L'hôtel de ville de Québec
L'hôtel de ville de Québec

Ville de Québec: plus de 12 ans pour régler un grief syndical

C’est fou comme la conclusion d’une entente entre la Ville de Québec et ses syndicats peut prendre du temps. Un exemple : il a fallu plus de 12 ans à la mairie et à l’Alliance des professionnels pour régler un grief évalué à 100 000 $.

Voici comment on a résumé le dossier dans un document récemment remis aux élus municipaux : «Le 29 novembre 2007, l’Alliance des professionnels et des professionnelles de la Ville de Québec déposait le grief 0028-2007 dans lequel elle réclamait l’inclusion des sous-facteurs d’encadrement hiérarchique ou fonctionnel dans le plan d’évaluation, et ce, comme le prévoyait la lettre d’entente no 1 de la convention collective.»

Ceci mérite une traduction ! David O’Brien, chef d’équipe aux communications, est bilingue; il maîtrise à la fois la langue administrative et le français. Donc : «Durant la période visée par le litige (27 mai 2007 au 1er décembre 2009), certains professionnels exerçaient des tâches qui auraient dû être réalisées par des gestionnaires.» 

Fin 2009, tout le monde a convenu qu’il fallait clarifier les rôles de chacun et ajuster la rémunération des salariés au besoin.

Il semble cependant que ce dossier n’était pas prioritaire. «Les discussions ont été entreprises à compter de 2013 et une entente est intervenue au printemps 2020», lit-on dans un document municipal.

Les belligérants ne s’entendaient pas sur un point, semble-t-il. Fallait-il accepter que des syndiqués exercent officiellement et définitivement des tâches «hiérarchiques», des tâches de cadres, et les payer en conséquence. La mairie ne voulait pas ajuster la «valeur» des postes, ce qui les auraient fait grimper dans la classification salariale.

L’administration municipale a donc reconnu que du 27 mai 2007 au 1er décembre 2009, des syndiqués ont «réalisé des actions d’autorité hiérarchique». Mais ne veut pas inclure définitivement ces tâches dans la liste de ce qui est attendu de ces employés.

Pour clore le dossier, la Ville accepte de décaisser environ 100 000 $ pour les compenser pour le litige de 2007. Cette entente a été entérinée par les élus. «La Ville estime qu’une soixantaine de personnes sont touchées», note M. O’Brien.