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Ébranlé par le féminicide de Nathalie Piché cette semaine à Limoilou, le maire de Québec, Régis Labeaume (arrière-plan), a indiqué jeudi en marge d’un point de presse que la conseillère municipale Geneviève Hamelin (premier plan) travaillait depuis près d’un an sur un projet concernant la violence faite aux femmes.
Ébranlé par le féminicide de Nathalie Piché cette semaine à Limoilou, le maire de Québec, Régis Labeaume (arrière-plan), a indiqué jeudi en marge d’un point de presse que la conseillère municipale Geneviève Hamelin (premier plan) travaillait depuis près d’un an sur un projet concernant la violence faite aux femmes.

Violence envers les femmes: la Ville de Québec planche sur un projet unique dans la province

Marc Allard
Marc Allard
Le Soleil
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La Ville de Québec planche sur un projet unique dans la province qui permettrait aux femmes victimes de violence de recevoir sous un même toit l’aide des policiers et d’une équipe qui leur offrirait plusieurs services de soutien à travers cette épreuve.

Ébranlé par le féminicide de Nathalie Piché cette semaine à Limoilou, le maire de Québec, Régis Labeaume, a indiqué jeudi en marge d’un point de presse que la conseillère municipale Geneviève Hamelin travaillait depuis près d’un an sur un projet concernant la violence faite aux femmes.

«Même si le service de police fait tout ce qu’il peut, et je trouve qu’ils travaillent bien, on voudrait aller plus loin dans l’accueil de ces femmes-là et faire en sorte que ce soit en plus humanisé comme démarche», a dit le maire Labeaume.

Le maire Labeaume croit que ce projet encouragerait plus de femmes victimes de violence à porter plainte à la police. Il s’est dit conscient que le processus de plainte et le cheminement judiciaires sont éprouvants pour ces femmes.

Des organismes d’aide aux femmes victimes de violence ont souvent souligné à quel point les questions des policiers, qui tentent d’amasser des preuves contre le suspect, peuvent perturber les victimes.

«Le problème de tout ça, c’est l’aspect légal des choses, a dit le maire Labeame. Une femme qui est victime de violence, c’est très difficile de faire la preuve. C’est surtout très humiliant», a-t-il dit.

M. Labeaume a indiqué qu’il rencontrerait la semaine prochaine le ministre délégué à la Santé et aux Services sociaux, Lionel Carmant, avec lequel il discuterait de ce «projet très novateur».

Le maire de Québec a indiqué que la Ville avait aussi fait des démarches auprès de la ministre de la Sécurité publique, Geneviève Guilbault. «C’est un projet intéressant, le gouvernement regarde le tout actuellement», indique au Soleil le cabinet de la ministre Guilbault.

Réagissant au meurtre de Nathalie Piché, Régis Labeaume s’est montré ébranlé par ce 13e féminicide de l’année au Québec. «Ça n’a plus aucun bon sens, a-t-il dit. Ça me bouleverse. Je me dis toujours que les gars vont mal; il y a quelque chose qui ne va pas bien dans la psychologie masculine».

Il espère que la Ville pourra contribuer à freiner les féminicides avec cette initiative d’accueil multiservices pour les femmes victimes de violence. «On travaille ce projet-là avec Geneviève [Hamelin], a-t-il dit. J’espère que ça va marcher. Ce serait une première au Québec».