L’idée de construire un mur anti-cru le long de la rivière Lorette refait surface.
L’idée de construire un mur anti-cru le long de la rivière Lorette refait surface.

Zones inondables: encore de l’espoir pour les riverains de la Lorette

Jean-François Néron
Jean-François Néron
Le Soleil
La Ville de Québec semble garder espoir d’en arriver à une entente avec le ministère de l’Environnement pour sortir de la zone inondable les 287 propriétés baignées par la Lorette en 2005 et 2013.

L’idée de construire un mur anti-cru le long de la rivière Lorette refait surface, a avancé, mercredi, Guy Laliberté, directeur de la division de la réalisation des projets d’État, du service de l’ingénierie, lors d’un comité plénier sur le budget 2021.

«On en est au niveau préliminaire. On va établir un concept pour vous le rendre public. Je ne peux vous dire aujourd’hui quelle voie on va retenir», dit-il en substance.

La Ville de Québec avait pourtant abandonné le projet en 2017 parce que les exigences gouvernementales faisaient passer le coût initial de 68,9 millions $ à une somme oscillant entre 80 et 100 millions $, sans garanti que les résidences et commerces touchés par les inondations seraient exclus de la zone inondable.

À l’époque, le maire considérait les demandes du ministère disproportionnées, sans rien obtenir en retour. Il avait alors mentionné que les 45 millions$ investis seraient suffisants pour protéger les citoyens de la Lorette comme tous les citoyens du Québec. 

Or, la Ville a inscrit un budget supplémentaire de 34,8 millions$ dans son plan d’investissements quinquennal (PIQ) 2021-2026 pour réaliser «des travaux de construction de murs anti-crue en rive et l’ajout de certains aménagements en rivière afin de consolider les travaux temporaires d’urgence mis en place en 2013».

«On se donne des enveloppes, mais il n’y a pas d’entente avec le ministère de l’Environnement, avertit M. Laliberté, avant d’ajouter : On est condamné a s’entendre.»

Le directeur général de la Ville, Luc Monty, réaffirme que les discussions ont repris l’an dernier avec le ministère de l’Environnement pour régler le désaccord. Les parties ont convenu de certaines modalités de construction des ouvrages, qui doivent recevoir l’approbation du gouvernement. «On est rendu au cours de la prochaine année à finaliser notre entente sur les mesures qui restent à mettre en oeuvre».

Sortir les habitations de la zone inondable a pour avantage de donner de la valeur aux propriétés et de diminuer les coûts d’assurances.