La Capitale

Attaque informatique au cryptovirus: le STAC et le RTC mettent en place deux lignes téléphoniques

Le Service de transport adapté de la Capitale (STAC) a été touché par une attaque informatique au cryptovirus.

Pour cette raison, jusqu’à au moins lundi, seules les personnes qui ont besoin du transport STAC pour des raisons médicales, de travail ou d’études seront priorisées.

Ces personnes peuvent appeler au 418 687-2641 poste 0 ou au 418 627-2511 poste 1. Le service téléphonique est également disponible jusqu’à 21h.

Selon le président du Réseau de transport de la Capitale (RTC), Rémy Normand, le STAC répond normalement à 3000 clients par jour, mais en raison de l’attaque informatique au cryptovirus, seules 1500 personnes peuvent avoir accès au service en priorité et sur ces 1500 personnes, le STAC est capable pour l’instant de répondre à 60 % de cette clientèle. 

«On a détaché des personnes du RTC pour travailler au STAC et être capable de répondre au volume d’appels», a expliqué M. Normand qui espère que cette mesure permettra de répondre à 100 % des clients prioritaires. 

Le service informatique travaille aussi sur un formulaire de réservation qui sera sous peu en ligne sur le site du RTC.

L’attaque, qui sévit depuis lundi, ne touche pas les infrastructures informatiques du RTC, qui sont indépendantes de celles du STAC. En point de presse, le président du RTC a avoué que le système informatique du STAC est moins sécurisé que celui du RTC. Le système du STAC va d’ailleurs être transféré sur celui du RTC.

Le directeur général du RTC, Alain Mercier a confirmé aux médias une demande de rançon pour libérer le système informatique, mais le STAC ni le RTC n’a pas l’intention de payer. Aucune plainte n’a été déposée à la police pour l’instant la direction préférant se concentrer sur le rétablissement du système informatique.

Les clients du STAC ayant besoin du service de taxi ordinaire ou adapté peuvent aussi utiliser les deux numéros cités en haut. Les mêmes modalités tarifaires du STAC s’appliquent.

La Capitale

Raoul Hunter n'est plus (1926-2018)

Professeur d’arts, sculpteur et caricaturiste au Soleil durant plus de 30 ans, Raoul Hunter est décédé.

«J’ai le regret de vous informer que mon père est décédé ce 10 décembre à l’âge de 92 ans», nous a écrit Denis Hunter. «Il laisse une famille unie et de nombreuses œuvres d’art.»

«Raoul Hunter est né le 18 juin 1926 à Saint-Cyrille-de-Lessard dans le comté de L’Islet. À la suite de ses études supérieures à l’École des Beaux-Arts de Québec où il est diplômé en 1953, il part étudier pendant deux ans la sculpture et le dessin à Paris», raconte une notice biographique produite par Bibliothèque et archives nationales du Québec (BANQ). Il est ensuite revenu à la maison où Le Soleil l’a repêché.

La Capitale

Basse-Ville-Limoilou-Vanier: un expert implore les autorités d’agir sur la qualité de l’air

Un expert en santé communautaire et environnementale dénonce l’inertie des autorités politiques et de santé publique devant les données sanitaires inquiétantes pour le secteur Basse-Ville-Limoilou-Vanier, qui indiquent des écarts défavorables par rapport à d’autres secteurs de la ville de Québec. Il les implore d’agir sur les facteurs de risque environnementaux, pointant particulièrement les émissions polluantes provenant de l’incinérateur.

Slavko Sebez a travaillé plusieurs années à la Direction de la santé publique. Il a aussi représenté celle-ci au sein du comité de vigilance de l’incinérateur. Il dit avoir abandonné le milieu parce que las d’observer «des choses pas faites correctement en santé publique».

Le spécialiste, qui agit aujourd’hui à titre d’expert-conseil, a analysé le rapport de la Direction de santé publique sur Les inégalités sociales de santé dans Basse-Ville et Limoilou-Vanier, publié en mars 2018. Dans ce rapport, on constate que «les résultats illustrent avec évidence la vulnérabilité de ces deux territoires face à de grands déterminants ou à l’état de santé», et que l’ampleur des inégalités observées est «particulièrement préoccupante». 

Slavko Sebez souligne dans son analyse écrite qu’il a fait parvenir mardi au Soleil que le taux de mortalité par cancer de la trachée, des bronches et du poumon en Basse-Ville et dans Limoilou-Vanier est significativement plus élevé que dans le reste du Québec. Il remarque par exemple que le taux de mortalité par cancer du poumon est deux fois plus élevé dans Limoilou-Vanier qu’à Sainte-Foy-Sillery, et que cette tendance se maintient depuis déjà une dizaine d’années. 

M. Sebez constate également que les risques pour certaines maladies pouvant être associées à des facteurs de risque environnementaux sont plus importants dans ces secteurs du centre-ville. Les données sanitaires montrent en effet un excès de risque significatif pour les maladies cardiovasculaires, les maladies respiratoires et les cancers du poumon, observe-t-il.

L’expert note en outre un taux plus élevé qu’ailleurs d’hospitalisations pour des maladies respiratoires, y compris au cours de la première année de vie, de même qu’un taux de prévalence de l’asthme chez les 12 ans et plus nettement supérieur à la moyenne régionale. 

Qualité de l’air

Slavko Sebez rappelle du reste que les études épidémiologiques ont «clairement démontré que la pollution de l’air extérieur, aux niveaux actuellement rencontrés dans la ville de Québec, cause des effets aigus et chroniques sur la santé, incluant une mortalité prématurée et des hospitalisations excédentaires». Chaque année dans le secteur Basse-Ville-Limoilou-Vanier, on estime à une soixantaine le nombre de décès prématurés causés par la pollution atmosphérique, souligne-t-il. 

M. Sebez est formel: les problèmes de santé observés ne peuvent pas être attribués aux seuls facteurs sociaux-économiques. «Incontestablement, la qualité de l’air ambiant figure parmi les facteurs de risque environnementaux qui affectent la santé des personnes résidant» dans ces secteurs, insiste-t-il.

Le spécialiste ne comprend pas que le ministère de l’Environnement, dans un récent rapport portant sur des analyses d’échantillons d’air prélevés dans Limoilou entre 2010 et 2012, puisse avoir conclu que les concentrations de polluants étaient faibles et qu’elles n’influençaient pas de façon notable la qualité de l’air ambiant du secteur, alors que ce même ministère a remis au cours des dernières années plusieurs avis de non-conformité à la Ville de Québec concernant des dépassements des normes pour le mercure, l’arsenic et le monoxyde de carbone, entre autres. «Cette étude-là n’a pas été faite dans les règles de l’art», accuse-t-il.

«Pas de lien»

Au ministère de l’Environnement, on soutient qu’il n’y a «pas de lien direct entre les normes d’émission, qui sont mesurées aux cheminées de l’incinérateur, et les normes de qualité de l’atmosphère, qui sont mesurées dans le milieu récepteur». 

«Ainsi, il est possible de dépasser une norme d’émission et de respecter la norme de qualité de l’atmosphère associée au même contaminant. Dans le cas de l’incinérateur, les contaminants sont émis par de hautes cheminées et à une température élevée, ce qui favorise une bonne dispersion dans l’atmosphère. Par conséquent, même si des dépassements occasionnels de normes d’émission sont mesurés, l’impact dans le milieu récepteur demeure faible», nous dit-on.

Selon Slavko Sebez, il faut une «réelle prise de conscience politique et citoyenne» sur les données sanitaires de la Basse-Ville et de Limoilou-Vanier. Il déplore que les autorités concernées aient déjà été saisies de cette situation «très préoccupante» et qu’elles n’aient pas encore pris les mesures appropriées pour la corriger. 

«On ne peut pas juste se contenter de constater l’existence d’un problème. Outre l’obligation d’informer la population de l’état de santé général des individus, le Directeur de santé publique est responsable dans sa région d’identifier les situations susceptibles de mettre en danger la santé de la population et de voir à la mise en place des mesures nécessaires à sa protection», rappelle Slavko Sebez.

Affaires

Deux distinctions internationales pour Le Bonne Entente

L’excellence du Bonne Entente a été doublement reconnue lors des World Luxury Hotel Awards, qui se déroulaient à Bali, en Indonésie, lundi. L’institution hôtelière de Sainte-Foy s’est vu décerner les prix «Luxury Contemporary Hotel — Global» et «Luxury Spa Hotel — Amérique du Nord» pour la qualité de son offre.

Le gala des World Luxury Hotel Awards, un organisme internationalement reconnu, a permis au Bonne Entente de se distinguer parmi des hôteliers de partout dans le monde, lundi.

«Quelle fierté de se retrouver dans la même catégorie que des hôtels aussi prestigieux que des Four Seasons et des Ritz Carlton, et en plus, d’en sortir gagnant. C’est une belle reconnaissance pour les employés du BE qui travaillent très fort, mais aussi pour l’industrie hôtelière québécoise. On réussit et avec mention d’honneur à se faire une place à l’échelle mondiale», a commenté le directeur général et copropriétaire de l’hôtel, Alain April.

Situé à la même enseigne, le centre de santé Amerispa se réjouit pour sa part du titre de meilleur hôtel Spa en Amérique du Nord, tel que voté par plus de 300 000 voyeurs et acteurs de l’industrie.

«Nous sommes enchantés et très fiers de cette distinction. Le savoir-faire et le professionnalisme de nos thérapeutes ainsi que nos lieux complètement rénovés font de notre centre une destination de détente absolue», a estimé la directrice du marketing, Caroline Mandréa.

Autre distinctions

Il ne s’agit pas des premières reconnaissances obtenues par Le Bonne Entente depuis la création des World Luxury Hotel Awards, en 2006. L’hôtel aux cinq étoiles et quatre diamants a également remporté les prix du meilleur hôtel d’affaires en 2014 et de l’hôtel le plus romantique d’Amérique en 2015 et 2016. Quant au restaurant de l’hôtel, le MC Lounge, il a été sacré Luxury Hotel Restaurant, en 2016.

Depuis deux ans, Le Bonne Entente s’est en outre vu attribuer la prestigieuse note de quatre étoiles par le Forbes Travel Guide.

«Avec nos produits et nos services, nous faisons vivre une expérience unique à nos clients. Ils en ressortent plus riches, riches de souvenirs. C’est ça, le luxe, pour nous», a conclu Alain April.