La livraison finale, dont la passerelle semi-submersible, est prévue au printemps 2021.

En tout, 44,8 millions $ ont été investis par le gouvernement du Québec pour la réalisation des deux phases du plan. 

Pierre Dufour a précisé qu’il n’existait pas de lien entre ce financement et la rectification de la grille tarifaire du Parc de la Chute-Montmorency. «Toutes ces transformations ont pour but d’arriver à un achalandage de 1,2 ou 1,3 million de visiteurs.» 

Dans sa forme actuelle, le site accueille annuellement plus de 900 000 visiteurs. Il s’agit de la 2e attraction touristique la plus fréquentée de la région de Québec après le Vieux-Québec.

La Sépaq estime les retombées économiques de ces investissements à 346 emplois, 33,3 millions $ en PIB, puis 6 millions $ en revenus fiscaux et parafiscaux.

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Malaise autour de laissez-passer VIP du FEQ offerts aux élus de la Ville

L’ensemble des conseillers municipaux de la Ville de Québec reçoivent deux laissez-passer VIP pour le FEQ. Un avantage qui peut soulever des questionnements éthiques, selon des experts. Mal à l’aise avec ce «cadeau», les élus de Québec 21 ont décidé de le refuser l’an prochain. De son côté, l’administration Labeaume se défend de ne pas respecter le code d’éthique et plaide la tradition.

Le code d’éthique et de déontologie, qui régit les membres du conseil municipal de Québec, stipule qu’un «[élu] ne peut accepter tout don, toute marque d’hospitalité ou tout autre avantage, quelle que soit sa valeur, qui peut influencer son indépendance de jugement dans l’exercice de ses fonctions ou qui risque de compromettre son intégrité».

Depuis des décennies, les conseillers municipaux peuvent se rendre gratuitement au FEQ. Selon l’attaché de presse du maire de Québec, Paul-Christian Nolin, cette gratuité n’est pas considérée comme «un cadeau». «La Ville est partenaire du FEQ. Comme responsable de la prestation de service, elle doit s’assurer que l’argent versé est bien utilisé», explique-t-il.

«La Ville remet deux laissez-passer à ses élus afin qu’ils puissent dans le cadre de leurs fonctions participer à cet évènement populaire majeur pour Québec, en rencontrant les citoyens qui les ont élus, et en observant les retombées de l’aide financière versée et le déroulement du Festival», justifie le porte-parole de la Ville de Québec, David O’Brien. 

Pour la conseillère municipale et membre du comité exécutif Suzanne Verreault, il s’agit d’une «tradition». «Si on les reçoit, c’est parce que toutes les vérifications ont été faites pour s’assurer qu’il n’y ait pas de problème.»

Mme Verreault insiste sur le fait que les élus refusent tous les cadeaux comme des billets de spectacles ou un repas au restaurant. La loi de 2010 sur l’éthique et la déontologie en matière municipale permet aux élus de recevoir des présents ou des avantages du moment que cela ne les influence pas dans leurs décisions lorsqu’ils doivent voter. Ils ont par contre l’obligation de les déclarer si la valeur excède 200 $.

Légal, mais discutable

Selon Marc Lalonde, avocat spécialisé en droit municipal au cabinet Bélanger Sauvé à Montréal, la loi laisse une certaine liberté aux élus. «Les gens s’attendent à les voir à des évènements publics», souligne-t-il. 

Si représenter la Ville fait partie du travail d’un élu, recevoir un laissez-passer gratuit est considéré comme un «avantage» affirme l’expert. «Accepter un avantage ou pas est une réflexion qui est propre à chaque membre du conseil. Certains sont à l’aise alors que d’autres vont refuser même un simple café.»

Lorsque la loi a été étudiée avant le vote, des experts, dont Jean Hétu, professeur de droit municipal à l’Université de Montréal, avaient demandé une sévérité plus grande concernant les cadeaux. «Quand je rencontre les nouveaux élus pour un cours d’éthique, je leur dis toujours : “Quand vous étiez simple citoyen, vous ne receviez rien; comme élu, on vous donne des cadeaux. Posez-vous la question sur l’intérêt de la personne à vous en donner”», plaide-t-il. 

«Qu’est-ce qui justifie la présence d’un élu s’il n’a pas de lien direct avec l’organisation d’un évènement?» questionne M. Hétu, qui estime que les 21 conseillers de la Ville de Québec ne sont pas nécessaires pour vérifier si l’argent est bien utilisé. «Le maire peut en recevoir, la personne responsable du dossier aussi, mais tous les autres, pas vraiment», tranche M. Hétu. 

Du côté du FEQ, on estime qu’il est normal d’inviter les partenaires et les commanditaires de l’évènement. «Ils reçoivent des invitations pour une zone réservée. On ne les envoie pas aux élus directement, mais à la Ville. Le laissez-passer VIP n’a pas de valeur monétaire puisqu’il n’est pas vendu autrement. La zone réservée se situe derrière la zone avant-scène ou sur le côté gauche. Le laissez-passer ne donne pas accès à de la boisson ou à de la nourriture gratuite», relate la directrice des communications du FEQ, Samantha McKinley. 

Malaise

Depuis deux ans, les élus de Québec 21 et le conseiller municipal de Démocratie Québec, Jean Rousseau, se posent de nombreuses questions sur ce laissez-passer transmis par la Ville de Québec. 

«Il y a eu beaucoup de débats sur ce sujet entre Jean-François Gosselin, Patrick Paquet et Stevens Mélançon. Dès le début, il y a eu un malaise avec cet avantage. Les laissez-passer ont été acceptés, l’an passé et cette année, mais ils n’ont servi qu’une fois, pour le concert d’Éric Lapointe», indique l’attaché de presse de l’opposition officielle, Claude-Olivier Fagnan. 

Selon M. Fagnan, Québec 21 refusera les laissez-passer en 2020. «Les élus n’ont pas à avoir des bénéfices auxquels les autres gens n’ont pas accès. On va payer les laissez-passer au même titre que les citoyens.»

Jean Rousseau se sent également gêné par cette gratuité, alors que les employés de la Ville de Québec n’ont pas accès à cet avantage. «Je déclare religieusement ces deux laissez-passer dans ma déclaration», assure-t-il. «Avoir des laissez-passer ne va pas m’empêcher d’être critique sur le financement du FEQ, mais je ne vais pas être malheureux si on arrête de me les donner», ajoute-t-il. 

Les élus de Québec 21 déclarent également leurs laissez-passer, même s’ils n’en ont pas l’obligation puisque la valeur monétaire de plus de 200 $ n’est pas établie. Seul un membre d’Équipe Labeaume a refusé de recevoir ses deux laissez-passer. Il n’a pas été possible d’en connaître la raison.

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Troisième lien: le maire de Lévis pointe l'exemple de la Normandie [VIDÉO]

À la lumière d’une expérience française, le maire de Lévis, Gilles Lehouillier, critique les limites de l’Enquête origine destination dont les conclusions alimentent les opposants à la construction d’un troisième lien dans l’est. Selon lui, le tunnel projeté par le gouvernement du Québec desservirait bien plus que la population locale.

Le maire a profité d’une mission économique en Normandie pour s’informer des impacts de la construction en 1995 du pont de la Normandie entre Le Havre et Honfleur qui devait servir à décongestionner le pont de Tancarville.

Malgré certaines différences frappantes, M. Lehouillier y voit «un cas similaire» à celui du troisième à l’est qui relierait l’autoroute 20 à la hauteur de la route Lallemand à l’autoroute Félix-Leclerc, en passant sous la pointe ouest de l’île d’Orléans.

Dans les cinq années suivant l’ouverture du pont de la Normandie, note le maire, l’achalandage de celui de Tancarville a chuté de 6,5 millions à 4,8 millions de véhicules par an. Depuis son ouverture, le trafic sur le pont de Normandie est passé de 2,3 à 7,7 millions de véhicules par an.

Sans prendre ces chiffres pour des «vérités absolues», le maire soutient que ces «données démontrent des tendances» applicables au futur troisième lien à l’est.

Toute proportion gardée, ces résultats lui laissent croire que le nouveau lien serait utilisé par beaucoup plus d’automobilistes que les 12 000 utilisateurs quotidiens comptabilisés dans l’Enquête origine destination.

«Cette enquête ne tient pas compte des automobiles en transit, des visiteurs et du transport lourd, reproche le maire. Les données les plus récentes de 2008 sur le transport lourd pour Québec et Chaudière-Appalaches démontrent qu’un véhicule sur quatre dans le trafic routier est un camion. Ça représente 75 000 camions par semaine. Combien y en a-t-il aujourd’hui? Probablement le double», avance-t-il.

C’est pourquoi il dit «faire attention» avec les données actuelles. «Le nouveau lien Québec-Lévis ne peut être considéré comme une infrastructure locale. C’est une erreur de penser ça. Il y a des milliers de personnes qui ne sont pas comptabilisées dans l’étude origine destination. Ce n’est pas vrai que ça va servir à seulement 12 000 personnes», renchérit-il. Selon l’enquête, c’est le nombre d’utilisateurs qui se déplacent d’est en est, d’une rive à l’autre.

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Phase 1 du projet du sentier de la falaise: pas avant 2021

La première phase du projet du sentier de la falaise, qui reliera la côte de Sillery au domaine Cataraqui, ne sera complétée qu’à la fin de l’année 2021, soit un an plus tard que prévu. Au sentier piétonnier de 1,8 kilomètre s’ajouteront un escalier en bois, une piste multifonctionnelle et deux belvédères permettant des vues sur le fleuve. Un projet évalué à 3 millions $.

La Ville de Québec a lancé mercredi un appel d’offres pour des services professionnels en architecture du paysage et en ingénierie. La firme retenue sera chargée de la conception et de la surveillance des travaux du sentier de la falaise, dont la fin est prévue pour le 30 novembre 2021, selon le calendrier figurant sur l’appel d’offres.

En avril 2018, l’ex-ministre responsable de la Capitale-Nationale, Sébastien Proulx, avait octroyé une aide financière de 3 millions $ à la Ville de Québec pour réaliser la première phase du sentier. Les travaux de cette première phase devaient être complétés pour 2020, avait-on dit en conférence de presse. La Ville n’était pas en mesure de nous expliquer mercredi la raison du retard dans l’échéancier prévu.

Le sentier de 1,8 kilomètre traversera les anciens domaines Sous les bois, Benmore et Cataraqui. «À ce sentier s’ajouteront deux liens : un escalier en bois situé dans la falaise boisée [et qui reliera le domaine Cataraqui et le chemin du Foulon] et une piste multifonctionnelle distincte du sentier aménagée entre le chemin Saint-Louis et la côte de Sillery. Cette dernière passera sur l’ancienne propriété des religieuses de Jésus-Marie», précise-t-on dans l’appel d’offres.

Parcours total de 4,7 km

Cette première phase s’inscrit dans un projet qui comprendrait éventuellement un parcours totalisant 4,7 kilomètres entre l’avenue du Parc-Beauvoir et le parc du Bois-de-Coulonge et dont le coût et l’échéancier restent encore à déterminer. 

Dans son devis technique, la Ville explique que «ce sentier devra permettre d’établir des liens privilégiés entre le haut et le bas de la falaise et mettre en valeur divers sites patrimoniaux de l’arrondissement historique, dont le domaine Cataraqui, le parc du Bois-de-Coulonge, le cimetière Saint-Patrick et l’église Saint-Michel».

Panneaux d’interprétation, mobilier, «placettes de détente» et structures pour les enfants sont également prévus. Comme le site présente un potentiel archéologique (paléohistorique et anciens bâtiments), le fournisseur de services devra en tenir compte lors de l’élaboration des plans et lors de la surveillance des travaux d’excavation, mentionne-t-on dans les documents de l’appel d’offres. 

La Ville précise par ailleurs que le tracé du sentier doit être validé «en considérant les contraintes techniques». «En cours de mandat, des modifications au tracé sont possibles en lien avec les résultats de négociations, d’autorisations et droits de passage toujours en cours», indique-t-on.

«Bien que le concept préliminaire ait été présenté pour avis à la Commission d’urbanisme et de conservation du Québec (CUCQ) et à la Commission de la capitale nationale du Québec, et que leurs préoccupations soient connues, d’autres présentations à la CUCQ pourraient entraîner des modifications au concept, matériaux ou éléments de design», écrit encore la Ville.

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Énième sursis pour le bâtiment de l’ex-Marché du Vieux-Port

Tout indique que le bâtiment de l’ex-marché du Vieux-Port survivra à un autre hiver. La Cour supérieure interdit à la Ville de Québec de le démolir avant d’avoir entendu en novembre la demande de sauvegarde de l’édifice.

Le juge Serge Francoeur entendra sur le fond les 11 et 12 novembre les arguments du demandeur, Me François Marchand, et ceux de la Ville de Québec. Il a rendu cette décision mercredi lors d’une audience de gestion au palais de justice de Québec.

Pour Me Marchand, c’est une seconde victoire en seulement quelques jours. La semaine dernière, la juge Lise Bergeron rejetait la demande en irrecevabilité de la Ville, qui estimait que MMarchand n’avait pas l’intérêt juridique de demander la sauvegarde du bâtiment.

«La décision du juge Francoeur est une bonne nouvelle. Il maintient l’ordonnance de ne pas démolir, c’est excellent», se réjouit le principal intéressé, en entrevue au Soleil.

Déménagement «illégal»

À ce sujet, Me Marchand soutient toujours que le déménagement du Marché du Vieux-Port au Grand Marché est «illégal» parce qu’il contrevient au contrat de vente de l’immeuble en 1987 intervenu entre le gouvernement fédéral et la Ville de Québec. 

L’entente stipule que la Ville doit y installer un marché, un parc, un stationnement, un marché floral. «L’article 9 du contrat indique clairement que la Ville ne peut changer l’usage. En fermant le marché et en y installant un marché saisonnier, ça va à l’encontre du contrat», fera-t-il valoir devant le tribunal en novembre.

Toujours selon Me Marchand, le marché public trois saisons sous une tente envisagée par la Ville ne répond pas à la définition d’un marché public.

À l’inverse, la Ville de Québec plaide que le contrat ne définit pas ce qu’est exactement un marché public. Ce sera au juge de trancher.

Lors de l’audience de novembre, Me Marchand compte interroger Marie-Josée Savard, conseillère municipale responsable de l’urbanisme et de l’aménagement du territoire. Il dit garder confiance de pouvoir convaincre le tribunal de conserver le bâtiment, sans lequel sans cause n’a plus raison d’être.

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25e Grands Feux Loto-Québec: place à la danse [VIDÉO]

Les Grands Feux Loto-Québec continuent leur virage participatif des deux dernières années. En plus d’être évidemment reconnue pour ses exploits effets pyrotechniques impressionnants, la 25e édition s’inscrira comme un rendez-vous festif de danse.

«Tous les événements gagnent à se renouveler d’année en année. On veut toujours continuer à surprendre les gens. On voulait vraiment élever les Grands Feux d’un cran cette année, faire quelque chose d’un peu plus intense pour notre anniversaire», exprime la directrice générale de l’événement, Isabelle Roy.

La période d’attente avant les feux d’artifice est devenue de plus en plus populaire depuis deux ans. Les organisateurs voulaient trouver un moyen de faire bouger les gens. Il y aura donc six soirées festives sur la grande scène à la place des Canotiers, toutes avec un thème différent. 

«Les gens embarquent dans la danse. On s’est dit que ce qui serait intéressant, c’est de tenter de rehausser l’expérience des visiteurs. On s’est inspiré de six films différents pour aller chercher dans chacun de ces films-là un lieu emblématique. Et avant chaque spectacle, il y aura le moment participatif», explique le directeur artistique, Ghislain Turcotte.

Les lieux choisis seront donc représentés avec un décor majestueux, promet-on. Avant les spectacles, les visiteurs pourront apprendre quelques pas de danse afin d’être prêts pour le spectacle. 

Autre nouveauté : l’événement aura sa propre bière, la Pétard. Il s’agit d’une bière blonde rafraîchissante et elle sera offerte en exclusivité sur les sites des Grands Feux.

Grands noms de l’industrie

Les organisateurs ont voulu y aller en grand en invitant dans l’équipe des danseurs et chorégraphes professionnels avec une fiche de route assez garnie. 

Julie Dombrowski et François Pruneau animeront en duo quatre des six soirées, ces deux artistes ont notamment tous deux travaillé pour le Cirque du Soleil et participé à plusieurs émissions de télévisions canadiennes telles que Les dieux de la danse. 

«Aussitôt qu’on a la chance de mettre la danse de l’avant au Québec, on embarque dans le projet. Pendant tellement d’années, on s’est dit comment on pouvait faire pour que la danse arrive... Tranquillement avec les émissions de télévision, ça commence à prendre le dessus. On sait qu’on a du talent au Québec», indique Mme Dombrowski.

Elle et son collègue, des danseurs comme des chorégraphes, espèrent «donner un bon show».

«Quand tu vas voir les Feux, c’est un événement rassembleur. Et de mélanger ça à une expérience plus immersive, de faire danser les gens, pour nous, c’est un défi», ajoute M. Pruneau.

L’une des soirées sera consacrée au country avec la collaboration du Festival western de Saint-Tite. La chanteuse Guylaine Tanguay, tout juste arrivée d’Europe, sera du spectacle, elle fera même une séance de signature avant sa participation.

Afin d’explorer un maximum de genre, le danseur de swing Benjamin Ricard sera aussi de l’événement. 

Barbada de Barbades sera de retour en tant qu’animatrice pour cette 25e édition. 

Les Grands Feux Loto-Québec attendront les visiteurs du 31 juillet au 24 août. Les spectacles se dérouleront à la place des Canotiers dans le Vieux-Port de Québec à 21h. L’accès y demeure gratuit, de même que sur le Quai Paquet à Lévis. Les spectacles pyromusicaux commenceront dès 22h.

Depuis 2012, les feux d’artifice sont tirés d’une barge stabilisée au centre du fleuve Saint-Laurent, entre Québec et Lévis. L’événement avait accueilli 730 000 visiteurs le long des deux rives l’an dernier. 

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Audition XXX à Québec: la Ville «préoccupée»

EXCLUSIF / La Ville de Québec est «préoccupée» par la tenue cet été d’une audition XXX dans le stationnement d’un bar de Québec et examine la plainte d’une citoyenne qui veut faire annuler l’événement, a appris Le Soleil.

Reçue lundi par la Ville, la plainte conteste la légalité de l’audition qui se déroulera dans un véhicule récréatif (VR) garé dans le stationnement du Bar St-Josef, dans Lebourgneuf, le 24 août. La plaignante estime que le bar, qui organisera un casting party pour l’occasion, ne respecte pas le zonage dans ce secteur de la capitale. 

«La Ville est préoccupée par la situation et analyse en ce moment la plainte reçue et travaille de concert avec le Service de police pour déterminer si ce type d’activité représente une infraction aux règlements, le zonage du secteur ne permettant pas le commerce à caractère érotique», indique Cindy Demontigny, porte-parole de la Ville de Québec. 

«La Ville ne fera pas d’autres commentaires pour le moment compte tenu de la judiciarisation possible du dossier», ajoute Mme Demontigny. 

À LIRE AUSSI: Une audition XXX controversée à Québec

La plaignante, qui a préféré ne pas être identifiée, a expliqué au Soleil qu’elle estime que les auditions de la boîte de production pornographique AD4X dans le stationnement du bar sont une forme «d’exploitation sexuelle» des actrices porno. «On a déjà assez de porno sur Internet, on n’est pas pour en avoir aussi dans nos quartiers», dit la citoyenne, qui souhaite l’annulation de l’audition. 

Caroline Beaulieu, gérante au Bar St-Josef, a indiqué mardi au Soleil qu’elle ignorait l’existence d’un zonage pour les commerces à caractère érotique. Elle affirme qu’elle discutera de la situation avec ses parents, qui sont propriétaires du bar, si la Ville a l’intention de sévir en vertu du zonage. 

«On va se consulter et on va décider : “OK, ça vaut-tu vraiment la peine d’aller de l’avant avec cet événement-là si on risque d’avoir du trouble avec la Ville?”» dit-elle.

Quatre zones

Sur le territoire de la Ville de Québec, il y a quatre zones où les commerces à caractère érotiques sont permis. Ces quatre zones, appelées «C5» dans le jargon de la ville, ont été établies en 2008 et n’ont pas été modifiées depuis.

Les bars de danseuses se trouvent dans ces zones, certains salons de massage érotiques aussi. Mais plusieurs de ces salons sont aussi situés à l’extérieur de ces zones.

Comme les auditions XXX se déroulent dans le stationnement du bar et non à l’intérieur du Bar St-Josef, l’établissement pourrait toutefois être à l’abri d’une infraction. 

Dans le VR, les actrices pornos masturberont les gars qui se présenteront à l’audition et elles décideront ensuite si elles veulent faire une scène complète avec eux, avait précisé Mat Paré, le promoteur de la soirée pour Xtrem Productions et AD4X.

Les casting party d’AD4X ont suscité la controverse dans plusieurs villes de la province depuis quatre ans, plus récemment à Saguenay et à Sherbrooke. Ses organisateurs se sont défendus en affirmant que leur audition porno est légale et que les participants sont majeurs et consentent aux rapports sexuels. 

«Viol filmé»

La semaine dernière, le Collectif d’aide aux femmes exploitées sexuellement (CAFES) a dénoncé vivement la tenue de l’audition porno d’AD4X à Québec, estimant que ce genre d’événements participe activement à la banalisation de l’industrie du sexe. 

Dans une lettre envoyée mardi au Soleil, Viol-Secours, qui est le Centre d’aide et de lutte contre les agressions à caractère sexuel (CALACS) dans la capitale, et la Maison de Marthe, une ressource d’aide pour femmes en sortie de prostitution, ont dénoncé à leur tour l’audition XXX. 

«Soyons claires et lucides : 80 % des femmes souhaitent sortir de cette industrie qui les humilie et les torture. Rien de glamour! Les survivantes décrivent le milieu comme étant des viols filmés», écrivent les deux organismes.